06 mars 2010
L'île Noire
Un "continent" de déchets plastiques a été découvert dans l'Atlantique nord
Des bouchons de bouteille, des cartouches vides, des morceaux de cagettes, des filets, et une myriade de minuscules fragments de plastique : telle est la moisson récoltée dans l'océan Atlantique nord par les scientifiques de la Sea Education Association (SEA). Les océanographes employés par cette organisation non gouvernementale américaine, spécialisée dans la formation des étudiants, ont dévoilé, fin février, lors d'un congrès à Portland (Oregon), l'existence d'un vaste "continent" de déchets plastiques dans l'Atlantique, comparable au "Great Eastern Pacific Garbage Patch" - la "poubelle de l'est du Pacifique" - découvert en 1997.
L'accumulation de déchets, comme dans le Pacifique, occuperait une surface équivalant à la taille du Texas. Elle se situe à plus de 500 milles nautiques (926 km) des côtes, et son centre se trouve à la latitude d'Atlanta. Les déchets aboutissent à cet endroit car il s'agit d'une zone de hautes pressions, où les vents sont faibles et où les courants s'enroulent dans le sens des aiguilles d'une montre : c'est ce qu'on appelle une gyre. "Les courants y aboutissent, et les objets qu'ils charrient ne s'en échappent jamais", explique Giora Proskurowski, océanographe à la SEA, principal auteur des recherches.
Les déchets collectés sont rarement entiers. La majorité d'entre eux, fragmentés par le séjour dans l'eau, mesurent moins de un centimètre et pèsent moins de 15 grammes. "L'image du "continent" est excellente pour sensibiliser le grand public, mais ne rend pas bien compte de la réalité, explique M. Proskurowski. Il s'agit d'une multitude de fragments, difficiles à voir de loin. Mais quand on puise dans l'eau, on remonte une quantité impressionnante de plastique."
La SEA a effectué 6 100 prélèvements depuis 1986, lors de campagnes annuelles en mer où des étudiants sont embarqués. Au total, 64 000 fragments ont été collectés.
La densité moyenne de plastique dans la zone explorée est de 200 000 fragments par kilomètre carré (contre 300 000 dans la gyre du Pacifique). La plupart du temps, il s'agit de plastiques courants (polyéthylène, polypropylène, mousse polystyrène).
Les débris sont présents jusqu'à au moins 10 mètres de profondeur. Ils proviennent des navires et des continents riverains de l'Atlantique, transportés par le vent et les fleuves vers la mer. D'autres types de plastiques, plus denses, pourraient se trouver au fond de l'océan.
Les principales victimes de cette pollution sont les animaux marins. Les mammifères, tortues ou oiseaux peuvent être piégés par les sacs et les filets, ou avaler des fragments qui obstruent leur système digestif. Ces effets néfastes ont été démontrés sur 260 espèces. De plus, les débris fonctionnent comme des éponges, qui accumulent les polluants organiques persistants. Ils sont ingérés par la faune marine, et pourraient, par ce biais, être véhiculés jusqu'à l'homme.
Il n'est pas possible de nettoyer l'océan. "Autant essayer de passer le Sahara au tamis", ironise Charles Moore, le navigateur et chercheur qui a découvert l'accumulation de déchets dans la gyre du Pacifique. Et le plastique est très résistant. Aucun micro-organisme n'est capable de le dégrader complètement. Même transformé en poudre, tout le plastique produit depuis que l'homme le fabrique est présent dans l'environnement.
Selon les chercheurs, la seule solution pour réduire sa présence dans l'océan est donc de ne pas le jeter dans l'environnement, et d'opter pour des matériaux alternatifs biodégradables.
Les scientifiques de la SEA tenteront cet été de déterminer la limite orientale de la "poubelle" de l'Atlantique. "Plus nous accumulons de données sur cette pollution, plus la prise de conscience sera importante", affirme M. Proskurowski. En plus de celles de l'Atlantique et du Pacifique, trois autres gyres sont susceptibles de contenir des quantités comparables de déchets : dans l'Atlantique et le Pacifique sud, et dans l'océan Indien.
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03 mars 2010
No pasaran !
Aaah ! Notre ami Barroso, si on ne l'avait pas nous l'aurions inventé !
Hier, mardi 2 Mars, la Commission européenne a autorisé la commercialisation de plusieurs organismes génétiquement modifiés. Ou, si vous préférés, d'OGM.
Il y a bien entendu du Monsanto là-dessous...
La multinationale revient à la charge après plusieurs mois de silence, probablement stratégique. Faire le dos rond en attendant que la crise passe ! Souvenez-vous, en 2009, notre ami Barroso (encore lui !) avait proposé de lever la clause de sauvegarde qu'avaient mise en place l'Autrice et la Hongrie contre la culture du MON 810. Tollé général. La France, tout comme cinq autres pays européens (dont l'Allemagne) avait prononcé l'interdiction de la culture du maïs MON 810 sur leur sol. Pendant que Barroso reculait, Monsanto fulminait.
Ce 2 Mars, donc, la Commission européenne a donné son feu vert pour la commercialisation d'une pomme de terre transgénique. Amflora (c'est son nom) a été génétiquement modifiée pour augmenter la proportion de son amidon (amylopectine) afin de satisfaire l'industrie du papier. En outre, Amflora contiendrait un gène de résistance à certains antibiotiques.
Autrement dit, certains scientifiques ont joué les apprentis sorciers à des fins purement commerciales.
Sauf que... la pomme de terre dont la production vient d'être autorisée sera introduite dans l'alimentation animale. Et que ces animaux seront consommés par l'homme.
Pas de panique ! nous dit-on. L'ASEA (Agence Européenne de Sécurité des Aliments) sur laquelle, rappelons-le, la Commission se repose, considère qu'Amflora ne présente aucun danger pour l'homme. L'ASEA est-elle fiable ? Le doute est permis si l'on sait que Suzy Renckens, coordonatrice scientifique du groupe d'experts sur les OGM au sein de l'ASEA a elle-même travaillé en 2008 pour Syngenta, qui produit des OGM et qui espère que son maïs OGM sera prochainement commercialisé !
Alors, que se passe-t-il Monsieur Barroso ?
"Le président Barroso n'a aucune intention d'imposer la culture des OGM", affirmait lundi soir à l'AFP sa porte-parole, Pia Ahrenkilde Hansen. José Barroso sent que cela sera difficile. Et renvoit la patate chaude aux gouvernements concernés en leur demandant de prendre "leurs responsabilités". Car l'homme est tenace. Plus de 40 millions par an (le bénéfice que rapporterait Amflora) sont en jeu . L'environnement n'a et ne sera jamais sa priorité ; les générations à venir, il ne les verra pas grandir !
Pour l'heure, l'Italie et l'Autricje sont les seules à s'être fermement opposées à la commercialisation d'Amflora. La France, par la voix de ses Ministres Borloo et Le Maire, a annoncé la saisine du Haut Conseil des biotechnologies (HCB) dont l'avis conditionnera sa décision finale.
Citoyens, ne baissons pas la garde !
Amitiés démocrates,

Vice-Présidente du MoDem 42
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22 février 2010
Vermine italienne
Lu sur www.agirpourlaplanete.com :
A 150€ la tonne pour faire disparaître des déchets toxiques, pas étonnant que la société Agridecco, basée en Toscane, était très concurentielle. Ce prix a bien évidemment attiré comme des aimants une vingtaine de grandes entreprises qui n'ont pas cherché à comprendre où étaient rejetés ces déchets....
Tout commence le 26 juin 2008 avec la mort d'un ouvrier roumain travaillant pour Agrideco, il meurt en manipulant une bouteille de gaz. Un incendie se déclenche qui durera plus d'une semaine. Une enqûete est ouverte pour savoir la nature des déchets manipulés par les ouvriers. SURPRISE, les déchets sont toxiques et mieux encore l'entreprise ne dispose d'AUCUNE autorisation pour les manipuler.
Il y a quelques jours, les gendarmes italiens ont procédé à six arrestations (il étant temps....). Neuf autres personnes ont été assignées à résidence et 46 font l'objet d'une enquête pour faux, usage de faux et association de malfaiteurs. Agrideco aurait écoulé plus d'un million de tonnes de déchets industriels contaminés contenant du mercure, des bonbonnes de gaz et de la terre polluée par des carburants dans de banales décharges en Toscane, en Emilie Romagne et dans le Trentin.
Ni vu ni connu... j'embrouille les autorités grâce à de faux certificats.
Bien évidemment les dirigeants arrêtés nient avoir eu connaissance du trafic. Une affaire qui vient compléter la longue liste des enquêtes constatées dans ce domaine en Italie.
Mais où vont les ordures ?
On retrouve ces ordures dans les carrières, les champs ou finissent mélangées au ciment ou à la terre servant pour les routes, toutes ces ordures représenteraient une montagne de 3100 mêtres de haut sur une base de 3 hectares.
Le chiffre d'affaires de ce trafic géré par la Mafia, atteindrait tout de même 7 milliards d'euros, de quoi passer d'agréable vacances pour le parrain..au soleil! pourvu que se soit derrière des barreaux.....
Aujourd'hui toute l'Italie est contaminée, le drame écologique de l'Europe de ce nouveau Siècle. Ce phénomène devient un véritable débat de société et on en arrive même à produire des documentaires pour faire réagir l'opinion publique.
Guillaume Woittequand.
Traduction des dialogues italiens en français :
- Plus de 2000 moutons morts, qui tombent par terre, depuis trois quatre jours ils finissent de manger, puis ils sont abattus, et pendant 6 à 7 jours ils agonisent...C'est ce qui arrivera à l'humanité....
- Un autre agneau est mort ?
- C'est à cause du lait, il est rempli de dioxyne.
- Le gouvernement nous a déjà bloqué nous, maintenant nous devons bloquer tout le troupeau, parce que les moutons mangent de la salade, du fenouil, ils mangent tout ce que nous mangeons, c'est comme ça qu'ils avalent de la dioxyne, tout est pollué.
Les images parlent d'elles mêmes.
- Toutes ces choses sont nocives, elles proviennents des fonderies...un mixte de plusieurs industries. Ils les ont enterrés sous les usines. Tout est caché, ils ont fait des trous et les ont enterrés. De ce fait nous mourrons ici à Accera. La protection civile est venue et qu'est ce qu'elle a fait ? Ils les ont supprimés ? La nuit , la mafia vient enterrer des déchets.
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18 février 2010
Abeilles en danger
Les apiculteurs se battent sur plusieurs fronts
Publié le mercredi 17 février 2010 sur www.lafranceagricole.fr
Un nouvel insecticide de la famille des neonicotinoïdes, Proteus, est dans le collimateur de l'Union nationale de l'apiculture française, a-t-elle affirmé, mercredi, lors d'une conférence de presse. Elle réclame également la mise en place d'une lutte collective contre le frelon asiatique qui poursuit sa progression dans l'Hexagone.
Homologué en septembre dernier, Proteus est un insecticide neurotoxique systémique, utilisable en pulvérisation sur céréales, pommes de terre, et betteraves, mais c'est l'usage sur le colza, permis jusqu'à la veille de la floraison, qui inquiète les apiculteurs.
« Si le colza ne peut plus être butiné, c'est la disparition programmée des abeilles en zones de grandes cultures », a alerté Henri Clément, président de l'Unaf. Le miel de colza représente 15 à 20% de la production française et « assure la survie » des exploitations apicoles en zones de grandes cultures.
Par ailleurs, pour la troisième année consécutive, l'UNAF a déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre le Cruiser, qui a obtenu en décembre dernier une nouvelle homologation pour un an (au lieu de 10 normalement).
Ces autorisations annuelles conduisent à la multiplication des actions en justice, chaque autorisation étant autonome, a regretté Maïtre Fau, avocat de l'Unaf. De plus, elles ont généralement expiré au moment où le Conseil d'Etat doit statuer. »
Evoquant la question des OGM, l'Unaf a également exprimé ses craintes sur la toxicité potentielle vis à vis des abeilles, des plantes transgéniques produisant la toxine Bt. « Cet insecticide synthétisé par la plante est disponible dans l'ensemble des tissus tout au long de la vie de la plante », a souligné Olivier Belval, apiculteur et membre du bureau de l'Unaf.
Recommandant une extrême prudence vis à vis des plantes génétiquement modifiées, l'Unaf demande également que les plantes issues de la mutagénèse soient soumises au même règlement que les plantes OGM.
La progression du frelon asiatique constitue un autre sujet de préoccupation pour les agriculteurs. Véritable fléau pour les abeilles et la biodiversité, l'insecte pose également des problèmes de santé publique. Plusieurs décès ont déjà été signalés dans le Sud Ouest, pour cause d'empoisonnement, et non pas d'allergie, a souligné Richard Legrand, en charge du dossier à l'Unaf. Son caractère défensif affirmé le rend particulièrement agressif et dangereux à proximité de son nid.
Identifié pour la première fois en 2005 dans le Lot et Garonne, le frelon a gagné aujourd'hui 27 départements, dont trois foyers isolés de sa zone d'origine (région de Saint Malo, Bourgogne et Ile de France).
Les apiculteurs demandent qu'une lutte collective soit mise en place pour stopper la progression de l'insecte, puis tenter de l'éradiquer. L'U8naf estime que le gouvernement, trop longtemps passif, doit organiser la lutte pour la rendre plus efficace, notamment en organisant des piégeages massifs de femelles fondatrices au printemps.
B.L.
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31 janvier 2010
Elle ne fait pas le printemps
Phase de déclin pour les hirondelles en Auvergne
www.leprogres.fr - 31.01.2010
Le « Réseau régional hirondelles » de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) Auvergne a pu présenter un état des lieux de la présence des hirondelles rustiques et de fenêtre dans la région, grâce à la participation active d'environ cent soixante bénévoles.
Hirondelle rustique
106 sites ont été suivis en 2008 et 2009. Ils abritaient 402 l'an passé (contre 411 en 2008), soit une de - 2,2 %. Après - 11,3 % entre 2007 et 2008, ces oiseaux restent dans une phase de déclin modéré.
Les printemps pluvieux et frais des dernières années ont été défavorables, notamment celui de 2008 qui a vu les plus mauvais résultats. C'est sans doute une des origines du déclin qui se révèle depuis deux ans. Par contre, 2009 enregistre la meilleure reproduction depuis l'existence du réseau (2002). 160 couples ont été suivis par une quarantaine de personnes. Ils ont produit 299 nichées et 1 201 jeunes à l'envol. Cela donne donc des moyennes de 4,01 jeunes envolés par nichée, ou 7,5 jeunes envolés par couple.
Hirondelle de fenêtre
Entre 2008 et 2009, 70 sites ont été suivis pour cette espèce. Ils hébergeaient 1 490 couples en 2009 (1 616 en 2008), soit une baisse de - 7,7 %.
Après quatre années consécutives de hausse, cette hirondelle connaît donc, elle aussi, un déclin. Qu'il faut modérer puisqu'il prend en compte deux sites importants où la population nicheuse est passée de presque 300 couples en 2008… à 86 en 2009.
> NOTE
La LPO Auvergne reste à la recherche de toute personne (ayant des hirondelles chez elle ou à proximité) pouvant participer au comptage.
Tel. 04 73 36 39 79
(de 14 à 18 heures).
E-mail : auvergne@lpo.fr.
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26 janvier 2010
A tous vents ?
De futures éoliennes pour le département
www.leprogres.fr le 25.01.2010
L'ensemble du schéma éolien est consultable sur le net. Et chacun peut y apporter sa contribution. À l'heure actuelle, aucune éolienne n'est installée dans la Loire, mais des projets pourraient voir le jour.
En 2007, l'Union européenne s'est engagée à produire d'ici 2020 au moins 20 % d'électricité à partir d'énergies renouvelables, afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre.
L'éolien fait partie de ce programme, et la France vise, d'ici 10 ans, une capacité installée de 25 000 MW d'éolien terrestre, soit l'équivalent de quinze réacteurs nucléaires de nouvelle génération.
Dans ce contexte, la Loire vient d'élaborer un projet de schéma départemental éolien, qui vient d'être présenté aux collectivités locales, élus et associations concernées. Ce document de travail est désormais disponible à la consultation sur internet (1), et chacun peut y apporter sa remarque, ou sa contribution. Car il s'agit bien d'un document de travail, mais en aucun cas d'un document opposable.
C'est un outil qui définit des zones géographiques sur lesquelles implanter des éoliennes serait techniquement possible. Les communes ou communautés de communes désirant installer des éoliennes sur leur territoire pourront donc utiliser ce schéma pour demander la constitution d'une ZDE, zone de développement éolien. Pour réaliser ce schéma départemental, les services de la Direction départementale des territoires de la Loire (ex-DDE) ont travaillé sur des cartes de la Loire.
La première est celle des gisements de vent. Sont donc prises en compte les zones où la vitesse du vent est supérieure à 4 mètres/seconde : ce sont avant tous les zones de montagne.
Autre élément important, le transport de l'électricité aux postes de transformation, ceux-ci devant se trouver à une distance raisonnable. Entrent aussi en jeu toutes les données concernant le patrimoine architectural, les problèmes paysagers, et tout ce qui concerne la biodiversité : avifaune, chiroptères (chauves-souris), avec en particulier des études menées sur les couloirs de migration en partenariat avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux). Enfin, une synthèse générale de l'ensemble de ces contraintes et problématiques a été réalisée.
Ce document reste ouvert à la consultation jusqu'au 15 mars. À l'issue, explique Philippe Estingoy, directeur départemental des territoires, un bilan sera établi, intégrant les contributions du public.
Contrairement à des départements voisins (l'Ardèche par exemple), le département de la Loire ne compte pour l'instant aucune éolienne. Mais plusieurs réflexions ont été engagées, portées pour trois d'entre elles par des communautés de communes (Monts de la Madeleine, le Tracol dans le Pilat et Gumières dans les Monts du Forez), et celui de Salvaris (Saint-Étienne Métropole).
Christine Colomb
> (1) www.consultation-schema-eolien-loire.fr)
Monts du Pilat : réunion publique le 4 février
La communauté de communes des Monts du Pilat a engagé une réflexion sur le développement d'une zone éolienne sur son territoire. Afin de prendre connaissance de l'étude en cours, d'échanger sur l'énergie éolienne, et de découvrir la zone de développement éolien potentiel, une réunion publique est organisée le jeudi 4 février, à 19 heures, à la salle polyvalente de Jonzieux. Plusieurs points seront traités et présentés sous forme de diaporama. Le cabinet d'études et les élus pourront répondre aux questions.
Jusqu'à trente-cinq éoliennes dans les monts de la Madeleine ?
www.leprogres.fr le 25.01.2010
Le projet éolien des monts de la Madeleine mûrit doucement. Les trois communautés de communes qui ont lancé ce projet attendent que le préfet prenne position sur la création d'une zone de développement de l'éolien (ZDE). Lancé en 2007, ce projet éolien a été légèrement modifié et passe d'une production de 80 à 70 mégawatts. Les éoliennes produisant une puissance moyenne de 2 mégawatts, cela signifie qu'un maximum de 35 éoliennes pourraient voir le jour sur les communes de Saint-Bonnet-des-Quarts, St-Pierre-Laval, St-Rirand et Les Noës, la commune de Chausseterre ayant a priori été écartée en raison de sa proximité avec le parc naturel régional du Livradois-Forez. Des mesures prises pour atténuer une partie des réticences de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, qui avait donné un avis défavorable au projet le 2 juin. Lors d'un deuxième passage, un avis favorable a été obtenu. Reste à attendre la position du préfet. À quelques kilomètres, un autre projet éolien a déjà obtenu le feu vert préfectoral, côté Allier, pour 8 éoliennes sur La Prugne, Ferrières-sur-Sichon et Saint-Clément, qui produiront une puissance maximale de 20 mégawatts. Les travaux devraient débuter au printemps, conduits par Enel Erelis, qui investit 25 millions d'euros.
Loire: vents de discorde sur l’éolien
21/01/2010 16:27 (Par Henri COLOMB) sur www.enviscope.com
Alors que la France avec ses milliers de kilomètres de côtes et ses nombreuses crêtes de montagne possède le deuxième gisement de vent en Europe, cette énergie est encore peu développée dans l’hexagone, qui présente un important retard sur nos voisins allemands, espagnols ou danois.
Mais les choses devraient changer très vite, car l’objectif officiel de la France est de produire à l’horizon 2020 23 % de son électricité grâce aux énergies renouvelables. Seul l’éolien, qui fournit aujourd’hui seulement 1% de notre électricité, mais qui devrait passer à 10% d’ici 2020, pourrait permettre une telle mutation dans un temps aussi court.
Contribution au service public de l'électricité
Qu’en est-il dans la Loire, où le préfet vient de lancer un projet de shéma éolien départemental, première démarche de ce type en Rhône-Alpes ? L’intérêt des investisseurs éoliens pour le Massif Central est récent : il date de la circulaire du 19 juin 2006 fixant de nouvelles règles de rachat de l’électricité produite par le vent: désormais, les dix premières années de fonctionnement, existe une obligation de rachat par Edf, au tarif de 82 euros les 1000 kilowattheure. Edf ne paye pas de sa poche ce surcoût de l’électricité éolienne, mais grâce à la CSPE , la « contribution au service public de l’électricité » qu’elle collecte sur la facture de tous ses clients. En 2006 la CSPE a été étendue à l’éolien, et l’ensemble des consommateurs payent désormais pour le développement de cette énergie. Au bout de dix ans, si l’éolienne a beaucoup produit (en bord de mer par exemple) , le prix de rachat est revu à la baisse pour les cinq années suivantes. Si au contraire l’installation a peu produit, le prix de rachat maximum est maintenu. Ce mécanisme a eu pour effet de rendre rentables des projets qui l’étaient moins auparavant, et on a vu d’un coup les projets d’éoliennes se multiplier dans le Massif Central, où il y aurait aujourd’hui, selon les sources, entre 500 et 1000 !
La Loire moins ventée que la moyenne des départements
Le département de la Loire est plutôt moins venté que la moyenne: pour être rentable une grande éolienne doit tourner au moins 2500 heures par an en équivalent pleine puissance. Or le potentiel moyen de la Loire serait de seulement 2000 heures/an. En outre la Loire est un département peuplé. Or on n’installe pas d’éolienne à moins de 500 m d’une habitation. Du coup, paradoxe, la partie la plus ventée du département, au Sud des Monts du Forez (secteur d’Usson-en-Forez) , trop mitée par l’habitat, ne peut accueillir aucune machine. Il faut donc chercher sur les crêtes moins peuplées de possibles lieux d’implantation : Monts de la Madeleine, Monts du Forez, Pilat…(lire ci-dessous). Par ailleurs les grandes éoliennes produisent beaucoup d’électricité qu’il faut évacuer vers le réseau via des « postes-sources » 63 000 volts, situés par définition loin des montagnes et plutôt près des villes. D’où l’obligation, couteuse, de tirer des lignes haute tension enterrées pour relier les éoliennes à ces postes.
Zones de développement éolien
Enfin depuis juin 2006 , pour éviter l’anarchie des projets, la réglementation prévoit que les grandes éoliennes ne peuvent être installées que dans une « zone de développement éolien » (ZDE) proposée exclusivement par une collectivité, commune ou groupement de communes, après étude et feu vert du préfet. Sont exclues d’implantation : les zones habitées (pas de maison à moins de 500 mètres des machines) , les zones protégées (zones Natura 2000, réserves, ZNIEFF, parcs nationaux – mais pas les parcs régionaux - , zones aéronautiques, zones militaires, relais hertziens, zones à contraintes de protection civile…, et enfin les zones où l’impact paysager serait trop fort: monuments, sites remarquables ou historiques…
L’étude ZDE, essentiellement cartographique , est assez légère et assez peu couteuse : de l’ordre de 15 000 euros. Il n’en est pas de même pour l’étude préalable au permis de construire qui suit , qui elle peut durer plusieurs années et couter jusqu’ 300 ou 400 000 euros : on y passe au crible le vent, la faune, la flore, l’hydrologie, et tous les impacts possibles des éoliennes sur l’environnement. Une fois tous ces obstacles franchi, restera à régler le problème peut-être encore plus important que la technique et la complexité des procédures: celui de l’acceptation par la population de machines, qui , quoi qu’on en disent, restent des éléments industriels posés dans un paysage naturel. L’éolien est toujours un choix difficile, voire dangereux, pour les élus, car potentiellement porteur de polémiques et de conflits. La manière dont est porté et accompagné un projet éolien est sans doute la clé de sa réussite. Avec une idée qui commence à faire son chemin dans la réflexion sur cette forme d’énergie : pourquoi ne pas faciliter l’investissement des citoyens dans l’éolien et leur permettre de bénéficier ainsi d’une partie des retombées, ce qui pourrait sans doute beaucoup améliorer l’acceptabilité des projets ? Sans jamais perdre de vue toutefois que la meilleure énergie du monde n’est pas celle que l’on produit, mais celle que l’on économise…
Puissance et rentabilité d’une éolienne : une formule simple
Le rendement d’ une éolienne s’exprime par la simple formule : 1/2D X V3 , D étant le diamètre du rotor de la machine et V3 la vitesse du vent au cube. Si le diamètre de la machine est facile à connaître, il n’en est pas de même de la vitesse du vent, qui est par nature un phénomène naturel souvent très aléatoire. Or, à cause de cette formule intangible, une erreur de 2 sur la vitesse du vent se traduit immédiatement par une erreur de 8 sur le rendement de l’éolienne! De quoi bouleverser toute l’économie finale d’un projet. D’où la nécessité de longues études préalables pour bien s’assurer de la qualité du gisement de vent.
Cela passe d’abord par l’installation d’un mât de mesure pour faire des relevés de vent pendant au moins une année, puis par la corrélation de ces résultats avec les données des stations météos les plus proches, pour réduire le plus possible le risque d’erreur. Toujours en application de la même formule, plus une éolienne est grande, plus elle est puissante. Par ailleurs plus elle est grande, plus elle tourne lentement, et donc plus elle est silencieuse. Revers de la médaille : elle est aussi plus visible. Le standard d’aujourd’hui pour les parcs éoliens terrestres est à des machines d’environ 2 mégawatt (2 MW ) de puissance pour 100 à 130 mètres de haut. Par comparaison, un seul réacteur nucléaire – il y en a généralement deux ou quatre dans une centrale – a une puissance de 900 à 1300 MW!
Ce que ça rapporte: 300 000 euros par an
pour un investissement de 2 millions
L’investissement pour une éolienne standard de 2 MW est d’environ 2 millions d’euros, auxquels il faut rajouter les autres frais du projet: location du terrain, entretien des machines, taxes et impots… Le tout est amortissable en une dizaine d’années. Cette même éolienne de 2 MW tournant 2000 h par an en équivalent pleine puissance réalisera un chiffre d’affaire annuel supérieur à 300 000 euros, grâce au tarif bonifié de rachat de l’électricité. La durée de vie d’une telle machine étant de vingt à trente ans , on comprend mieux la forte rentabilité de l’opération pour les investisseurs, si les études préalables sont bien faites. Et les chiffres qui circulent sous le manteau aiguisent les appétits : pour un euro investi, un parc éolien en rapporterait entre 6 et 7 ; et un parc éolien de 50 MW rapporterait à une collectivité jusqu’à 400 000 euros par an de taxe professionnelle, mais bien plus encore en dividendes si la collectivité a investi elle-même dans le projet. Quant à la simple location d’une parcelle privée à un opérateur pour implanter un mat de mesure , elle rapporterait au propriétaire entre 2500 et 5000 euros par an !
Les métiers de l’éolien :
La filière éolienne s’articule aujourd’hui autour de trois métiers :
- Les développeurs : ce sont les sociétés qui prospectent le terrain et réalisent les études de ZDE et de permis de construire. Une fois ces études achevées et les autorisations obtenues, elles peuvent soit construire elles-même le parc, soit revendre le permis de construire « clé en main » à des investisseurs.
- Les investisseurs : à partir d’un projet de parc éolien finalisé, ils font l’investissement en travaux et machines. Parmi eux figurent Edf (via sa filiale Edf Energies Nouvelles) , mais aussi Gdf-Suez, ainsi que de grandes sociétés d’électricité étrangères (Portugal, Espagne, Italie, Allemagne…) qui implantent des éoliennes en France.
- Les exploitants : ils exploitent les parcs éoliens, les entretiennent et se chargent de revendre le courant électrique.
Ces trois métiers peuvent se combiner et être exercés par la même société d’un bout à l’autre du projet, ou bien être exercés sur un même projet par des acteurs différents.
Petit éolien: très aléatoire et sans soutien
On appelle « petit éolien » l’éolien installé chez les particuliers pour l’autoconsommation (chauffage, eau chaude, charge de batteries…) ou pour revendre un peu d’électricité au réseau. En dessous de 12 m de hauteur, un permis de construire n’est pas nécessaire pour installer une éolienne et une simple déclaration de travaux suffit. Au dessus, il faut un permis de construire et pour espérer vendre de l’électricité à Edf, suivre obligatoirement la procédure de ZDE, très complexe pour un particulier. Le coût du petit éolien est plutôt élevé, ses contraintes de maintenance importantes (beaucoup plus que pour le solaire) , l’hostilité du voisinage fréquente (bruit, esthétique…), et le retour d’investissement pas évident. Il faut savoir aussi que la même éolienne posée à deux endroit différents de la même commune peut donner des performances très différentes. De plus, la fiabilité du matériel n’est pas toujours au rendez-vous, certains fabricants surfant sur la mode des énergies vertes pour vendre aux particuliers des machines qui ne dureront pas toujours la quinzaine d’années indispensables pour espérer la rentabilité. Bref, sans soutien public et tarifaire, le petit éolien semble très aléatoire, voire condamné. Pour toutes ces raisons, l’association spécialiste des énergies renouvelables Héliose , point info-énergie pour le département de la Loire, est très réservée et prudente sur le petit éolien et sa mise en oeuvre par un particulier. Pour Héliose, mieux vaut investir dans l’isolation ou le solaire. Seule exception : le petit éolien peut être une bonne solution pour équiper un site isolé ou difficile à raccorder au réseau électrique.
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06 janvier 2010
Ecologique !
Lu sur www.ouest-france.fr :
Le président Sarkozy arrive à Cholet en hélicoptère
Le Falcon présidentiel s'est posé à Nantes, à cause des conditions météorologiques. C'est donc avec deux hélicoptères Puma que le président Sarkozy et les ministres qui l'accompagnent se sont rendus à l'aérodrome Roland-Garros, à Cholet.
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Bizness ou écologie ?
L'industrie française rattrapée par la taxe carbone
LE MONDE | 06.01.10Tout devait aller très vite : trois semaines pour rédiger un nouveau projet de loi après l'annulation de la taxe carbone par le Conseil constitutionnel, le 29 décembre ; un mois de plus pour faire voter le Parlement. Mardi 5 janvier, le gouvernement a admis qu'il ne pourrait pas tenir ce calendrier. Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, ne présentera donc pas, comme prévu, un nouveau projet au conseil des ministres du 20 janvier, mais y fera une simple communication évoquant les options du dispositif à venir.
Car l'équation est complexe : une note confidentielle de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), transmise le 2 janvier aux ministères concernés, montre que l'instauration d'une taxe carbone à taux plein – soit à 17 euros la tonne de CO2, comme celle que supporteront les ménages et les petites entreprises – fragiliserait l'existence d'une centaine de sites industriels sur les 1018 potentiellement appelés à payer la taxe carbone.
La nécessité de répondre aux critiques des sages, qui concernaient principalement l'exonération de la taxe carbone dont devaient bénéficier les grandes entreprises, sans mettre pour autant en danger "la compétitivité" de celles-ci, comme l'a rappelé la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a dissuadé le gouvernement d'agir dans la précipitation.
Une période de concertation de plusieurs semaines avec les industriels s'ouvrira donc après le 20 janvier. Le projet de loi devrait être présenté après les élections régionales et la nouvelle taxe carbone ne deviendrait effective qu'au 1er juillet 2010.
SECTEURS FRAGILES
Ces 1018 installations industrielles très polluantes sont, depuis 2005, soumises au système européen d'échanges de quotas d'émissions, et avaient à ce titre été exclues du champ d'application de la taxe carbone. Cette disparité avec les petites entreprises, exclues du système européen, a été jugée contraire au principe d'égalité devant l'impôt posé par la Constitution.
Les évaluations de l'Ademe montrent que "le poids de la taxe carbone en pourcentage de la valeur ajoutée pourrait s'élever à 0,4 % pour l'industrie et 3,6 % pour le secteur énergétique". Mais ces chiffres masquent des disparités importantes. Une douzaine de secteurs très énergivores et fragiles économiquement pourraient être bien plus taxés : il s'agit notamment de la fabrication d'aluminium, du verre, ou de la pâte à papier. Pour la chimie de base, la taxe carbone pourrait représenter près de 6 % de la valeur ajoutée.
La production d'électricité à partir d'énergies fossiles est, elle aussi, dans le viseur du Conseil constitutionnel. Et le gouvernement se doit d'intégrer ce secteur dans la nouvelle assiette. Ces centrales thermiques, qui ont assuré 10 % de la consommation nationale d'électricité en 2008, pourraient devoir verser 650 millions d'euros.
Au total, la facture pour ce gros millier de sites, responsables de 93 % des émissions de CO2 d'origine industrielle en France, pourrait s'élever à 2,1 milliards d'euros. Mais l'intention du gouvernement est de la réduire au maximum. D'où la piste avancée par Christine Lagarde d'appliquer à ces installations une taxe carbone fortement minorée. Le Conseil constitutionnel en admet la possibilité, dès lors qu'il s'agit de "la sauvegarde de la compétitivité de secteurs économiques exposés à la concurrence internationale".
Bercy considère qu'il n'aura pas de mal à entrer dans ce cadre puisque la Commission européenne elle-même tiendra compte de ce paramètre pour mettre aux enchères les quotas de CO2 à partir de 2013. Mardi, l'exécutif bruxellois a rendu publique la liste de secteurs industriels qui pourront continuer à recevoir des quotas gratuitement pour préserver leur compétitivité. La plupart des industries hors électricité y figurent.
Le gouvernement devra ensuite trouver le moyen de restituer les sommes qu'il aura perçues "malgré lui". Pas question de reverser sans contrepartie la taxe carbone aux entreprises : la ficelle serait trop grosse. D'où l'idée d'un crédit d'impôt octroyé sur la base des investissements "verts" réalisés par les entreprises.
A ce stade, les fonctionnaires chargés de plancher sur le nouveau projet admettent que tout reste ouvert. Ils déplorent cependant une chose : le nouveau dispositif ne pourra que rendre encore plus complexe une réforme déjà peu lisible aux yeux de l'opinion. Ils redoutent aussi que ce nouvel épisode ne dissuade le gouvernement d'augmenter la taxe carbone en 2011 et les années suivantes, comme cela était prévu.
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03 janvier 2010
Le Piton de la Fournaise s'est réveillé
07:10 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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11 décembre 2009
Eclipse
Johnny Hallyday irait mieux selon ses proches.
... Et notre planète ?
12:50 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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