18 juillet 2010

Il faut trouver la voie !

Tintin.jpgL'agence de notation chinoise (Dagong Global Credit Rating) a dégradé la note de plusieurs pays, dont celle de la France.

En aviez-vous entendu parler ? Pas moi.

La nouvelle est révélée par Le Monde dans son édition du 15 Juillet. Aucun média ne l'a relayée ; aucun économiste, aucun ministre ne sont venus nous expliquer qu'il s'agissait d'esbrouffe, d'une concurrence entre agences de notation... que sais-je encore ?

Mutisme absolu.

"L'agence chinoise n'hésite pas à critiquer ses aînées en signalant que sa méthode aboutit à une vision plus réaliste des forces en présence" relate le journaliste. Et parmi les commentaires, celui de "Jean-Louis Guichard" se demandant s'il faut "donner du crédit à une agence chinoise ?"

Moi, je préfère vous avertir. Parce que lorsqu'on aura répondu à la question, il sera trop tard...

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Une agence de notation chinoise abaisse la note de la France

La notation des dettes souveraines était jusqu'ici l'affaire de trois grandes agences occidentales : Standard & Poor's, Moody's et Fitch. Une petite nouvelle tente de s'inviter dans ce cercle très fermé. L'agence de notation chinoise Dagong Global Credit Rating s'est offert un joli coup de pub en établissant sa propre hiérarchie mondiale de solvabilité de cinquante Etats, une première pour une agence non occidentale.

Et le moins que l'on puisse dire est que vu de Pékin, certains pays occidentaux n'ont pas les reins aussi solides que prévu, rapporte . Plusieurs pays notés AAA voient leur note abaissée : les Etats-Unis perdent deux rangs et écopent d'un AA, tandis que la Grande-Bretagne et la France tombent reculent de trois rangs à AA-. La Belgique, l'Espagne et l'Italie glissent dangereusement à A-, en compagnie de la Malaisie.The Telegraph

La Chine, a contrario, se hisse au même rang que l'Allemagne, les Pays-Bas et le Canada avec une note de AA+. La Norvège, le Danemark, la Suisse, Singapour, l'Australie et la Nouvelle-Zélande restent, comme pour les autres agences, les meilleurs élèves avec la meilleure note : AAA.

L'agence chinoise n'hésite pas à critiquer ses aînées en signalant que sa méthode aboutit à une vision plus réaliste des forces en présence. Dagong précise ainsi s'être davantage attachée que ses consœurs à la capacité des Etats à rembourser leurs dettes. L'agence explique qu'elle entendainsi "corriger les défauts" du système actuel et proposer un contrepoids aux agences occidentales.

"La cause de la crise financière mondiale et de la crise de la dette en Europe provient de ce que le système actuel de notation international ne prend pas suffisament en compte la capacité de remboursement des Etats", a déclaré le président de Dagong, Guan Jianzhong, en présentant le rapport de l'agence.

Le président chinois, Hu Jintao, avait déclaré en avril que le monde avait besoin de "standards objectifs, équitables et raisonnables" pour la notation des dettes souveraines. Dagong semble vouloir répondre à cette ambition, assurant qu'elle entend recourir à des méthodes qui ne "sont pas affectées par l'idéologie".

Le Monde.fr

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15 juillet 2010

Portugal... France ?

coyote2.jpgRassurez-vous, il ne s'agit pas de football (j'ai lu quelque part que si quelqu'un portait un T-shirt orange, c'était désormais pour supporter les Pays-Bas ! lol) mais d'économie. D'économie européenne.

Car l'affaire Woerth-Bettencourt (pour laquelle je vous recommande vivement de consulter le site Mediapart) éclipse le reste et notamment l'actualité economique dont les derniers évènements sont inquiétants.

Mardi, l'agence Moody's a dégradé la note du Portugal, l'abaissant de ""Aa2" à "A1". L'AFP précise que " cet abaissement reflète les inquiétudes internationales sur la capacité du pays membre de la zone euro à s'acquitter de ses dettes. Le gouvernement portugais de centre-gauche a annoncé un plan d'austérité pour juguler les déficits, bataillant pour trouver de nouvelles sources de croissance économique."

Hier, mercredi 14 Juillet, l'agence Mood'ys s'en est prise aux banques portugaises en abaissant d'un niveau la note des établissements Caixa Geral de Depositos, Santander Totta, BES, BPI et Espirito Santo Financial Group et de deux niveaux celle de Millennium BCP, Montepio et Banif.

Qu'y a-t-il d'inquiétant ? me demanderez-vous.

"Cela reflète la faible capacité du gouvernement à aider ses banques" a annoncé Maria-Jose Mori, analyste de Moddy's chargée du secteur des banques portugaises.

Sachant que la dette publique de la France s'élève à 1 535 milliards d'Euros soit 80% de notre PIB, avez-vous compris à quoi je pense ?...

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06:00 Publié dans Actualité, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : europe, portugal, économie | |  del.icio.us |

06 juillet 2010

Le chiffre du jour

130 000 Le Conseil Municipal de St Etienne vient de voter la fin de la location de loge réservée à la Ville au stade Geoffroy-Guichard et de l'achat de plusieurs places. Montant de l'économie : 130 000 euros. "Nous avons pris cette décision depuis plusieurs mois" a expliqué Maurice Vincent, le maire socialiste de St Etienne. "Nous avons tenu informés les dirigeants de l'ASSE de cette décision qui n'a rien à voir avec le club. De toute façon, l'ASSE aura l'opportunité de louer cette loge à d'autres".

18:00 Publié dans Economie, PS | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : saint-étienne, sport, économie | |  del.icio.us |

30 juin 2010

Glou-glou-glou...

glouglou.jpgLa dette publique française augmente de 46,5 milliards d'euros

La dette publique de la France s'élevait fin mars à 1 535,5 milliards d'euros (+ 46,5 milliards par rapport au trimestre précédent), soit "approximativement" 80,3 % du produit intérieur brut, selon une première estimation fournie mercredi par l'Insee.

Dans un communiqué commun, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, et le ministre du budget, François Baroin, ont souligné que "l'augmentation de la dette sur le passé récent [était] liée aux politiques de relance après la crise". "La France émet de la dette publique dans les meilleures conditions sur les marchés financiers", ont-ils insisté.

La dette brute des administrations publiques (Etat, comptes sociaux, collectivités locales), calculée selon les critères de Maastricht, a augmenté de 2,2 points de PIB par rapport à fin décembre 2009, précise l'Institut national de la statistique. Dans ses prévisions transmises en début d'année à Bruxelles, le gouvernement tablait sur une dette à 83,2 % du produit intérieur brut cette année – un record –, qui progresserait jusqu'à 87,1 % en 2012 avant de commencer à refluer en 2013 (86,6 %).

Au premier trimestre, la dette a progressé sous l'effet d'une hausse de l'endettement de l'Etat et des administrations de sécurité sociale, précise l'Insee. A l'inverse, les dettes des organismes divers d'administration centrale et d'administrations publiques locales ont diminué sur la période, souligne l'Insee.

14:15 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : économie, déficits, ump, politique | |  del.icio.us |

08 juin 2010

L'addition !

poisson d'avril.jpgLe patron du FMI aura échoué : le projet d'une taxe bancaire internationale a été abandonné par le G 20.

Cette taxe aurait permis de constituer un fonds mondial d'urgence susceptible de financer de futures opérations de sauvetage du secteur bancaire. Elle devait être LA mesure de la règlementation bancaire internationale de l'après-crise .

Officiellement, "le Canada, Australie ou Japon, ainsi que les pays émergents, Inde et Brésil en tête, estiment qu’une taxe ne renforcerait en rien la solidité du secteur, mais risquerait, par un effet pervers, de renchérir le coût des crédits aux ménages et aux entreprises." et de rappeler que leurs banques (elles !) ont agi de manière responsable pendant la crise.

Après tout, pourquoi changer un système qui fonctionne bien ? Nous règlons la note sans broncher !

Amitiés démocrates,

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07:32 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : économie, g20, finance | |  del.icio.us |

10 mai 2010

Austérité sélective

cannes.jpg« Comme d'habitude, le Festival de Cannes accueillera ses invités, produira ses fêtes et ses déjeuners sur les plages » selon Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes.

Ouf ! Nous voilà rassurés !

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06 mai 2010

Le déficit français a doublé

richeschimulus.jpgFrançois Fillon annonce le gel des dépenses de l’Etat

France Info

Le gouvernement a annoncé le menu budgétaire des trois prochaines années. La France servira de l’austérité à tous les services : gel en valeur des dépenses de l’Etat, une baisse de 10% de ses dépenses de fonctionnement et la réduction de cinq milliards d’euros des niches fiscales. Le déficit devrait atteindre 8% du PIB en 2010. Pour éviter la grogne sociale, le gouvernement tente de verrouiller l’information.

Surtout, ne pas parler de “rigueur”. L’impopularité de la politique de ce nom lancée en 1983 par François Mitterrand rappelle trop de mauvais souvenirs à tous ceux qui veulent encore gagner une élection d’ici la fin de leur carrière politique.
Depuis, les ministres et autres grands manitous de la communication gouvernementale se doivent de faire preuve de créativité. Cette fois, ce n’est donc pas la “rigueur”, mais une “politique budgétaire sérieuse”, explique Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement.

Une fois dépassés l’étape des finesses sémantiques, la cure d’austérité est bien là. A l’issue d’un séminaire gouvernemental pour préparer le budget 2011-2013 ce matin, Matignon a annoncé une série de “mesures difficiles” pour ces trois années. François Fillon espère ainsi préparer le terrain pour faire accepter ce coup de vis. Et ce d’autant qu’une certaine année 2012 fait partie du programme.

Pour commencer, tous les ministres assurent d’une même voix que “tous les Français” seraient touchés, sous entendu, y compris les plus riches. Ensuite que les détails des mesures ne sont pas encore connues. Le ministre du Budget, François Baroin, a même qualifié toute information qui pourrait sortir de remontée “de tel ou tel lobby”. Pour limiter les mouvements de grogne, le gouvernement tient à garder la maîtrise de l’information, pour abattre ses cartes en temps voulu.

GEL DES DEPENSES ET PLAN D’ECONOMIE

Le profil du programme est tout de même connu. Le Premier ministre a annoncé le gel en valeur des dépenses de l’Etat (hors charge d’interêt de la dette et hors dépenses de pensions). Ensuite un plan d’économie des dépenses en fonctionnement courant de l’Etat de 10% sur trois ans, et il a confirmé que les niches fiscales seraient ciblées. Le gouvernement a juré qu’il n’y aurait pas de hausse d’impôt, ni massive, ni relative.

Le déficit public devrait atteindre 8% cette année à 152 milliards d’euros. L’objectif de ce plan est de ramener le déficit dans les clous européens de 3% du PIB en 2013. Pour y parvenir, le gouvernement compte non seulement sur les effets de ses mesures, mais aussi sur une croissance de 2,5% à partir de 2001. Un véritable pari.

18:27 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : économie, politique, déficit, ump, déficit public | |  del.icio.us |

03 mai 2010

Grattons leurs tickets !

tickets restoLe gouvernement envisagerait la possibilité de taxer les tickets restaurant et les chèques vacances. Bercy avance néanmoins à pas de loup sur cette mesure très sensible.

Face à l'ampleur des déficits, le gouvernement multiplie les pistes de réflexion pour revenir à l'équilibre budgétaire. La dernière en date selon les Echos de ce lundi serait d'étendre le forfait social, cette contribution de 4 % à la charge des employeurs, à certains revenus encore exonérés de cotisations. Dont les fameux tickets restaurant et chèques vacances.

Sont également concernés les avantages accordés par les comités d'entreprise, les chèques emploi-service préfinancés ou les indemnités de rupture (pour les licenciements et les départs en retraite), explique le quotidien qui compte à plusieurs centaines de millions d'euros les économies ainsi réalisées.

"L'extension du forfait social, qui serait très mal vue des syndicats, pourrait se justifier par le fait que ces rémunérations complémentaires se substituent, pour partie, aux salaires", selon le journal. Reste que Bercy se montre très prudent face à un sujet hautement sensible politiquement.

De fait, aucune mesure ne serait encore arrêtée. "D'autres ministères se montrent extrêmement réservés", souligne par ailleurs les Echos. Les arbitrages devraient être rendus à l'été.

latribune.fr

21:39 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : économie, tickets restaurant, déficit, ump | |  del.icio.us |

21 avril 2010

La Deutsche Bank réclame 1,2 million d'Euros à St Etienne

Saint-Etienne se bat contre ses actifs toxiques

Par Gaétan Pouliot | Rue89 | 19/04/2010  

La Deutsche Bank réclame 1,2 million à la ville qui l'assigne en justice. La Seine-Saint-Denis pourrait attaquer Dexia.

Tramway de Saint-Etienne, juillet 2009 (Sunfox/Flickr).

Les « emprunts toxiques » contractés avant la crise financière par de nombreuses villes donnent des maux de tête aux élus et aux citoyens. Début avril, Saint-Etienne (Loire) a eu un avant-goût, amer, de ce qui attend ces communautés locales dans les prochaines années. Elle a reçu une facture surprise de 1,2 million d'euros de la Deutsche Bank. Le taux d'intérêt du prêt conséquent a explosé, passant de 4% à 24 % !

Saint-Etienne connaît la même situation qu'un grand nombre de municipalités en France et dans le reste de l'Europe. Pour alléger le poids de sa dette, elle a été séduite par des produits financiers aussi complexes qu'alléchants. Des « actifs toxiques », véritables bombes à retardement.

« Ce système peut être très dangereux », avouait en octobre 2008 le nouveau maire PS de Saint-Etienne, Maurice Vincent. Les finances de la ville demeurent malades, même si l'administration municipale a réussi à faire diminuer de 70% à 47% la part de sa dette qui relève d'actifs toxiques.

Le premier avril, la Deutsche Bank lui a envoyé une facture salée de 1,2 million d'euros. D'un jour à l'autre, le taux d'intérêt sur un prêt de 20 millions d'euros est passé de 4% à 24%, affirme Dominique Damian.

La responsable de la communication du cabinet du maire explique que la ville avait misé sur un produit financier, un swap, qui se basait sur une forte livre sterling face au franc suisse. Mauvais pari spéculatif. Depuis deux ans, la monnaie britannique s'est fortement repliée.

Pour Saint-Etienne, les conséquences sont graves. Ce changement subit du taux d'intérêt, constitue une dépense additionnelle de 3,7 millions d'euros par an (l'équivalent d'une augmentation des impôts de 4%).

Pour échapper à ce piège spéculatif, la ville pourrait payer 18 millions d'euros à la Deutsche Bank. Mais Saint-Etienne a plutôt décidé de résister. « On ne paie pas puisque l'on a assigné la banque en justice [pour obtenir l'annulation du contrat, ndlr] », répond Dominique Damian.

Les taux d'intérêt futurs inconnus

La ville est aussi en négociation avec d'autres banques pour éponger ses actifs toxiques, dont Dexia, géant du financement public en Europe. En cas d'échec, d'autres actions en justice seront engagées.

Dans les années 2000, de nombreuses collectivités locales ont misé sur ce genre de produits financiers. Le maire Maurice Vincent expliquait à Rue89 :

« Nous avons un certain nombre d'emprunts pour lesquels les taux d'intérêts sont faibles durant quelques années. On en a même un qui est à zéro pour cent, c'est un vrai miracle ! 

Mais après quelques années, la ville peut perdre le contrôle. « Les taux d'intérêts qui sont supportés par notre ville à partir de 2011 sont, pour une grande part, inconnus », avouait-il.

A présent, les effets secondaires de ces prêts, intéressants à court terme mais risqués, commencent à se faire sentir. À Saint-Etienne, les impôts municipaux ont augmenté de 7,5% en 2009 et de 2% cette année.

Même situation en Seine-Saint-Denis

Le conseil général de Seine-Saint-Denis connaît des problèmes similaires. Les emprunts toxiques constituaient la quasi totalité des emprunts du département en 2008 (94%). Même si le département a réussi à faire diminuer la part de ce poison à 74 %, un problème de taille se dessine à l'horizon.

La banque Dexia, qui a prêté le reste de ces actifs toxiques, demeure inflexible et refuse de renégocier. En juin, les taux d'intérêt de cet emprunt pourraient exploser, comme pour Saint-Etienne.

« C'est assez probable que Claude Bartolone [le président du conseil général de Seine-Saint-Denis, ndlr] porte plainte », affirme son attachée de presse Marriane Zalc.

Un recours en justice qui pointerait le manque d'information fournie par la banque. Mais avant de passer à l'action, il attend le rapport du médiateur Eric Gissler, qui doit déposer ses conclusions et pistes de solutions à la mi-mai.

Les problèmes de Saint-Etienne et du conseil général de Seine-Saint-Denis ne sont que deux exemples parmi d'autres. Selon Bloomberg, plus de 1 000 municipalités en France détenaient des prêts risqués en 2009, pour une valeur approximative de 11 milliards d'euros

09:24 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : économie, politique, ump, saint-étienne | |  del.icio.us |

13 avril 2010

L'orchestre joue encore

retraite.jpgRetraites: Vers un trou abyssal

M.V. - leJDD.fr

 

Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a établi ses prévisions. Le système de retraite devrait enregistrer un déficit de 40 milliards d'euros en 2015. Le trou pourrait atteindre de 72 à 114,4 milliards d'euros en 2050.

Les partenaires sociaux vont être placés devant un précipice. Le Conseil d'orientation des retraites (COR) rendra mercredi son rapport sur les perspectives du système de retraite. Le trou est abyssal et les chiffres donnent le vertige. Les déficits du régime de retraite atteindront entre 72 milliards et 114 milliards d'euros par an à partir de 2050 si rien n'est fait. Le Monde a fait les comptes: il faudra trouver 2.600 milliards d'euros à l'horizon 2050.

Le COR, qui réunit partenaires sociaux, experts et élus, a établi trois scénarios. Hypothèse optimiste: la France retrouve le plein emploi en 2021 (4,5% de chômage) et voit sa productivité croître de 1,8% par an. Le déficit total atteindra alors 38 milliards d'euros en 2015, 40 en 2020 et 71,6 milliards en 2050. Mais si la productivité ne croît que 1,5% alors le déficit passera de 40 milliards d'euros en 2015 à 45 en 2020 et 102,6 en 2050. Enfin, dans un scénario plus pessimiste, le chômage reste à 7% de la population active en 2021 avec une productivité en hausse de 1,5%. Les déficits exploseraient alors à 50 milliards d'euros en 2020 et 114,4 milliards en 2050.

Autre rapport en mai

Le gouvernement veut s'appuyer sur ce rapport du COR pour élaborer la réforme du système des retraites. L'organisme devrait livrer en mai une étude sur l'impact de la modification des paramètres, comme la durée de travail, sur ces perspectives financières. La concertation a commencé lundi avec des divergences entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

Les syndicats reprochent à l'exécutif d'insister sur l'allongement de la durée du travail. Les représentants des salariés réclament la recherche d'autres recettes. Eric Woerth, le ministre du Travail, a cependant répété son hostilité à toute hausse d'impôt et à une hausse générale des cotisations. Face aux chiffres présentés par le COR, les partenaires sociaux devront apporter des réponses.

19:13 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : économie, retraites, société, actu | |  del.icio.us |

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