21 février 2010

Démonstration meuh-meuh

Voici le litre de lait que j'ai acheté hier...

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Le prix que j'ai versé ...

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Enfin ...
Prix du lait au 1er trimestre 2010 : janvier : 295 EUR/1.000 litres, février : 282,54 EUR/1.000 litres, mars : 274,50 EUR/1.000 litres. A ces valeurs, peut se retrancher selon les fabrications des entreprises, une flexibilité additionnelle de valeur maximale ? 4,41 EUR/1.000 litres.
(source ICI)

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20 février 2010

Racines et bon sens paysans

green_smiley.jpgJe viens d'écouter Pierre Priolet sur Canal +.

Vingt minutes de pur bonheur et d'émotion intense. Vingt minutes consacrées au bon sens paysan et à nos racines.

A 58 ans, Pierre Priolet est exploitant agricole dans le Vaucluse. Pierre Priolet cultive des fruits (poires et pommes) qu'il vend à des distributeurs en essayant d'en dégager un bénéfice.

Depuis plus de dix ans, Pierre Priolet vend ses fruits à perte. Le kilo de poires lui est payé 17 cts d'euro par la centrale d'achat qui le revend 34 cts au distributeur. Dans son magasin, ce dernier le facturera 2,80 € au consommateur.

Pierre Priolet a tenté d'en savoir davantage sur ces marges indécentes ; d'obtenir une explication rationnelle. A ses questions, un directeur de grande surface a répondu "Pourquoi veux-tu que je baisse mes prix alors que je peux plumer mes clients de l'entrée du magasin jusqu'à la caisse ? Le consommateur refusera de faire 40km de plus pour trouver le kilo de poires 20 cts moins cher ailleurs !"

Désarmé, Pierre Priolet réfléchit. Encore et encore.

Avec 120 000 € de pertes en 2009 -et la vente forcée d'un bâtiment pour se renflouer- il aurait pu tout abandonner. Laisser tomber.

Non ! Pierre Priolet décide alors de monter un projet. Un projet que les banquiers qualifient de "fou". Oui, chers lecteurs, un projet qui peine à voir le jour parce qu'on ne cesse de lui dire que son idée est dingue !

Quelle est cette idée d'aliéné, vous demandez-vous ?

Les producteurs de fruits et légumes se regrouperaient pour ouvrir des magasins dans lesquels ils vendraient directement leurs produits aux consommateurs. En supprimant les intermédiaires, les agriculteurs percevraient un revenu décent, se rapprocheraient de leurs clients et créeraient de l'emploi de par l'embauche de jeunes ou de séniors pour tenir les magasins.

Vraiment dingue, cette idée, vous ne trouvez pas ?

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            à revoir à cette adresse : http://www.canalplus.fr/pid3350.html

20:49 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (46) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, société, économie | |  del.icio.us |

06 février 2010

On s'en doutait un peu !

épandage.jpgLes agriculteurs exposés aux pesticides portent des précurseurs du cancer

Il existe un lien entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides et des anomalies du génome pouvant faire se développer un cancer. Lors d'un colloque organisé à Marseille, vendredi 5 février, par la Ligue contre le cancer, Bertrand Nadel (Centre d'immunologie de Marseille-Luminy) a présenté des résultats obtenus lors d'une étude (Agrican) lancée en 2005. Ces travaux pourraient déboucher sur une stratégie de dépistage précoce de cancers du système lymphatique.

Agrican est une grande étude effectuée auprès des affiliés de la Mutuelle sociale agricole, le régime de sécurité sociale des agriculteurs. Elle comprend un versant épidémiologique, appuyé sur un questionnaire, et un versant biologique, avec des prélèvements sanguins.

En 2008, Bertrand Nadel et Sandrine Rouland avaient présenté des travaux montrant un risque plus élevé de cancers lymphatiques chez les agriculteurs. Avec le soutien financier de la Ligue contre le cancer, ils ont poursuivi leurs recherches et obtenu de nouveaux résultats, qui ont déjà été publiés, en juin 2009, dans le Journal of Experimental Medicine.

Leur idée était de trouver des biomarqueurs prédictifs, car tous les individus exposés aux pesticides ne développent pas un lymphome. Les chercheurs marseillais ont détecté dans les prélèvements sanguins de plusieurs dizaines de participants à l'étude Agrican des cellules qui en sont normalement absentes et qui représentent les précurseurs des cellules tumorales constituant un lymphome de type folliculaire.

ANOMALIE GÉNÉTIQUE

"Nous avons mis en évidence des biomarqueurs qui témoignent d'un lien moléculaire entre l'exposition des agriculteurs aux pesticides, l'anomalie génétique et la prolifération de ces cellules, qui sont des précurseurs de cancer. Cet effet est fonction de la dose et du temps d'exposition", résume Bertrand Nadel.

En l'occurrence, les chercheurs ont identifié une anomalie génétique : un fragment du chromosome 14 se détache et vient activer un oncogène situé sur le chromosome 18. Les personnes exposées aux pesticides présentent dans certaines cellules sanguines (lymphocytes) cette anomalie génétique de manière beaucoup plus fréquente que les personnes non exposées. L'absence de régulation de l'expression de cet oncogène fait que des cellules qui auraient dû mourir vont proliférer.

"Il s'agit là d'une condition nécessaire au développement d'un lymphome folliculaire, mais elle n'est pas suffisante. Il existe d'autres anomalies comme une instabilité générale du génome : deux gènes sont exprimés en même temps alors que normalement pas ils ne le sont pas, ce qui permet aux cellules anormales de résister aux mécanismes de mort cellulaire programmée", explique Bertrand Nadel.

L'équipe de Bertrand Nadel, qui espère aboutir à terme à un outil de diagnostic précoce, va désormais étudier une population de personnes ayant développé le même type de lymphome afin de documenter la présence de ces biomarqueurs.

Paul Benkimoun

20:10 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, santé, pesticide, environnement | |  del.icio.us |

08 novembre 2009

De qui se moque-t'on ?

mouton.jpgIl est des jours où le Sarkozysme me fait grincer des dents. 

Souvenez-vous du déplacement du Chef de l'Etat à Poligny. Un charmant petit village jurassien avec des vaches, des cochons et une salle des fêtes pleine à craquer venue applaudir le copier-coller du dernier discours de Nicolas Sarkozy.

"Il n'est pas question que la France laisse tomber son agriculture !" a-t-il clamé avant d'annoncer une énième batterie de mesures toutes plus urgentes les unes que les autres.

Ce matin, M. Bruno Le Maire, Ministre de l'Agriculture était l'invité du Grand Rendez d'Europe1/Le Parisien. Et pour le coup, j'ai bien cru à une (mauvaise) plaisanterie !

Aux difficultés rencontrées par les agriculteurs de notre beau pays, le Ministre vient en effet de répondre par la mise en place d'un système de... crédit !

"Je signerai la convention demain (lundi) avec les banques de façon à ce que les agriculteurs français puissent aller dès mardi matin dans les banques demander les prêts de restructuration, les nouveaux prêts de trésorerie qu'ils pourraient souhaiter. Dès mardi matin, tous les agriculteurs français pourront aller dans leur banque, pas simplement le Crédit agricole, toutes les banques concernées. Ces prêts sont importants parce qu'ils permettront à certains agriculteurs de restructurer leur dette, de l'étaler sur 10 ans et donc de retrouver une bouffée d'oxygène".

Une bouffée d'oxygène ? Notre Ministre ne manque pas d'air !

Parce qu'un crédit, c'est de l'argent que l'on vous prête. Et que vous devrez par conséquent rem-bour-ser.

Outre le fait que ce système constitue un énième cadeau fait aux banquiers de France et de Navarre, restructurer une dette à l'aide d'une nouvelle dette, cela s'appelle tout simplement ... le surendettement.

Un plan d'apurement des dettes sur 10 ans ? La solution existe déjà. Elle est gratuite et se nomme le redressement judiciaire devant les juridictions françaises.

Et le meilleur pour la fin : les aides directes et gratuites, celles qui seront allouées dans quelques jours après avoir été votées par le Parlement (c'est gratuit alors inutile d'être pressé !) reposeront quant à elles sur deux critères, le niveau de revenus et ... le taux d'endettement.

Et bonjour chez vous !

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Conseillère municipale MoDem

Présidente du MoDem en Forez

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01 novembre 2009

Marasme écologique pour l'Etat

algues vertes.jpgAlgues vertes : l’Etat responsable ?

La cour administrative d’appel de Nantes examine mardi le dossier opposant l’Etat à des associations écologistes à propos de la prolifération des algues vertes en Bretagne. L’Etat a été condamné en première instance. Ce n’est pas la première fois que l’Etat est critiqué par la justice. Petit retour historique.

 

Cela fait plus de trente ans que l’état français patauge dans les algues vertes. Plus de trente ans qu’il ferme les yeux sur la spécialisation de la Bretagne dans l’élevage hors sol. Et pourtant la justice l’a déjà épinglé pour ne pas avoir assumé son devoir de vigilance, de contrôle et de sanction. En 1995, la Lyonnaise des Eaux est condamnée à rembourser les bouteilles d’eau minérales achetées par des habitants de Guingamp. En cause, la teneur en nitrate supérieure aux 50 milligrammes par litre, c’est la norme à ne pas dépasser. La Lyonnaise décide de ne pas faire appel de la décision, elle rembourse les plaignants. Mais elle se retourne contre l’Etat français, coupable selon elle d’avoir autorisé la multiplication des élevages de porcs et de volailles. En 2001, l’Etat est condamné pour manquement à l’intérêt général. Les mots du commissaire du gouvernement sont sans équivoque : l’Etat a laissé les élevages s’implanter le long des cours d’eau, les études d’impacts sont bâclées, l’Etat ne contrôle pas les plans d’épandage destinés à évacuer le lisier sur les terres. Les sols sont saturés. Les pluies emportent tout dans les cours d’eau puis dans la mer. Bref, l’Etat a laissé faire. Ce n’est pas tout à fait juste. Il y a bien eu des plans de mise aux normes des bâtiments d’élevage. Des aides financières. Mais la situation économique des éleveurs a toujours prévalu sur la santé écologique des cours d’eau et du milieu marin. La France a été épinglée par l’Europe, par sa propre justice nationale... en vain. Les compagnies de distribution de l’eau sont capables de fabriquer de l’eau potable avec des ressources saturées en nitrates. IL suffit d’y mettre le prix. UN prix que les consommateurs ne sont pas forcément prêts à payer... mais le milieu naturel lui a dépassé le seuil de l’indigestion.

Nathalie Fontrel pour www.france-info.com

14:37 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : environnement, politique, agriculture, pollution | |  del.icio.us |

27 octobre 2009

La phrase du jour

Phrase du jour.jpgLa FNSEA n'avait pas de représentants au niveau national à la réunion de Nicolas Sarkozy consacrée à l'agriculture. "C'est la première fois que ça arrive, c'est pas un oubli, c'est quelque chose de réfléchi de la part de l'Elysée", a regretté le président de la FDSEA de Haute-Saône Thierry Chalmin  (www.lefigaro.fr)

19:12 Publié dans La phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : actu, sarkozy, agriculture | |  del.icio.us |

14 juillet 2009

Pas de pays sans paysans

feurs.jpgVoilà à quoi ressemblait hier matin notre petite ville de Feurs : à l'appel de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs, plus de 200 tracteurs  avaient convergé aux quatre coins de la ville pour manifester contre les conditions de vie scandaleuses de la profession .

Une colère légitime et qui gronde depuis plusieurs mois, dans l'indifférence générale.

Oui, parce que de nos agriculteurs, qui s'en soucie ?

Durement touchés par la crise économique internationale, les paysans foréziens subissent en outre une pollution des terres au PCB. Plus de deux cents têtes de bétail viennent d'être abattues ; plusieurs milliers d'hectares de terres ne sont plus cultivables.

Une catastrophe pour la profession déjà sinistrée.

Alors, hier, nos députés UMP sont descendus dans les rues de Feurs, arborant fièrement leurs écharpes tricolores tout comme leur soutien à des agriculteurs exténués.

La faute à l'Europe ! La faute à l'Europe ! Les quotas laitiers font du mal à la profession ! Il faut lancer un avertissement aux nouveaux députés européens !

Sauf que...

  • la hausse du gasoil... relève de la responsabilité du gouvernement
  • Les marges des supermarchés... sont de la compétence du gouvernement
  • Les charges de nos agriculteurs... concernent la fiscalité nationale

Va pour l'Europe si cela peut faire avancer le schmilblick (soupir) . Mais les premières mesures, celles qui urgent, doivent être prises avant tout et surtout au plan NATIONAL.

Pourquoi ne pas accorder un moratoire fiscal aux jeunes paysans qui ouvrent leur première exploitation ? Favorisons la diversification de notre agriculture ! Simplifions les démarches administratives ! Pourquoi ne pas  harmoniser les règles des marques et des labels auxquelles plus personne ne comprend rien ?

Bref, donnons de l'oxygène à nos paysans !

Aidons-les avant, pendant mais aussi après leur activité.

Parce qu'en 2009, près de 233 000 agriculteurs percevront une pension de retraite agricole. 

633 € pour 22 ans et demi de dur labeur... Le scandale se trouve également là.

Amitiés démocrates,

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Conseillère municipale MoDem

18:34 Publié dans Agriculture | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : agriculture, politique, modem, ump | |  del.icio.us |