23 mai 2010
La phrase du jour

A droite, on règle ses comptes (aussi) à la ferme. A mots souvent couverts, mais qui ont le don de faire systématiquement mouche. Nicolas Sarkozy en a fait une tonitruante démonstration vendredi, lors de son déplacement dans l'exploitation lot-et-garonnaise d'un producteur de fraises. Alors qu'il cherche à prouver son volontarisme face à la crise que traverse le monde agricole - il s'agissait de sa troisième virée à la campagne depuis le début de l'année - le chef de l'Etat a tombé le masque devant les journalistes en s'attaquant au totem Jacques Chirac, considéré, en son temps - et même depuis - comme un ardent défenseur de la cause paysanne. "On a souvent traité l'agriculture de façon folklorique, c'est ce que je pense…", a lâché le président de la République, suscitant la curiosité de son auditoire. Et d'enchaîner, sans laisser la moindre place au doute: "On était très content, on allait dans une ferme, on flattait la vache, on passait des heures au Salon (de l'Agriculture), on goûte de tout, on s'en va, on vous aime, au revoir et merci!" Lapidaire, le jugement n'en constitue pas moins une violente critique des méthodes de son prédécesseur, dont la popularité auprès des agriculteurs n'est pourtant plus à démontrer.
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20 janvier 2010
Chemin de plume

"J'avais confiance en Edouard Balladur.
C'est à mon instigation qu'il est devenu Premier Ministre en 1993, prenant la tête d'un deuxième gouvernement de cohabitation dont j'ai exclu, par avance, d'assumer la charge, malgré les recommandations de beaucoup de mes proches. Sa nomination répondait, au demeurant, à un souhait qu'Edouard Balladur m'avait souvent exprimé en privé, sans que j'y aie vu ou voulu y voir, pendant longtemps, les signes annonciateurs d'une ambition rivale. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir été mis en garde, de tous côtés, contre un tel risque. Mais un accord politique, ayant aussi valeur de contrat moral, était scellé entre nous pour les deux années à venir. Une répartition des tâches, en quelque sorte, Edouard Balladur dirigeant le gouvernement pendant que je me consacrerais à la préparation de l'élection présidentielle. Et je ne croyais pas devoir douter de sa parole.
Si j'avais souhaité qu'Edouard Balladur occupât, lui plus que tout autre, les fonctions auxquelles il aspirait, c'est en raison, non seulement de ses compétences et du rôle éminent qu'il a joué dans l'élaboration et la mise en place du programme économique réalisé lors de la première cohabitation, mais aussi des liens qui nous unissaient de longue date.
C'est dans l'entourage de Georges Pompidou, notre mentor commun, que nous avons fait connaissance, puis travaillé de concert chacun dans son registre, lui jusqu'au bout en tant qu'homme de cabinet, moi comme membre du gouvernement, à partir de 1967. Devenu l'un de mes plus proches conseillers à la fin de 1980 -"Faites quelque chose pour lui, je vous en prie", m'avait demandé Claude Pompidou, alors qu'il se sentait probablement sous-employé à la seule présidence de la société d'exploitation du tunnel du Mont-Blanc-, Edouard Balladur se voyait contraint de me reconnaître, de fait, une autorité politique dont il était probablement jaloux.
Sans doute étions-nous aux antipodes l'un de l'autre sur bien des plans, mais il n'est rien de mieux que les contraires pour s'attirer. Je faisais figure de provincial un peu rustique à côté de ce grand bourgeois de la capitale, aux allures distantes et pétri de bonnes manières. Nous n'avions ni les mêmes goûts en matière artistique, ni, à quelques exceptions près, les mêmes fréquentations dans les milieux parisiens. Hormis le fait de s'appeler par nos prénoms -le voussoiement est de rigueur avec Edouard Balladur-, nos relations étaient dénuées de toute familiarité. Cela mis à part, nous n'en avions pas moins certaines affinités en matière politique, et longtemps j'eus le sentiment que nous partagions la même vision des choses concernant l'avenir du pays. Ce qui m'inspirait confiance chez Edouard Balladur, malgré un excès d'orgueil et de certitude, c'était sa profonde intelligence, sa culture et ce que je croyais être sa loyauté envers moi. Je ne cultive pas à l'égard des autres une méfiance spontanée.
Au début du mois d'avril 1993..."
Jacques Chirac "Chaque pas doit être un but" NIL Editions
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07 novembre 2009
Noël en avance ?
Pasqua veut "rafraîchir la mémoire de Chirac et Villepin"
Par LEXPRESS.fr, publié le 07/11/2009
Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans le cadre de l'Angolagate, rejette les accusations portées contre lui et promet des révélations, jeudi lors d'une conférence de presse.
Dans une lettre à tous les parlementaires français et une interview publiée dans l'édition de samedi du Journal du Dimanche, Charles pasqua met de nouveau en cause l'ex-président Jacques Chirac et Dominique de Villepin, ex-secrétaire général de l'Elysée et ancien Premier ministre.
Dans la lettre datée du 5 novembre, dont Reuters a obtenu une copie, il réfute l'accusation selon laquelle il se serait rendu coupable d'un trafic d'influence pour l'attribution d'une décoration à un des principaux protagonistes de l'Angolagate, le milliardaire israélien Arcady Gaydamak, en échange de 1,5 million de francs (225.000 euros).
Il assure qu'Arcady Gaydamak a obtenu cette décoration en 1996 pour son rôle dans la libération de deux pilotes français détenus en Bosnie, "avec l'aval du président de la République" de l'époque, c'est-à-dire Jacques Chirac, "qui a assuré le financement initial des opérations".
Dans Le Journal du Dimanche, il annonce: "J'organise jeudi une conférence de presse au cours de laquelle je vais faire des révélations".
Pasqua demande l'ouverture d'une commission parlementaire
"Des preuves seront apportées que l'Elysée et Dominique de Villepin étaient parfaitement au courant", ajoute l'ancien ministre de l'Intérieur. "Ils ne pourront plus prétendre le contraire. J'ai des preuves matérielles de ce que j'avance."
Dans sa lettre aux députés et sénateurs, il demande par ailleurs la mise en place d'une "commission parlementaire permanente ayant accès à tous les documents financiers concernant des ventes de matériels sensibles, couverts par le secret défense".
Il propose que la majorité et l'opposition soient représentées dans cette commission.
"Le Parlement serait ainsi à même de suivre la régularité des marchés concernés. Il pourrait, le cas échéant, constater la réalité des allégations, faire litière des accusations sans fondement et, si besoin, saisir les présidents des assemblées", ajoute Charles Pasqua.
Il estime que le "mauvais roman" de la manipulation des listings de la société Clearstream, affaire dans laquelle Dominique de Villepin est poursuivi, n'a été rendu possible que par la décision de ne pas lever le secret défense sur les opérations financières liées à la vente de frégates à Taïwan.
Il affirme dans Le Journal du Dimanche que le secret défense sert aujourd'hui à protéger "quelques aigrefins".
"Des escrocs s'abritent derrière l'intérêt national et le secret défense pour faire leurs propres affaires", dit Charles Pasqua, qui affirme penser à "une douzaine de personnes".
18:53 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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11 juin 2009
Quelle santé !
19:09 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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