09 décembre 2009

2 millions d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté

enfant.jpgDeux millions d'enfants pauvres

Article publié le 19.11.2009 sur le site internet du JDD

Vendredi est célébrée le 20e anniversaire de la Convention internationale des droits de l'enfant. Dominique Versini, leur défenseure, insiste sur l'importance de sa tâche.

Dominique Versini présentera, vendredi 20 novembre, le Livre d’or de la parole des jeunes avec "leurs 200 propositions pour construire ensemble leur avenir". Le sien reste incertain après l’annonce en septembre du projet de loi envisageant la dilution de ses attributions dans celle d’un défenseur des droits.

Déjà, de nombreuses associations ont protesté contre cette "suppression" de la défenseure des enfants. Un appel à soutien a déjà recueilli plus de 42000 signatures, et plus de 3800 membres ont rejoint le groupe Facebook. Au ministère de la Justice, Michèle Alliot-Marie a expliqué à Dominique Versini que le projet de loi suivait désormais les canaux institutionnels. Du coup, la défenseure poursuit "un travail de sensibilisation des parlementaires". Et martèle que "c’est une erreur politique".

Aucune nouvelle, non plus, du président de la République, son interlocuteur. "C’est inexplicable", commente Versini, qui n’avait pas pu lui remettre en main propre le rapport 2008. La défenseure des enfants y évoque des sujets sensibles. Ici, ce couple tchétchène placé deux jours durant en centre de rétention avec son bébé de trois semaines. Là, l’intervention dans une école de policiers venus chercher un enfant de 7 ans pour le ramener auprès de ses parents en centre de rétention avant que la famille soit expulsée. "Nos critiques dérangent les politiques", reconnaît Dominique Versini, pour qui la mise en place de la loi instituant le droit opposable au logement est un échec. "On ne peut pas continuer à laisser des familles dans des centres de réinsertion ou des hôtels: ce ne sont pas des endroits pour des enfants."

En France, où deux millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté et 140000 dans des établissements hébergeant des familles, Dominique Versini recommande "de donner la priorité, dans la légalisation, aux enfants et aux familles qui ont le plus besoin de soutien", tout en évitant que des enfants soient placés en raison de la faiblesse des revenus de leurs parents. "Mon objectif est de montrer l’importance de cette institution et des services qu’elle rend, à travers son rôle de médiateur notamment. Car on arrive ainsi à sauver un certain nombre d’enfants de situations très graves."

A lire également : http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/12/09/le-fichier-d...

14:06 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : société, enfants, politique, économie | |  del.icio.us |

04 décembre 2009

Le "jeu" du foulard n'en est pas un !

jeu du foulard.jpgJeu du foulard : «Comme une drogue pour certains enfants»

Propos recueillis par Flore Galaud (lefigaro.fr)
03/12/2009 |
INTERVIEW - A l'occasion du premier colloque international sur le jeu du foulard, Marie-France Le Heuzey, psychiatre à l'hôpital Debré de Paris, revient sur cette pratique à risques, qui a officiellement fait treize victimes cette année en France.

Jeu du foulard, jeu du cosmos, de la tomate ou encore rêve indien : les appellations divergent pour nommer cette pratique, qui, depuis une dizaine d'années, a fait son entrée à l'école. Reste que l'expérience, qui consiste à s'étrangler volontairement pour éprouver de nouvelles sensations, est loin d'être anodine et fait chaque année des victimes en France.

En 2009, treize décès d'enfants ont été officiellement attribués au jeu du foulard. Mais il pourrait y en avoir plus. En effet, dans certains cas, les enquêteurs concluent à un suicide et non à un accident, car l'enfant est retrouvé avec un lien noué autour du cou.

Grâce à plusieurs associations de parents, l'opinion publique commence à se sensibiliser sur ce sujet. L'Apeas, association de parents d'enfants accidentés par strangulation, organise jeudi le premier colloque international sur ces pratiques d'évanouissement. A cette occasion, Marie-France Le Heuzey, médecin psychiatre dans le service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent à l'hôpital Robert-Debré de Paris et auteur de «Jeux Dangereux : quand l'enfant prend des risques» (éditions Odile Jacob), répond aux questions du figaro.fr.

LEFIGARO.FR - Depuis quelques années, on parle de plus en plus de la pratique du jeu du foulard à l'école. Pour autant, peut-on parler d'un phénomène comportemental nouveau ?

MARIE-FRANCE LE HEUZEY - Cette pratique a toujours existé, notamment dans certaines pratiques sexuelles chez les adultes [principe d'asphyxiophilie : recherche du plaisir en se coupant d'oxygène, ndlr]. Pour autant, sa forme est peut-être assez nouvelle puisqu'on la constate aussi dans les cours de récréation depuis une dizaine d'années, où les enfants «s'amusent» à y recourir sans qu'il y ait recherche de plaisir sexuel. Ils le prennent comme un jeu, qui leur procure des sensations nouvelles.

A partir de quel âge, généralement, les enfants commencent-ils à expérimenter ce jeu dangereux ?

Si la pratique semble plus étendue au collège, on la constate désormais également à l'école primaire. Les cas les plus jeunes se situent aux alentours de huit ans. Mais récemment, j'ai également rencontré une patiente qui n'en avait que six.

Existe-t-il un profil type pour s'y adonner ?

Peu d'études ont été réalisées sur le jeu du foulard, ce qui rend certaines conclusions assez difficiles. On constate tout de même que ce sont souvent les enfants casse-cou qui sont les plus «à risque». Donc, dans beaucoup de cas, il s'agit de garçons qui ont tendance à se mettre en danger, qui sont à la recherche de sensations fortes. Mais dans l'ensemble, tous les enfants restent exposés : un garçon réservé, par exemple, peut également y avoir recours pour tenter d'intégrer un groupe. Et il ne faut pas oublier qu'il y a également des enfants qui sont forcés par des camarades d'école à le faire.

Ce jeu peut-il devenir une addiction ?

Absolument. En le pratiquant, les enfants éprouvent un sentiment de vertige, la sensation de planer. Certains ont même des visions, un peu comme avec des drogues. Des enfants y prennent donc goût et se retrouvent à le pratiquer de façon quotidienne, à l'école mais également chez eux, dans leur chambre.

Les parents d'enfants victimes disent souvent ne s'être doutés de rien. Peut-on toutefois identifier quelques signes avant coureurs ?

Il est effectivement très difficile de remarquer quoi que ce soit, et les parents éprouvent souvent un grand sentiment de culpabilité. On peut identifier quelques indices, mais cela reste très léger : un enfant qui met tout le temps des cols roulés [pour dissimuler les traces de strangulation, ndlr], qui joue sans cesse avec ses ceintures, ou qui éprouve de fréquents maux de tête et qui a souvent les yeux rouges... Tout comme un enfant qui s'enferme trop souvent à clé dans sa chambre. Mais il ne faut pas non plus céder à la paranoïa.

Quels conseils donneriez-vous à des parents qui soupçonnent leur enfant de s'adonner à cette pratique ?

Avant tout, d'arriver à en parler avec lui. De bien lui faire prendre conscience du danger. Autant un adolescent peut le savoir, autant un enfant de huit ans a rarement ce genre de considération. Ensuite, se tourner vers l'école, essayer d'obtenir plus de renseignements : la pratique a-t-elle déjà été constatée au sein de l'école ? Comment l'enfant se comporte-t-il là-bas ? Et enfin, bien souvent, il est également nécessaire de consulter un spécialiste pour essayer de comprendre quelle est la motivation de l'enfant. Quoi qu'il en soit, il ne faut pas surtout pas minimiser l'acte.

LIRE AUSSI :

» École : les jeux qui font peur aux parents

» Le jeu du foulard tue près d'un enfant par mois en France

19:33 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : enfants, jeu, danger, mort | |  del.icio.us |

15 avril 2009

Si j'aurais su...

frite.jpgAujourdhui, c'est mercredi.

Matinée de shopping et, pour faire plaisir aux enfants qui trépignaient dans la voiture, halte dans un fast-food de la région en accèptant de faire une entorse à nos habitudes.

Mal m'en a pris. Salle de restauration trop exigüe, tables non débarrassées sans évoquer le goût de ce que l'on avait entassé sur le (petit) plateau. D'ailleurs, j'ai regardé le plateau en me demandant si nous n'étions pas en train de jouer à la dînette !

Bref, déception totale et le sentiment de m'être faite avoir par l'une de ces grandes chaînes de restauration rapide où l'on vous sert n'importe quoi sous prétexte de faire djeune.

Ah, j'oubliais ! Les frites n'étaient pas salées... Au contraire de la note !

copyright.jpg

14:36 Publié dans humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : malbouffe, cuisine, loisirs, mercredi, enfants | |  del.icio.us |