22 juin 2010

Pas d'bol !

Lundi...

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Mardi...

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 Mercredi...

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Jeudi...

 

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18:56 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, football, retraites, grogne, colère, france | |  del.icio.us |

28 avril 2010

Rapports de forces

Pendant que la Grèce sombre inexorablement...
Et que le Portugal connaît une crise sans précédent...
La France, elle, s'incline devant la Chine
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Le président français Nicolas Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao, le 28 avril 2010 à Pékin © Montage lepoint.fr

15:54 Publié dans International | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : international, france, sarkozy, chine, politique, économie | |  del.icio.us |

22 novembre 2009

Entre la bouche et la cuiller il y a souvent encombre

Les élus locaux conviés à la "braderie" des monuments historiques

Haut Koenigsbourg.jpgLe domaine national de Saint-Cloud, son jardin à la française ordonnancé par Le Nôtre, ses fontaines et ses sculptures, va-t-il être transféré au conseil général des Hauts-de-Seine ? Son président, Patrick Devedjian (UMP), n'a jamais caché son envie de récupérer ce vaste domaine de 460 hectares, qui pourrait alors s'intégrer à son projet de "vallée de la culture" (Le Monde du 15 novembre 2007). Actuellement, ce monument national est la propriété de l'Etat et n'est pas transférable.

Mais l'article 52 du projet de loi de finances pour 2010, voté en première lecture jeudi 12 novembre, à l'Assemblée nationale, ouvre de nouveaux horizons aux élus locaux : il prévoit que tous les monuments appartenant à l'Etat ou à ses établissements publics pourront désormais être transférés. Certains dénoncent une "grande braderie" destinée à alléger les dépenses de l'Etat. D'autres se réjouissent que le chantier de la décentralisation des monuments historiques soit ainsi relancé. Mais à quelles conditions, et avec quels garde-fous ?

Le projet du gouvernement est succinct. Surtout, il fait tomber les barrières prévues dans la loi de 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Impulsé par l'ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon, l'article 97 de cette loi encadrait les modalités de transfert des monuments historiques, en s'inspirant des travaux menés en 2003 par une commission présidée par René Rémond, président de la Fondation nationale des sciences politiques. Cette commission avait dressé une liste de 176 monuments historiques transférables. En revanche, il était prévu que des grands lieux de la mémoire nationale - parmi lesquels figurait le domaine de Saint-Cloud - restent dans le giron de l'Etat. L'opération a eu un succès mitigé : sur les 176 monuments proposés, 66 ont été transférés dont 11 relevant du Centre des monuments nationaux : château du Haut-Koenigsbourg, dolmen du Haut-Peyrelevade, chapelle des Carmélites à Toulouse, etc.

Il est vrai que la loi de 2004 imposait quelques contraintes : outre que la liste des monuments était fixée par décret, l'opération était limitée à un an après la parution du décret mentionnant les monuments transférables et les bâtiments devaient être cédés dans leur ensemble. L'article 52 de la loi de finances lâche du lest et lance "un appel généralisé et sans limite temporelle au volontariat des collectivités territoriales", lit-on dans l'exposé des motifs. Tous les monuments appartenant à l'Etat ou à ses établissements publics sont concernés, et le transfert pourra porter sur "tout ou partie des immeubles".

Quant au ministère de la culture, pourtant chargé des monuments historiques, il n'a pas son mot à dire : c'est le représentant de l'Etat - leAdoubement1.jpg préfet - qui "désigne la collectivité ou le groupement de collectivités bénéficiaires du transfert en fonction des projets présentés. (...) Il peut décider de ne désigner aucun bénéficiaire au vu de l'importance qui s'attache au maintien du bien concerné dans le patrimoine de l'Etat".

A gauche comme à droite, la réforme fait l'objet de vives critiques. Lors des débats à l'Assemblée, le rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles, Marcel Rogemont (PS), a réclamé, en vain, la suppression de cet "article félon". Le rapporteur spécial de la commission des finances, Nicolas Perruchot (Nouveau Centre), a estimé qu'"en l'état, la réforme proposée n'est pas satisfaisante". "Il est légitime de se demander si le représentant de l'Etat jugera seul de l'importance du bien concerné. Si aucun avis ni même aucune consultation des services compétents du ministère de la culture et de la communication n'est requis, on crée un risque quant à la préservation du patrimoine national et quant à la cohérence de la politique attachée à celui-ci sur notre territoire", s'est-il inquiété. Enfin, tout le patrimoine doit-il être transférable, s'interroge M. Perruchot, qui suggère d'établir "une liste négative" de monuments non transférables, citant l'Arc de triomphe, les Invalides, ou encore le château de Versailles.

La présidente UMP de la commission des affaires culturelles, Michèle Tabarot, a plaidé pour que toute opération de transfert soit soumise à "l'avis conforme" du ministre de la culture. Sans succès. "On veut visiblement dessaisir la Rue de Valois de ce dossier", analyse aujourd'hui M. Rogemont.

Des questions restent sans réponse. Une collectivité locale ayant repris un monument de l'Etat, puis se trouvant dans l'incapacité de l'entretenir, pourra-t-elle le céder à un acheteur privé ? Sollicité par Le Monde, le cabinet du ministre de la culture n'a pas jugé utile d'apporter des précisions. Interpellé lors de son audition devant les députés de la commission des affaires culturelles, le 3 novembre, Frédéric Mitterrand s'était dit "tout à fait favorable" à la réforme en cours, avant d'ajouter : "Il faudra néanmoins garder à l'esprit la nécessité de conserver une présence directe de l'Etat sur tout le territoire ainsi que la cohérence de la politique culturelle générale." Il n'est pas sûr que l'article 52, dans sa version actuelle, réponde à ces objectifs.

Clarisse Fabre pour Le Monde, 22.11.2009
NB : L'article a été illustré par mes soins
  • en haut, à gauche : le Haut-Koenigsbourg
  • à droite : Jean II adoubant des chevaliers, enluminure des XIV° et XV° siècle

18:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : culture, loisirs, patrimoine, france, ump | |  del.icio.us |

10 septembre 2009

Niouze

Le général Stéphane Abrial a pris l'un des deux commandements suprêmes de l'OTAN... STOP... Historique, la cérémonie s'est déroulée sur le porte-avions Eisenhower... STOP... Les couleurs du commandement ont été remises par le général James N. Mattis... STOP...

06:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : otan, upm, politique, france | |  del.icio.us |

08 mai 2009

8 Mai

« Le 8 mai 45, on n'a pas fait la fête... J'étais en Allemagne, on s'est rassemblés et on a parlé »

vendredi 08.05.2009 - La Voix du Nord

YS.jpgIntarissable, Yves Steenkeste, lorsqu'il raconte la guerre... Cette Seconde Guerre mondiale, celle qui l'a fait passeur dès l'âge de 15 ans, qui l'a vu s'engager dans les Forces françaises britanniques, effectuer sabotages sur sabotages ou porter les courriers entre les réseaux de Lille et d'Aire-sur-la-Lys. L'ancien résistant au regard pétillant se souvient de son 8 mai 1945. Un jour où il n'a pas fait la fête : il était soldat en Allemagne. L'ancien président des anciens combattants de Lens livre l'histoire de sa guerre.

Petit-Yves. C'est ainsi qu'on l'appelait, dans la Résistance. Âgé de 15 ans au début de la guerre, son premier acte de résistant sera le sabotage d'un engin allemand... « C'était le 22 mai 1940, à 12 h 30. La guerre avait commencé une heure avant dans notre petit village d'Inghem, près de Therouanne. C'était le jour même de l'invasion, les Allemands venaient tout juste d'arriver. Pendant la pause déjeuner, j'ai mis en panne une chenillette allemande. » Cinq ans plus tard, il est en Allemagne, engagé dans l'armée, lorsqu'il apprend, le 8 mai, que la guerre est terminée.

Il ne fera pas la fête. « On était arrivés, la veille, dans un petit village. Le lendemain, on nous a dit "la guerre est finie"... Mais il restait des tireurs isolés, on a dû partir le jour même à leur recherche et aller les déloger. » Yves Steenkeste est prolixe lorsqu'il évoque ces moments, cruciaux... Ses mains, ses gestes accompagnent ses paroles lorsqu'avec émotion, il se souvient : « Le soir, on s'est tous rassemblés, on a parlé de nos années de guerre... J'avais 20 ans, et déjà 5 ans de guerre derrière moi. »

De 40 à 44 : engagé

Entre ces deux moments, premier acte spontané d'un jeune adolescent à l'âme de résistant, premières évocations de la guerre tout juste achevée, Yves en aura fait passer, des combattants, prisonniers, ou aviateurs - 126 au total, entre 40 et 44 -, réalisé, des faux papiers, fait circuler, des courriers, d'un réseau de résistance à l'autre... Vu tomber, aussi, des copains. Celui qui l'a recruté, alors qu'il n'avait que 16 ans, pour s'engager dans les Forces françaises britanniques. Cet ami, chef local, fusillé. Ces autres copains arrêtés à Béthune et envoyés en camp de concentration d'où ils ne sont jamais revenus... Lui-même a été arrêté à deux reprises. « La première fois, j'avais la sacoche pleine de tracts. Un gendarme que je connaissais m'a fait sortir. La seconde fois, c'était plus grave : j'ai été pris en train de relever un plan sur des chantiers de travaux allemands. Là encore, j'ai eu la chance de m'en sortir... » Mais de fête pour la fin de guerre, il n'en connaîtra pas... Jamais un bal. Entre la Libération en septembre 44 et la fin de la guerre, il poursuivra la lutte, envoyé pour déminer la région de Calais, puis sur la bataille d'Alsace. « Si, c'est vrai, dans les patelins où on passait, on nous embrassait. » Et dès 1945, pour Yves Steenkeste, c'est un autre conflit qui commence. Le sous-officier fera l'Indochine. Revenu en 48, il sera réserviste au cours des 15 années qui suivront. Puis, il n'aura de cesse de témoigner. « C'est important, souligne-t-il. Surtout auprès des jeunes. Je suis allé à la rencontre de beaucoup de collégiens, pour leur raconter. Ils posent beaucoup de questions. » L'ancien président des anciens combattants de Lens célèbre toujours avec la même émotion ce 8 mai. Ses camarades morts en luttant, il ne les oubliera jamais. •

AGNÈS BOURAHLA-FARINE

08:00 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre, horreur, histoire, france, europe, monde | |  del.icio.us |