21 mars 2010

Un petit poisson un petit oiseau...

Je vous disais hier que mon copain Laurent suggérait une partie de pêche pour ce 21 Mars...

Point de pêche ce dimanche mais une balade sur les bords de Loire à l'occasion de la Journée du Saule qu'organisait l'Ecopôle du Forez.

Située à Chambéon, l'Ecopôle du Forez est un site créé et géré par la FRAPNA Loire. Elle abrite la plus grande réserve ornithologique de la région Rhône Alpes. Saviez-vous que le Forez était la 7ème zone de reproduction d'oiseaux d'eau en France ?

"Près de 400 espèces de plantes, dont certaines très rares, ont été recensées, ainsi que 300 espèces d’insectes. Le Castor d’Europe, réintroduit par la FRAPNA Loire en 1994, vit sur les berges du fleuve. Un troupeau de moutons Scottish Black face pâture les prairies alluviales depuis 1996.

Les bâtiments d’accueil en bois perchés sur leurs pilotis sont un centre d’observation de la vie sauvage, ainsi qu’un espace permanent d’animations et d’expositions. Un sentier de découverte long de 5 km et deux observatoires, permettent de contempler à loisir le monde fascinant de cette zone humide en pleine renaturalisation
"

Un sentier que nous avons parcouru en famille. Regardez plutôt !

Sur le chemin du retour, plus aucun bruit dans la voiture... Les enfants s'étaient endormis de fatigue !
Bises à tous,
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06 mars 2010

L'île Noire

blasée.gifUn "continent" de déchets plastiques a été découvert dans l'Atlantique nord

Des bouchons de bouteille, des cartouches vides, des morceaux de cagettes, des filets, et une myriade de minuscules fragments de plastique : telle est la moisson récoltée dans l'océan Atlantique nord par les scientifiques de la Sea Education Association (SEA). Les océanographes employés par cette organisation non gouvernementale américaine, spécialisée dans la formation des étudiants, ont dévoilé, fin février, lors d'un congrès à Portland (Oregon), l'existence d'un vaste "continent" de déchets plastiques dans l'Atlantique, comparable au "Great Eastern Pacific Garbage Patch" - la "poubelle de l'est du Pacifique" - découvert en 1997.

L'accumulation de déchets, comme dans le Pacifique, occuperait une surface équivalant à la taille du Texas. Elle se situe à plus de 500 milles nautiques (926 km) des côtes, et son centre se trouve à la latitude d'Atlanta. Les déchets aboutissent à cet endroit car il s'agit d'une zone de hautes pressions, où les vents sont faibles et où les courants s'enroulent dans le sens des aiguilles d'une montre : c'est ce qu'on appelle une gyre. "Les courants y aboutissent, et les objets qu'ils charrient ne s'en échappent jamais", explique Giora Proskurowski, océanographe à la SEA, principal auteur des recherches.

Les déchets collectés sont rarement entiers. La majorité d'entre eux, fragmentés par le séjour dans l'eau, mesurent moins de un centimètre et pèsent moins de 15 grammes. "L'image du "continent" est excellente pour sensibiliser le grand public, mais ne rend pas bien compte de la réalité, explique M. Proskurowski. Il s'agit d'une multitude de fragments, difficiles à voir de loin. Mais quand on puise dans l'eau, on remonte une quantité impressionnante de plastique."

La SEA a effectué 6 100 prélèvements depuis 1986, lors de campagnes annuelles en mer où des étudiants sont embarqués. Au total, 64 000 fragments ont été collectés.

La densité moyenne de plastique dans la zone explorée est de 200 000 fragments par kilomètre carré (contre 300 000 dans la gyre du Pacifique). La plupart du temps, il s'agit de plastiques courants (polyéthylène, polypropylène, mousse polystyrène).

Les débris sont présents jusqu'à au moins 10 mètres de profondeur. Ils proviennent des navires et des continents riverains de l'Atlantique, transportés par le vent et les fleuves vers la mer. D'autres types de plastiques, plus denses, pourraient se trouver au fond de l'océan.

Les principales victimes de cette pollution sont les animaux marins. Les mammifères, tortues ou oiseaux peuvent être piégés par les sacs et les filets, ou avaler des fragments qui obstruent leur système digestif. Ces effets néfastes ont été démontrés sur 260 espèces. De plus, les débris fonctionnent comme des éponges, qui accumulent les polluants organiques persistants. Ils sont ingérés par la faune marine, et pourraient, par ce biais, être véhiculés jusqu'à l'homme.

Il n'est pas possible de nettoyer l'océan. "Autant essayer de passer le Sahara au tamis", ironise Charles Moore, le navigateur et chercheur qui a découvert l'accumulation de déchets dans la gyre du Pacifique. Et le plastique est très résistant. Aucun micro-organisme n'est capable de le dégrader complètement. Même transformé en poudre, tout le plastique produit depuis que l'homme le fabrique est présent dans l'environnement.

Selon les chercheurs, la seule solution pour réduire sa présence dans l'océan est donc de ne pas le jeter dans l'environnement, et d'opter pour des matériaux alternatifs biodégradables.

Les scientifiques de la SEA tenteront cet été de déterminer la limite orientale de la "poubelle" de l'Atlantique. "Plus nous accumulons de données sur cette pollution, plus la prise de conscience sera importante", affirme M. Proskurowski. En plus de celles de l'Atlantique et du Pacifique, trois autres gyres sont susceptibles de contenir des quantités comparables de déchets : dans l'Atlantique et le Pacifique sud, et dans l'océan Indien.

Gaëlle Dupont

20:35 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, nature, protection, pollution | |  del.icio.us |

23 février 2010

Chemin de plume

 

sury 003.JPG

 

AU PLATANE

Je t'ai choisi, puissant personnage d'un parc,

Ivre de ton langage,

Puisque le ciel t'exerce, et te presse, ô grand arc,

De lui rendre un langage !

O qu'amoureusement des Dryades rival,

Le seul poète puisse

Flatter ton corps poli comme il fait du cheval

L'ambitieuse cuisse !

-Non, dit l'arbre. Il dit : NON ! par l'étincellement

De sa tête superbe,

Que la tempête traite universellement

Comme elle fait une herbe !

Paul Valéry

08:00 Publié dans Chemin de plume | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : nature, arbre, poésie | |  del.icio.us |

18 février 2010

Abeilles en danger

abeille.jpgLes apiculteurs se battent sur plusieurs fronts

Publié le mercredi 17 février 2010  sur www.lafranceagricole.fr

Un nouvel insecticide de la famille des neonicotinoïdes, Proteus, est dans le collimateur de l'Union nationale de l'apiculture française, a-t-elle affirmé, mercredi, lors d'une conférence de presse. Elle réclame également la mise en place d'une lutte collective contre le frelon asiatique qui poursuit sa progression dans l'Hexagone.

Homologué en septembre dernier, Proteus est un insecticide neurotoxique systémique, utilisable en pulvérisation sur céréales, pommes de terre, et betteraves, mais c'est l'usage sur le colza, permis jusqu'à la veille de la floraison, qui inquiète les apiculteurs.

« Si le colza ne peut plus être butiné, c'est la disparition programmée des abeilles en zones de grandes cultures », a alerté Henri Clément, président de l'Unaf. Le miel de colza représente 15 à 20% de la production française et « assure la survie » des exploitations apicoles en zones de grandes cultures.

Par ailleurs, pour la troisième année consécutive, l'UNAF a déposé un recours devant le Conseil d'Etat contre le Cruiser, qui a obtenu en décembre dernier une nouvelle homologation pour un an (au lieu de 10 normalement).

 Ces autorisations annuelles conduisent à la multiplication des actions en justice, chaque autorisation étant autonome, a regretté Maïtre Fau, avocat de l'Unaf. De plus, elles ont généralement expiré au moment où le Conseil d'Etat doit statuer. »

Evoquant la question des OGM, l'Unaf a également exprimé ses craintes sur la toxicité potentielle vis à vis des abeilles, des plantes transgéniques produisant la toxine Bt. « Cet insecticide synthétisé par la plante est disponible dans l'ensemble des tissus tout au long de la vie de la plante », a souligné Olivier Belval, apiculteur et membre du bureau de l'Unaf.

Recommandant une extrême prudence vis à vis des plantes génétiquement modifiées, l'Unaf demande également que les plantes issues de la mutagénèse soient soumises au même règlement que les plantes OGM.

La progression du frelon asiatique constitue un autre sujet de préoccupation pour les agriculteurs. Véritable fléau pour les abeilles et la biodiversité, l'insecte pose également des problèmes de santé publique. Plusieurs décès ont déjà été signalés dans le Sud Ouest, pour cause d'empoisonnement, et non pas d'allergie, a souligné Richard Legrand, en charge du dossier à l'Unaf. Son caractère défensif affirmé le rend particulièrement agressif et dangereux à proximité de son nid.

Identifié pour la première fois en 2005 dans le Lot et Garonne, le frelon a gagné aujourd'hui 27 départements, dont trois foyers isolés de sa zone d'origine (région de Saint Malo, Bourgogne et Ile de France).

Les apiculteurs demandent qu'une lutte collective soit mise en place pour stopper la progression de l'insecte, puis tenter de l'éradiquer. L'U8naf estime que le gouvernement, trop longtemps passif, doit organiser la lutte pour la rendre plus efficace, notamment en organisant des piégeages massifs de femelles fondatrices au printemps.

B.L.

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08 février 2010

Le chiffre du jour

50 Moins de 50 tigres sauvages subsistent en Chine. Xie Yan, directrice Chine de la Société pour la préservation de la vie sauvage (WCS, un groupe basé aux Etats-unis), a souligné lors d'une conférence de presse que les tigres étaient encore très présents il y a vingt ans en Chine. Mais selon des statistiques de l'an 2000, il resterait seulement une quinzaine de tigres du Bengale au Tibet, 10 tigres d'Indochine dans le sud-ouest du pays et une vingtaine de tigres de Sibérie dans le Nord-est, a-t-elle dit. Le tigre du Sud de la Chine pourrait déjà avoir disparu. Selon le Fonds mondial pour la nature (WWF), aucun n'a été aperçu depuis la fin des  années 70 alors qu'ils étaient encore quelque 4.000 dans les années 50. Leur rapide disparition est à attribuer à la chasse mais aussi à la dégradation de leur environnement naturel.

13:00 Publié dans Le chiffre du jour | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : environnement, animaux, nature, écologie | |  del.icio.us |

26 janvier 2010

A tous vents ?

éoliennes.jpgDe futures éoliennes pour le département

www.leprogres.fr le 25.01.2010

L'ensemble du schéma éolien est consultable sur le net. Et chacun peut y apporter sa contribution. À l'heure actuelle, aucune éolienne n'est installée dans la Loire, mais des projets pourraient voir le jour.

En 2007, l'Union européenne s'est engagée à produire d'ici 2020 au moins 20 % d'électricité à partir d'énergies renouvelables, afin de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

L'éolien fait partie de ce programme, et la France vise, d'ici 10 ans, une capacité installée de 25 000 MW d'éolien terrestre, soit l'équivalent de quinze réacteurs nucléaires de nouvelle génération.

Dans ce contexte, la Loire vient d'élaborer un projet de schéma départemental éolien, qui vient d'être présenté aux collectivités locales, élus et associations concernées. Ce document de travail est désormais disponible à la consultation sur internet (1), et chacun peut y apporter sa remarque, ou sa contribution. Car il s'agit bien d'un document de travail, mais en aucun cas d'un document opposable.

C'est un outil qui définit des zones géographiques sur lesquelles implanter des éoliennes serait techniquement possible. Les communes ou communautés de communes désirant installer des éoliennes sur leur territoire pourront donc utiliser ce schéma pour demander la constitution d'une ZDE, zone de développement éolien. Pour réaliser ce schéma départemental, les services de la Direction départementale des territoires de la Loire (ex-DDE) ont travaillé sur des cartes de la Loire.

La première est celle des gisements de vent. Sont donc prises en compte les zones où la vitesse du vent est supérieure à 4 mètres/seconde : ce sont avant tous les zones de montagne.

Autre élément important, le transport de l'électricité aux postes de transformation, ceux-ci devant se trouver à une distance raisonnable. Entrent aussi en jeu toutes les données concernant le patrimoine architectural, les problèmes paysagers, et tout ce qui concerne la biodiversité : avifaune, chiroptères (chauves-souris), avec en particulier des études menées sur les couloirs de migration en partenariat avec la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux). Enfin, une synthèse générale de l'ensemble de ces contraintes et problématiques a été réalisée.

Ce document reste ouvert à la consultation jusqu'au 15 mars. À l'issue, explique Philippe Estingoy, directeur départemental des territoires, un bilan sera établi, intégrant les contributions du public.

Contrairement à des départements voisins (l'Ardèche par exemple), le département de la Loire ne compte pour l'instant aucune éolienne. Mais plusieurs réflexions ont été engagées, portées pour trois d'entre elles par des communautés de communes (Monts de la Madeleine, le Tracol dans le Pilat et Gumières dans les Monts du Forez), et celui de Salvaris (Saint-Étienne Métropole).

Christine Colomb

> (1) www.consultation-schema-eolien-loire.fr)

Monts du Pilat : réunion publique le 4 février

La communauté de communes des Monts du Pilat a engagé une réflexion sur le développement d'une zone éolienne sur son territoire. Afin de prendre connaissance de l'étude en cours, d'échanger sur l'énergie éolienne, et de découvrir la zone de développement éolien potentiel, une réunion publique est organisée le jeudi 4 février, à 19 heures, à la salle polyvalente de Jonzieux. Plusieurs points seront traités et présentés sous forme de diaporama. Le cabinet d'études et les élus pourront répondre aux questions.

 

Jusqu'à trente-cinq éoliennes dans les monts de la Madeleine ?

www.leprogres.fr le 25.01.2010

Le projet éolien des monts de la Madeleine mûrit doucement. Les trois communautés de communes qui ont lancé ce projet attendent que le préfet prenne position sur la création d'une zone de développement de l'éolien (ZDE). Lancé en 2007, ce projet éolien a été légèrement modifié et passe d'une production de 80 à 70 mégawatts. Les éoliennes produisant une puissance moyenne de 2 mégawatts, cela signifie qu'un maximum de 35 éoliennes pourraient voir le jour sur les communes de Saint-Bonnet-des-Quarts, St-Pierre-Laval, St-Rirand et Les Noës, la commune de Chausseterre ayant a priori été écartée en raison de sa proximité avec le parc naturel régional du Livradois-Forez. Des mesures prises pour atténuer une partie des réticences de la commission départementale de la nature, des paysages et des sites, qui avait donné un avis défavorable au projet le 2 juin. Lors d'un deuxième passage, un avis favorable a été obtenu. Reste à attendre la position du préfet. À quelques kilomètres, un autre projet éolien a déjà obtenu le feu vert préfectoral, côté Allier, pour 8 éoliennes sur La Prugne, Ferrières-sur-Sichon et Saint-Clément, qui produiront une puissance maximale de 20 mégawatts. Les travaux devraient débuter au printemps, conduits par Enel Erelis, qui investit 25 millions d'euros.

 Loire: vents de discorde sur l’éolien 



 

La Loire est le premier département de Rhône-Alpes à se lancer dans un schéma éolien départemental. Séduits par cette énergie renouvelable ou alléchés par la rentabilité financière du grand éolien, élus et opérateurs poussent déjà plusieurs projets. Ce dossier propose une synthèse sur l'éolien dans le département de la Loire.

     Alors que la France avec ses milliers de kilomètres de côtes et ses nombreuses crêtes de montagne possède le deuxième gisement de vent en Europe, cette énergie est encore peu développée dans l’hexagone, qui présente un important retard sur nos voisins allemands, espagnols ou danois.

    Mais les choses devraient changer très vite, car l’objectif officiel de la France est de produire à l’horizon 2020 23 % de son électricité grâce aux énergies renouvelables. Seul l’éolien, qui fournit aujourd’hui seulement 1% de notre électricité, mais qui devrait passer à 10% d’ici 2020, pourrait permettre une telle mutation dans un temps aussi court.

Contribution au service public de l'électricité

    Qu’en est-il dans la Loire, où le préfet vient de lancer un projet de shéma éolien départemental, première démarche de ce type en Rhône-Alpes ? L’intérêt des investisseurs éoliens pour le Massif Central est récent : il date de la circulaire du 19 juin 2006 fixant de nouvelles règles de rachat de l’électricité produite par le vent: désormais, les dix premières années de fonctionnement, existe une obligation de rachat par Edf, au tarif de 82 euros les 1000 kilowattheure. Edf ne paye pas de sa poche ce surcoût de l’électricité éolienne, mais grâce à la CSPE , la « contribution au service public de l’électricité » qu’elle collecte sur la facture de tous ses clients. En 2006 la CSPE a été étendue à l’éolien, et l’ensemble des consommateurs payent désormais pour le développement de cette énergie. Au bout de dix ans, si l’éolienne a beaucoup produit (en bord de mer par exemple) , le prix de rachat est revu à la baisse pour les cinq années suivantes. Si au contraire l’installation a peu produit, le prix de rachat maximum est maintenu. Ce mécanisme a eu pour effet de rendre rentables des projets qui l’étaient moins auparavant, et on a vu d’un coup les projets d’éoliennes se multiplier dans le Massif Central, où il y aurait aujourd’hui, selon les sources, entre 500 et 1000 !

La Loire moins ventée que la moyenne des départements

     Le département de la Loire est plutôt moins venté que la moyenne: pour être rentable une grande éolienne doit tourner au moins 2500 heures par an en équivalent pleine puissance. Or le potentiel moyen de la Loire serait de seulement 2000 heures/an. En outre la Loire est un département peuplé. Or on n’installe pas d’éolienne à moins de 500 m d’une habitation. Du coup, paradoxe, la partie la plus ventée du département, au Sud des Monts du Forez (secteur d’Usson-en-Forez) , trop mitée par l’habitat, ne peut accueillir aucune machine. Il faut donc chercher sur les crêtes moins peuplées de possibles lieux d’implantation : Monts de la Madeleine, Monts du Forez, Pilat…(lire ci-dessous). Par ailleurs les grandes éoliennes produisent beaucoup d’électricité qu’il faut évacuer vers le réseau via des « postes-sources » 63 000 volts, situés par définition loin des montagnes et plutôt près des villes. D’où l’obligation, couteuse, de tirer des lignes haute tension enterrées pour relier les éoliennes à ces postes.

Zones de développement éolien

     Enfin depuis juin 2006 , pour éviter l’anarchie des projets, la réglementation prévoit que les grandes éoliennes ne peuvent être installées que dans une « zone de développement éolien » (ZDE) proposée exclusivement par une collectivité, commune ou groupement de communes, après étude et feu vert du préfet. Sont exclues d’implantation : les zones habitées (pas de maison à moins de 500 mètres des machines) , les zones protégées (zones Natura 2000, réserves, ZNIEFF, parcs nationaux – mais pas les parcs régionaux - , zones aéronautiques, zones militaires, relais hertziens, zones à contraintes de protection civile…, et enfin les zones où l’impact paysager serait trop fort: monuments, sites remarquables ou historiques…

     L’étude ZDE, essentiellement cartographique , est assez légère et assez peu couteuse : de l’ordre de 15 000 euros. Il n’en est pas de même pour l’étude préalable au permis de construire qui suit , qui elle peut durer plusieurs années et couter jusqu’ 300 ou 400 000 euros : on y passe au crible le vent, la faune, la flore, l’hydrologie, et tous les impacts possibles des éoliennes sur l’environnement. Une fois tous ces obstacles franchi, restera à régler le problème peut-être encore plus important que la technique et la complexité des procédures: celui de l’acceptation par la population de machines, qui , quoi qu’on en disent, restent des éléments industriels posés dans un paysage naturel. L’éolien est toujours un choix difficile, voire dangereux, pour les élus, car potentiellement porteur de polémiques et de conflits. La manière dont est porté et accompagné un projet éolien est sans doute la clé de sa réussite. Avec une idée qui commence à faire son chemin dans la réflexion sur cette forme d’énergie : pourquoi ne pas faciliter l’investissement des citoyens dans l’éolien et leur permettre de bénéficier ainsi d’une partie des retombées, ce qui pourrait sans doute beaucoup améliorer l’acceptabilité des projets ? Sans jamais perdre de vue toutefois que la meilleure énergie du monde n’est pas celle que l’on produit, mais celle que l’on économise…

 

Puissance et rentabilité d’une éolienne : une formule simple

    Le rendement d’ une éolienne s’exprime par la simple formule : 1/2D X V3 , D étant le diamètre du rotor de la machine et V3 la vitesse du vent au cube. Si le diamètre de la machine est facile à connaître, il n’en est pas de même de la vitesse du vent, qui est par nature un phénomène naturel souvent très aléatoire. Or, à cause de cette formule intangible, une erreur de 2 sur la vitesse du vent se traduit immédiatement par une erreur de 8 sur le rendement de l’éolienne! De quoi bouleverser toute l’économie finale d’un projet. D’où la nécessité de longues études préalables pour bien s’assurer de la qualité du gisement de vent.

    Cela passe d’abord par l’installation d’un mât de mesure pour faire des relevés de vent pendant au moins une année, puis par la corrélation de ces résultats avec les données des stations météos les plus proches, pour réduire le plus possible le risque d’erreur. Toujours en application de la même formule, plus une éolienne est grande, plus elle est puissante. Par ailleurs plus elle est grande, plus elle tourne lentement, et donc plus elle est silencieuse. Revers de la médaille : elle est aussi plus visible. Le standard d’aujourd’hui pour les parcs éoliens terrestres est à des machines d’environ 2 mégawatt (2 MW ) de puissance pour 100 à 130 mètres de haut. Par comparaison, un seul réacteur nucléaire – il y en a généralement deux ou quatre dans une centrale – a une puissance de 900 à 1300 MW!

Ce que ça rapporte: 300 000 euros par an

pour un investissement de 2 millions

     L’investissement pour une éolienne standard de 2 MW est d’environ 2 millions d’euros, auxquels il faut rajouter les autres frais du projet: location du terrain, entretien des machines, taxes et impots… Le tout est amortissable en une dizaine d’années. Cette même éolienne de 2 MW tournant 2000 h par an en équivalent pleine puissance réalisera un chiffre d’affaire annuel supérieur à 300 000 euros, grâce au tarif bonifié de rachat de l’électricité. La durée de vie d’une telle machine étant de vingt à trente ans , on comprend mieux la forte rentabilité de l’opération pour les investisseurs, si les études préalables sont bien faites. Et les chiffres qui circulent sous le manteau aiguisent les appétits : pour un euro investi, un parc éolien en rapporterait entre 6 et 7 ; et un parc éolien de 50 MW rapporterait à une collectivité jusqu’à 400 000 euros par an de taxe professionnelle, mais bien plus encore en dividendes si la collectivité a investi elle-même dans le projet. Quant à la simple location d’une parcelle privée à un opérateur pour implanter un mat de mesure , elle rapporterait au propriétaire entre 2500 et 5000 euros par an !

Les métiers de l’éolien :

La filière éolienne s’articule aujourd’hui autour de trois métiers :

- Les développeurs : ce sont les sociétés qui prospectent le terrain et réalisent les études de ZDE et de permis de construire. Une fois ces études achevées et les autorisations obtenues, elles peuvent soit construire elles-même le parc, soit revendre le permis de construire « clé en main » à des investisseurs.

- Les investisseurs : à partir d’un projet de parc éolien finalisé, ils font l’investissement en travaux et machines. Parmi eux figurent Edf (via sa filiale Edf Energies Nouvelles) , mais aussi Gdf-Suez, ainsi que de grandes sociétés d’électricité étrangères (Portugal, Espagne, Italie, Allemagne…) qui implantent des éoliennes en France.

- Les exploitants : ils exploitent les parcs éoliens, les entretiennent et se chargent de revendre le courant électrique.

Ces trois métiers peuvent se combiner et être exercés par la même société d’un bout à l’autre du projet, ou bien être exercés sur un même projet par des acteurs différents.

Petit éolien: très aléatoire et sans soutien

    On appelle « petit éolien » l’éolien installé chez les particuliers pour l’autoconsommation (chauffage, eau chaude, charge de batteries…) ou pour revendre un peu d’électricité au réseau. En dessous de 12 m de hauteur, un permis de construire n’est pas nécessaire pour installer une éolienne et une simple déclaration de travaux suffit. Au dessus, il faut un permis de construire et pour espérer vendre de l’électricité à Edf, suivre obligatoirement la procédure de ZDE, très complexe pour un particulier. Le coût du petit éolien est plutôt élevé, ses contraintes de maintenance importantes (beaucoup plus que pour le solaire) , l’hostilité du voisinage fréquente (bruit, esthétique…), et le retour d’investissement pas évident. Il faut savoir aussi que la même éolienne posée à deux endroit différents de la même commune peut donner des performances très différentes. De plus, la fiabilité du matériel n’est pas toujours au rendez-vous, certains fabricants surfant sur la mode des énergies vertes pour vendre aux particuliers des machines qui ne dureront pas toujours la quinzaine d’années indispensables pour espérer la rentabilité. Bref, sans soutien public et tarifaire, le petit éolien semble très aléatoire, voire condamné. Pour toutes ces raisons, l’association spécialiste des énergies renouvelables Héliose , point info-énergie pour le département de la Loire, est très réservée et prudente sur le petit éolien et sa mise en oeuvre par un particulier. Pour Héliose, mieux vaut investir dans l’isolation ou le solaire. Seule exception : le petit éolien peut être une bonne solution pour équiper un site isolé ou difficile à raccorder au réseau électrique.

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03 janvier 2010

Le Piton de la Fournaise s'est réveillé

04 novembre 2009

Chemin de plume

 "Posons donc que tout ce qui est universel, chez l'homme, relève de l'ordre de la nature et se caractérise par la spontanéité, que tout ce qui est astreint à une norme appartient à la culture et présente les attributs du relatif et du particulier. Nous nous trouvons alors confrontés avec un fait, ou plutôt un ensemble de faits, qui n'est pas loin, à la lumière des définitions précédentes, d'apparaître comme un scandale: nous voulons dire cet ensemble complexe de croyances, de coutumes, de stipulations et d'institutions que l'on désigne sommairement sous le nom de prohibition de l'inceste. Car la prohibition de l'inceste présente, sans la moindre équivoque, et indissolublement réunis, les deux caractères où nous avons reconnu les attributs contradictoires de deux ordres exclusifs : elle constitue une règle, mais une règle qui, seule entre toutes les règles sociales, possède en même temps un caractère d'universalité. Que la prohibition de l'inceste constitue une règle n'a guère besoin d'être démontré; il suffira de rappeler que l'interdiction du mariage entre proches parents peut avoir un champ d'application variable selon la façon dont chaque groupe définit ce qu'il entend par proche parent; mais que cette interdiction, sanctionnée par des pénalités sans doute variables, et pouvant aller de l'exécution immédiate des coupables à la réprobation diffuse, parfois seulement à la moquerie, est toujours présente dans n'importe quel groupe social".


                 Claude Lévi-Strauss, Les Structures élémentaires de la parenté (1947),

Vénus à son miroir Velasquez.jpg


“La question se pose de savoir si le modèle réduit, qui est aussi le «chef-d’oeuvre» du compagnon, n’offre pas, toujours et partout, le type même de l’oeuvre d’art. Car il semble bien que tout modèle réduit ait vocation esthétique – et d’où tirerait-il cette vertu constante, sinon de ses dimensions mêmes? Inversement, l’immense majorité des ceuvres d’art sont aussi des modèles réduits. On pourrait croire que ce caractère tient d’abord à un souci d’économie, portant sur les matériaux et sur les moyens, et invoquer à l’appui de cette interprétation des oeuvres incontestablement artistiques, bien que monumentales. Encore faut-il s’entendre sur les définitions : les peintures de la chapelle Sixtine sont un modèle réduit en dépit de leurs dimensions imposantes, puisque le thème qu’elles illustrent est celui de la fin des temps. Il en est de même avec le symbolisme cosmique des monuments religieux. D’autre part, on peut se demander si l’effet esthétique, disons d’une statue équestre plus grande que nature, provient de ce qu’elle agrandit un homme aux dimensions d’un rocher, et non de ce qu’elle ramène ce qui est d’abord, de loin, perçu comme un rocher aux dimensions d’un homme. Enfin, même la « grandeur nature » suppose un modèle réduit, puisque la transposition graphique ou plastique implique toujours la renonciation à certaines dimensions de l’objet : en peinture, le volume ; les couleurs, les odeurs, les impressions tactiles, jusque dans la sculpture ; et, dans les deux cas, la dimension temporelle, puisque le tout de l’oeuvre figurée est appréhendé dans l’instant.
Quelle vertu s’attache donc à la réduction, que celle-ci soit d’échelle, ou qu’elle affecte les propriétés ? (…)
À l’inverse de ce qui se passe quand nous cherchons à connaître une chose ou un être en taille réelle, dans le modèle réduit la connaissance du tout précède celle des parties. Et même si c est
là une illusion, la raison du procédé est de créer ou d’entretenir cette illusion, qui gratifie l’intelligence et la sensibilité d’un plaisir qui, sur cette seule base, peut déjà être appelé esthétique.
Nous n’avons jusqu’ici envisagé que des considérations d’échelle, qui, comme on vient de le voir, impliquent une relation dialectique entre grandeur – c’est-à-dire quantité – et la qualité. Mais le modèle réduit possède un attribut supplémentaire : il est construit, man made, et, qui plus est, « fait à la main ». Il n’est donc pas une simple projection, un homologue passif de l’objet : il constitue une véritable expérience sur l’objet; or, dans la mesure où le modèle est artificiel, il devient possible de comprendre comment il est fait, et cette appréhension du mode de fabrication apporte une dimension supplémentaire à son être ; de plus – nous l’avons vu à propos du bricolage, mais l’exemple des « manières » des peintres montre que c’est aussi vrai pour l’art -, le problème comporte toujours plusieurs solutions. Comme le choix d’une solution entraîne une modification du résultat auquel aurait conduit une autre solution, c’est donc le tableau général de ces permutations qui se trouve virtuellement donné, en même temps que la solution particulière offerte au regard du spectateur, transformé de ce fait – sans même qu’il le sache – en agent. (…) Autrement dit, la vertu intrinsèque du modèle réduit est qu’il compense la renonciation à des dimensions sensibles par l’acquisition de dimensions intelligibles”.

                    
                            Claude Lévi-Strauss, La Pensée sauvage, Plon, 1962, p. 34-36.

22 septembre 2009

Le thon de la colère

thynnus thonnus.jpgBon. Voilà. L'Union européenne ne sauvera pas le thon rouge en mer méditerranée.

Alors que tous s'accordent à dénoncer l'intensité de la pêche dans le sud de l'Europe (de 50 000 à 60 000 tonnes/an !) et ses conséquences dramatiques sur les stocks de thons rouges, les élus européens ont préféré jouer la carte de l'attentisme et patienter jusqu'au dépôt du rapport de l'Iccat, prévu en Novembre. "Une fois l'avis des scientifiques publié en novembre, la Commission aura encore le loisir de faire une nouvelle proposition aux gouvernements européens" a-t-on estimé à Bruxelles.

Novembre ! Que de temps perdu...

Alors voilà. Je suis en colère.

Exit les promesses électorales de préserver notre environnement ! Exit les volontés affichées lors du Grenelle de l'Environnement !

"C'est désormais à l'Iccat d'assumer sa pleine responsabilité pour assurer la reconstitution des stocks de thon rouge", a commenté le commissaire européen à la pêche, le Maltais Joe Borg, tandis que son collègue en charge de l'environnement, le Grec Stavros Dimas, a dit "regretter" le blocage des gouvernements européens.

On croit rêver !

De basses manoeuvres politiques viennent de nous empêcher de sauver ce qu'il reste encore à sauver du thon rouge. De longues semaines, puis de longs mois seront encore consacrés à réfléchir sur l'interdiction totale, partielle ou finalement sur l'autorisation préservée de pêcher cette espèce animale qui disparaîtra bientôt de la planète.

Parce qu'il ne faut pas fâcher les thonniers. Parce que les enjeux économiques priment sur notre environnement.

Et que de la planète, on s'en fout !

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19:24 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : environnement, europe, nature, pêche | |  del.icio.us |

28 août 2009

Le chiffre du jour

 

43%

du coton cultivé dans le monde est génétiquement modifié

09:50 Publié dans Le chiffre du jour | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : environnement, écologie, nature | |  del.icio.us |

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