10 août 2010
El cecci idiffic hore dei
"Hec est ecclesia in honore [...] el [...] cecci idiffic hore dei" ...
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05 août 2010
Deo gratias (1)
15:20 Publié dans Forez, Patrimoine, Religion, Sury le Comtal | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
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07 juillet 2010
Les mercredis de l'été (1)
Chaque mercredi de l'été, je vous proposerai de découvrir ma petite ville. Son histoire, son passé mais aussi son avenir.
Difficile de déterminer l'étymologie exacte de Sury le Comtal. Mais il est d'usage d'affirmer que ce nom est issu de "Surius" (ou Surus) , patronyme d'un citoyen Romain et "le Comtal " pour désigner "un village directement soumis à un Comte".
Sury a véritablement pris son essor au XI° siècle avec l'édification de son château fort (1079). Trente-six Comtes du Forez s'y succèderont durant quatre siècles.
François Ier visita la ville en 1536. En 1609, Henri IV échangea le domaine de Sury contre diverses terres à Fontainebleau. Libérée des servitudes de la couronne, Sury fut acheté en 1612 par Jacques de la Veuhe, riche gentilhomme forézien. Louis XIII ordonna la démolition et la reconstruction du château, devenu la propriété du capitaine Pierre d'Escoubleau de Sourdis dont les appartements furent notamment décorés par Claude Désiré et Germain Baudouin.
En 1791, Sury fut cédée à Antoine Henri Jordan et Jean-Baptiste Dugas de Chassagny. De 1793 à 1801, Sury le Comtal se nommera "Sury la Chaux".
Le sol de la ville est en effet riche en argile et en calcaire. Matériau utilisé essentiellement dans la construction, la chaux sera exploitée pendant plusieurs siècles à Sury le Comtal. Les carrières se trouvaient à Fontabun, les Chaux, Aubigny. Les chaufourniers travaillaient à des fours installés essentiellement sur le côté gauche de la Grande Rue Franche.

Au milieu du XIX° siècle, la ville compta plus d'une trentaine de fours à chaux. L'industrie de la chaux fut si prospère qu'une rue de la ville s'appela "Rue des Fours à Chaux" jusqu'en 1930 (date à laquelle elle fut rebaptisée Rue Antoine Poizat) .
L'exploitation de l'argile fut elle aussi intense.
A Sury, la terre était transportée avec un tombereau tiré par des vaches. En 1945, un camion G.M.C. réformé vint remplacer les animaux. Situées sur un terrain toujours plat, les briqueteries produisaient briques et tuiles, toutes artisanales. "Les établissements étaient petits, toujours couplés avec une exploitation agricole. Il s'agissait pour le briquetier d'une activité complémentaire et saisonnière. Pas plus de 5 ou 6 cuissons par an, dans des périodes où les travaux des champs pressaient peu. Le travail de l'argile commençait en automne. Dans la carrière, la terre était abattue et laissée sur place tout l'hiver. La pluie, la neige, le gel allaient la déliter… Au printemps, avant Pâques, elle était émiettée. L'opération se faisait à l'origine au sabre sur un plateau de bois. Ensuite un manège dallé fut utilisé. La terre était longuement piétinée par des animaux : vaches, chevaux… La glaise était mouillée pour être bien pétrie, "patiassée" selon l'expression locale. Il fallait enlever avec soin les cailloux "plus gros qu'un œuf de pigeon". La terre était ensuite mise dans une fosse à l'abri des intempéries pour le mûrissement, une sorte d'homogénéisation. Ensuite la mise en forme dans un cadre souvent en bois se faisait à la main, à la truelle ou au battoir. Souvent c'était le travail d'adolescents et d'enfants. Ejectée avec les pouces (on voit encore les empreintes), la brique était portée au séchoir ou, à la demande, à la presse, toujours avec une main-d'œuvre juvénile. Un adulte maniait la lourde machine qui compactait et donnait l'empreinte."
Aujourd'hui, les carrières d'argile se trouvent aux Appens et aux Chaux, derrière la déchetterie et la Zone industrielle.
Elles sont exploitées par la société Imérys, un groupe international, N°1 mondial de l’exploitation et de la valorisation des minéraux : argile, kaolin, lithium… Le siège de la branche « terre cuite » qui compte une vingtaine de site industriels de production de tuiles et de briques en France est à Limonest, dans le Rhône. L’unité de Saint-Marcellin , longtemps spécialisée dans la brique platrière, un produit en perte de vitesse, a trouvé un nouvel essor dans les années 90 en se lançant dans la production des «briques monomur », briques utilisées pour bâtir des murs porteurs à fort coefficient d’isolation thermique.
Voici ce qu'on peut lire à cette adresse : http://www.enviscope.com/component/content/article/8561
"La briquetterie Imérys Terre Cuite démarre, à Saint-Marcellin dans la Loire, un programme de reboisement sur quatre ha d’une ancienne carrière d’argile, pour compenser le défrichement d’une autre parcelle boisée classée dont elle vient de commencer l’exploitation. La législation impose depuis longtemps aux exploitants de carrière la remise en état des sites après exploitation. L’originalité de l’opération conduite par Imérys (1) à Saint-Marcellin réside surtout dans un partenariat revendiqué avec tous les acteurs concernés, élus locaux, administrations de tutelle (préfecture, DREALE), associations de riverains (ASSEN -Association Saint-marcellinoise de Sauvegarde de l’Environnement-) et de naturalistes (FRAPNA-Loire) , pour trouver un mode de fonctionnement durable de cette unité historique de production de briques. Créée en 1911, produisant aujourd’hui120 000 tonnes de briques par an à partir de 180 000 tonnes d’argile extraite à proximité, elle emploie 70 personnes et réalise un chiffre d’affaire annuel d’environ 10 millions d’euros. L’unité Imérys Terre Cuite de Saint-Marcellin est avec celle de Mably (Roannais), appartenant au même groupe, une des deux dernières briquetteries du département de la Loire, qui en a compté jusqu’à une dizaine. Confrontée à l’épuisement, prévu pour 2014, d’un de ses trois gisements d’argile de la plaine du Forez, à Sury-le-Comtal, elle devait s’assurer une nouvelle source de matière première. Mais le site convoité, à Trémoulin juste à coté de son usine de Saint-Marcellin, exploitable jusqu’en 2035, était planté d’un bois de chênes classé d’une dizaine d’ha…
4200 chênes, frênes, merisiers...
Après discussion avec la mairie et les associations, un accord sur un reboisement de compensation a été conclu et soumis à l’administration, qui a donné son feu vert : 4200 jeunes chênes sessiles, frênes , merisiers, églantiers, cornouiller et aubépines (essences retenues après étude par la FRAPNA) viennent d’être plantés à l’automne 2009 sur 2 ha de l’ancienne carrière d’argile de Serennes, pour un cout de 15 000 euros. Une deuxième tranche de plantations équivalente est prévue pour 2010, et 3 ha seront aussi replantés sur le site de Trémoulin, après exploitation de l’argile. Les terrains non reboisés seront rendus à l’agriculture après remise en état, ou aménagés en plans d’eau. L’usine Imérys de Saint-Marcellin, déjà certifiée iso 14001 pour l’environnement, réfléchit par ailleurs à modifier son outil de production pour économiser l’énergie fossile: en 2010 elle pourrait transformer son four à gaz actuel pour l’alimenter à 80 % avec de la sciure de bois produite localement (2). Un tout autre coût que le reboisement de quelques ha, puisque l’investissement prévu, selon le directeur du site Cyril Guiotto, serait de l’ordre de 4 millions d’euros…"
A mercredi prochain !
15:06 Publié dans C'est l'été !, Sury le Comtal | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
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05 avril 2010
La Chapelle St Etienne de Sury
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27 décembre 2009
Manufrance archivée
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22 novembre 2009
Entre la bouche et la cuiller il y a souvent encombre
Les élus locaux conviés à la "braderie" des monuments historiques
Le domaine national de Saint-Cloud, son jardin à la française ordonnancé par Le Nôtre, ses fontaines et ses sculptures, va-t-il être transféré au conseil général des Hauts-de-Seine ? Son président, Patrick Devedjian (UMP), n'a jamais caché son envie de récupérer ce vaste domaine de 460 hectares, qui pourrait alors s'intégrer à son projet de "vallée de la culture" (Le Monde du 15 novembre 2007). Actuellement, ce monument national est la propriété de l'Etat et n'est pas transférable.
Mais l'article 52 du projet de loi de finances pour 2010, voté en première lecture jeudi 12 novembre, à l'Assemblée nationale, ouvre de nouveaux horizons aux élus locaux : il prévoit que tous les monuments appartenant à l'Etat ou à ses établissements publics pourront désormais être transférés. Certains dénoncent une "grande braderie" destinée à alléger les dépenses de l'Etat. D'autres se réjouissent que le chantier de la décentralisation des monuments historiques soit ainsi relancé. Mais à quelles conditions, et avec quels garde-fous ?
Le projet du gouvernement est succinct. Surtout, il fait tomber les barrières prévues dans la loi de 2004 relative aux libertés et responsabilités locales. Impulsé par l'ancien ministre de la culture Jean-Jacques Aillagon, l'article 97 de cette loi encadrait les modalités de transfert des monuments historiques, en s'inspirant des travaux menés en 2003 par une commission présidée par René Rémond, président de la Fondation nationale des sciences politiques. Cette commission avait dressé une liste de 176 monuments historiques transférables. En revanche, il était prévu que des grands lieux de la mémoire nationale - parmi lesquels figurait le domaine de Saint-Cloud - restent dans le giron de l'Etat. L'opération a eu un succès mitigé : sur les 176 monuments proposés, 66 ont été transférés dont 11 relevant du Centre des monuments nationaux : château du Haut-Koenigsbourg, dolmen du Haut-Peyrelevade, chapelle des Carmélites à Toulouse, etc.
Il est vrai que la loi de 2004 imposait quelques contraintes : outre que la liste des monuments était fixée par décret, l'opération était limitée à un an après la parution du décret mentionnant les monuments transférables et les bâtiments devaient être cédés dans leur ensemble. L'article 52 de la loi de finances lâche du lest et lance "un appel généralisé et sans limite temporelle au volontariat des collectivités territoriales", lit-on dans l'exposé des motifs. Tous les monuments appartenant à l'Etat ou à ses établissements publics sont concernés, et le transfert pourra porter sur "tout ou partie des immeubles".
Quant au ministère de la culture, pourtant chargé des monuments historiques, il n'a pas son mot à dire : c'est le représentant de l'Etat - le
préfet - qui "désigne la collectivité ou le groupement de collectivités bénéficiaires du transfert en fonction des projets présentés. (...) Il peut décider de ne désigner aucun bénéficiaire au vu de l'importance qui s'attache au maintien du bien concerné dans le patrimoine de l'Etat".
A gauche comme à droite, la réforme fait l'objet de vives critiques. Lors des débats à l'Assemblée, le rapporteur pour avis de la commission des affaires culturelles, Marcel Rogemont (PS), a réclamé, en vain, la suppression de cet "article félon". Le rapporteur spécial de la commission des finances, Nicolas Perruchot (Nouveau Centre), a estimé qu'"en l'état, la réforme proposée n'est pas satisfaisante". "Il est légitime de se demander si le représentant de l'Etat jugera seul de l'importance du bien concerné. Si aucun avis ni même aucune consultation des services compétents du ministère de la culture et de la communication n'est requis, on crée un risque quant à la préservation du patrimoine national et quant à la cohérence de la politique attachée à celui-ci sur notre territoire", s'est-il inquiété. Enfin, tout le patrimoine doit-il être transférable, s'interroge M. Perruchot, qui suggère d'établir "une liste négative" de monuments non transférables, citant l'Arc de triomphe, les Invalides, ou encore le château de Versailles.
La présidente UMP de la commission des affaires culturelles, Michèle Tabarot, a plaidé pour que toute opération de transfert soit soumise à "l'avis conforme" du ministre de la culture. Sans succès. "On veut visiblement dessaisir la Rue de Valois de ce dossier", analyse aujourd'hui M. Rogemont.
Des questions restent sans réponse. Une collectivité locale ayant repris un monument de l'Etat, puis se trouvant dans l'incapacité de l'entretenir, pourra-t-elle le céder à un acheteur privé ? Sollicité par Le Monde, le cabinet du ministre de la culture n'a pas jugé utile d'apporter des précisions. Interpellé lors de son audition devant les députés de la commission des affaires culturelles, le 3 novembre, Frédéric Mitterrand s'était dit "tout à fait favorable" à la réforme en cours, avant d'ajouter : "Il faudra néanmoins garder à l'esprit la nécessité de conserver une présence directe de l'Etat sur tout le territoire ainsi que la cohérence de la politique culturelle générale." Il n'est pas sûr que l'article 52, dans sa version actuelle, réponde à ces objectifs.
18:04 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
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28 septembre 2009
Prenons du galon !
Mon amie Souliko évoque sur son excellent blog "une rencontre qui lui a marqué l'esprit et mis l'âme en joie".
Cette rencontre aurait pu se faire à St Etienne ! Car autrefois, la ville était célèbre pour ses trois collections :
- d'armes (le célèbre catalogue Manufrance !)
- de cycles
- et de rubans.
Ah, les passementiers stéphanois ! Ils avaient des mains en or et un talent inégalable !
Admirez ces merveilles !



Souliko m'a donné l'envie de vous faire partager mon admiration pour les passementiers stéphanois. Et, pour la remercier de m'avoir fait passer cet excellent moment en votre compagnie, voici le métier à tisser sur lequel des démonstrations sont faites aujourd'hui encore par d'anciens passementiers au Musée d'Art et d'Industrie de St Etienne :


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