13 juin 2010
Certification européenne pour les biocarburants : un cadeau aux industriels ?
En 2007, le Conseil Européen avait fixé à 20% le seuil d'une réduction des émissions à effet de gaz .
L'une des solutions permettant d'atteindre cet objectif est bien entendu l'utilisation d'énergies renouvelables en matière de transports. Aujourd'hui, les biocarburants sont le bioéthanol (produit à partir de cultures sucrières et céréalières) et le biodésiel qui, produit à partir de plantes oléagineuses devrait remplacer le gazole.
Ce jeudi 10 Juin, Günter Oettinger, Commissaire européen à l'énergie s'est prononcé en faveur d'une consommation d'au moins 10% de biocarburants en 2020 au sein de l'Union européenne. La directive entrera en vigueur en Décembre 2010. "Nous allons observer l'évaluation du marché, regarder les avantages pour l'environement et la nature. Nous n'excluons pas des corrections. Les biocarburants sont une grande opportunité, évidemment accompagnée de risques" a notamment expliqué Günter Oettinger qui n'ignore point que les biocarburants sont accusés de jouer un rôle majeur dans la pollution via la déforestation dans les pays pauvres.
Si le principe d'une accélération dans la lutte contre la pollution me séduit, je reste cependant partagée quant aux moyens fixés par la Commission pour y parvenir.
Tout d'abord, l'entrée en vigueur d'une certification des biocarburants : qu'est-ce qu'une énergie durable ? Pour y répondre, la Commission vient de mettre en place un système de certification. Car les biocarburant devront satisfaire à un certain nombre de critères tels que la protection de la biodiversité ou la performance du biocarburant. Ainsi, "seuls seront considérés comme "durables" ceux qui permettent des réductions d'émissions de gaz à effet de serre d'au moins 35 % par rapport à l'essence ou au diesel. En 2017, cette réduction devra s'élever à au moins 50 %." (source : Le Monde). Tout au long de la chaîne (du producteur au consommateur), un "contrôleur" sera chargé de vérifier que les critères fixés par la Commission ont bién été respectés. Mais le biocarburant peut être produit au sein de l'UE tout comme faire l'objet d'une importation. Aussi la procédure de certification me semble-t-elle vouée aux pires dérives. Près de 26 % du biodiesel et 31 % du bioéthanol consommés en Europe en 2007 étaient importés, en grande partie depuis le Brésil et les Etats-Unis. Oui, j'ai bien dit les Etats-Unis !
Ensuite, en ces temps de famine dans certaines parties du globe, j'ai du mal à admettre qu'il faudra transformer l'affectation de milliers de terres agricoles. Nous savons tous que la Terre ne pourra nourrir tous ses habitants indéfiniment ; devons-nous, en outre, prendre un risque supplémentaire ?
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02 mai 2010
Ecoeurement
14:12 Publié dans Ecologie | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
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06 mars 2010
L'île Noire
Un "continent" de déchets plastiques a été découvert dans l'Atlantique nord
Des bouchons de bouteille, des cartouches vides, des morceaux de cagettes, des filets, et une myriade de minuscules fragments de plastique : telle est la moisson récoltée dans l'océan Atlantique nord par les scientifiques de la Sea Education Association (SEA). Les océanographes employés par cette organisation non gouvernementale américaine, spécialisée dans la formation des étudiants, ont dévoilé, fin février, lors d'un congrès à Portland (Oregon), l'existence d'un vaste "continent" de déchets plastiques dans l'Atlantique, comparable au "Great Eastern Pacific Garbage Patch" - la "poubelle de l'est du Pacifique" - découvert en 1997.
L'accumulation de déchets, comme dans le Pacifique, occuperait une surface équivalant à la taille du Texas. Elle se situe à plus de 500 milles nautiques (926 km) des côtes, et son centre se trouve à la latitude d'Atlanta. Les déchets aboutissent à cet endroit car il s'agit d'une zone de hautes pressions, où les vents sont faibles et où les courants s'enroulent dans le sens des aiguilles d'une montre : c'est ce qu'on appelle une gyre. "Les courants y aboutissent, et les objets qu'ils charrient ne s'en échappent jamais", explique Giora Proskurowski, océanographe à la SEA, principal auteur des recherches.
Les déchets collectés sont rarement entiers. La majorité d'entre eux, fragmentés par le séjour dans l'eau, mesurent moins de un centimètre et pèsent moins de 15 grammes. "L'image du "continent" est excellente pour sensibiliser le grand public, mais ne rend pas bien compte de la réalité, explique M. Proskurowski. Il s'agit d'une multitude de fragments, difficiles à voir de loin. Mais quand on puise dans l'eau, on remonte une quantité impressionnante de plastique."
La SEA a effectué 6 100 prélèvements depuis 1986, lors de campagnes annuelles en mer où des étudiants sont embarqués. Au total, 64 000 fragments ont été collectés.
La densité moyenne de plastique dans la zone explorée est de 200 000 fragments par kilomètre carré (contre 300 000 dans la gyre du Pacifique). La plupart du temps, il s'agit de plastiques courants (polyéthylène, polypropylène, mousse polystyrène).
Les débris sont présents jusqu'à au moins 10 mètres de profondeur. Ils proviennent des navires et des continents riverains de l'Atlantique, transportés par le vent et les fleuves vers la mer. D'autres types de plastiques, plus denses, pourraient se trouver au fond de l'océan.
Les principales victimes de cette pollution sont les animaux marins. Les mammifères, tortues ou oiseaux peuvent être piégés par les sacs et les filets, ou avaler des fragments qui obstruent leur système digestif. Ces effets néfastes ont été démontrés sur 260 espèces. De plus, les débris fonctionnent comme des éponges, qui accumulent les polluants organiques persistants. Ils sont ingérés par la faune marine, et pourraient, par ce biais, être véhiculés jusqu'à l'homme.
Il n'est pas possible de nettoyer l'océan. "Autant essayer de passer le Sahara au tamis", ironise Charles Moore, le navigateur et chercheur qui a découvert l'accumulation de déchets dans la gyre du Pacifique. Et le plastique est très résistant. Aucun micro-organisme n'est capable de le dégrader complètement. Même transformé en poudre, tout le plastique produit depuis que l'homme le fabrique est présent dans l'environnement.
Selon les chercheurs, la seule solution pour réduire sa présence dans l'océan est donc de ne pas le jeter dans l'environnement, et d'opter pour des matériaux alternatifs biodégradables.
Les scientifiques de la SEA tenteront cet été de déterminer la limite orientale de la "poubelle" de l'Atlantique. "Plus nous accumulons de données sur cette pollution, plus la prise de conscience sera importante", affirme M. Proskurowski. En plus de celles de l'Atlantique et du Pacifique, trois autres gyres sont susceptibles de contenir des quantités comparables de déchets : dans l'Atlantique et le Pacifique sud, et dans l'océan Indien.
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30 novembre 2009
La totale !
Par Reuters, publié le 29/11/2009
NANTES - Plusieurs plages de Loire-Atlantique et de Vendée sont fermées dimanche pour des opérations de dépollution en raison de l'échouage de petites galettes éparses de fioul depuis quarante-huit heures.
Deux tonnes d'hydrocarbures ont déjà été collectées sur les plages de l'ouest de l'île de Noirmoutier (Vendée), où treize chantiers de nettoyage ont été ouverts.
Les galettes varient d'un diamètre "de deux à vingt centimètres", précise la préfecture de région des Pays de la Loire dans un communiqué.
La pollution a été constatée de Saint-Jean-de-Monts (Vendée) à Batz-sur-Mer, dans le nord de la Loire-Atlantique, épicentre de la pollution au fioul survenue après le naufrage de l'Erika en décembre 1999.
"L'hypothèse de la reprise par la mer d'une pollution ancienne, à l'occasion des épisodes de mer très forte que nous avons eus ces derniers jours, n'est pas écartée", déclare la préfecture.
"Aucune nappe de surface identifiée" n'a été observée lors de survols de la zone en hélicoptère, selon la préfecture maritime et le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage (CROSS) chargé de la façade atlantique.
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01 novembre 2009
Marasme écologique pour l'Etat
Algues vertes : l’Etat responsable ?
La cour administrative d’appel de Nantes examine mardi le dossier opposant l’Etat à des associations écologistes à propos de la prolifération des algues vertes en Bretagne. L’Etat a été condamné en première instance. Ce n’est pas la première fois que l’Etat est critiqué par la justice. Petit retour historique.
Cela fait plus de trente ans que l’état français patauge dans les algues vertes. Plus de trente ans qu’il ferme les yeux sur la spécialisation de la Bretagne dans l’élevage hors sol. Et pourtant la justice l’a déjà épinglé pour ne pas avoir assumé son devoir de vigilance, de contrôle et de sanction. En 1995, la Lyonnaise des Eaux est condamnée à rembourser les bouteilles d’eau minérales achetées par des habitants de Guingamp. En cause, la teneur en nitrate supérieure aux 50 milligrammes par litre, c’est la norme à ne pas dépasser. La Lyonnaise décide de ne pas faire appel de la décision, elle rembourse les plaignants. Mais elle se retourne contre l’Etat français, coupable selon elle d’avoir autorisé la multiplication des élevages de porcs et de volailles. En 2001, l’Etat est condamné pour manquement à l’intérêt général. Les mots du commissaire du gouvernement sont sans équivoque : l’Etat a laissé les élevages s’implanter le long des cours d’eau, les études d’impacts sont bâclées, l’Etat ne contrôle pas les plans d’épandage destinés à évacuer le lisier sur les terres. Les sols sont saturés. Les pluies emportent tout dans les cours d’eau puis dans la mer. Bref, l’Etat a laissé faire. Ce n’est pas tout à fait juste. Il y a bien eu des plans de mise aux normes des bâtiments d’élevage. Des aides financières. Mais la situation économique des éleveurs a toujours prévalu sur la santé écologique des cours d’eau et du milieu marin. La France a été épinglée par l’Europe, par sa propre justice nationale... en vain. Les compagnies de distribution de l’eau sont capables de fabriquer de l’eau potable avec des ressources saturées en nitrates. IL suffit d’y mettre le prix. UN prix que les consommateurs ne sont pas forcément prêts à payer... mais le milieu naturel lui a dépassé le seuil de l’indigestion.
Nathalie Fontrel pour www.france-info.com
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03 avril 2009
Quel environnement pour demain (3) ? La pollution lumineuse
Lumière et pénombre. Si la première est source de vie, la seconde la garantit.
Mais l'Homme a toujours eu peur de l'obscurité. Aujourd'hui, nous détestons le noir comme nous haïssons le bruit ! Nombreux sont ceux à illuminer leur intérieur . Par crainte de quoi ? A l'extérieur, néons et enseignes brillent tard dans la nuit . Pour qui ? Evoquons enfin l'éclairage excessif de nos villes et villages qui, là aussi, défie tout entendement. Quelle est l'utilité d'éclairer le clocher d'une église ou la façade d'une mairie ?
Cette pollution lumineuse a des incidences importantes sur la faune :pigeons et étourneaux augmentent leur nombre de couvées par an et les rouge-gorges chantent même pendant la nuit du fait de l'éclairage ! Face aux lumières artificielles de la ville, les oiseaux migrateurs se trouvent parfois désorientés. Ils discernent mal les étoiles auxquelles ils se fient pour migrer. Les zones éclairées les dévient de leurs routes, en les attirant ou en les repoussant. Les oiseaux migrateurs dépensent ainsi une énergie pourtant précieuse pour venir à bout d’un périple exténuant.
Alors, agissons en respectant ces règles simples :
- munir toutes les sources lumineuses d’abat-jour renvoyant la lumière vers le bas
- s’abstenir d’éclairer façades, monuments, paysages
- éclairer murs et panneaux (qui doivent absolument l’être) du haut vers le bas et non pas du bas vers le haut.
Utiliser la bonne quantité de lumière
- Ajuster la puissance des lampes et par là-même la valeur de l’éclairement résultant en fonction des réels besoins.
- Utiliser des systèmes de contrôle (minuterie, gradateurs, déclencheurs automatiques) qui ne fourniront de la lumière que lorsqu’elle est nécessaire.
- Eviter d’éclairer des lieux qui n’ont vraiment pas besoin de l’être.
Eviter les sols réfléchissants
- Utiliser chaque fois que cela est possible pour les sols éclairés un revêtement sombre et non réfléchissant.
Utiliser des lampes peu polluantes
- Préférer à toutes autres, les lampes au sodium basse pression qui sont quasiment monochromatiques et n’engendrent des signaux parasites pour les spectres astronomiques que sur deux fréquences bien définies.
- Eviter l’usage de lampes à vapeur de sodium haute pression ou vapeur de mercure haute pression qui, par leurs émissions monochromatiques superposées à un fond continu, polluent toutes les fréquences du spectre visible d’une façon complexe et impossible à corriger.
Protégeons notre planète !

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30 mars 2009
Insolite... et triste !
Ce matin, j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres, coincé entre le dernier bulletin municipal et le magazine départemental, le catalogue de printemps des magasins Jouéclub.
En page 39, deux jouets étranges tout droit sortis de la triste imagination d'adultes qui ne jouent plus depuis bien longtemps... Les trouverez-vous ?


17:34 Publié dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
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