04 mars 2010

Méthode Coué

Nicolas Sarkozy veut enrayer le déclin de l'industrie française

www.lepoint.fr

Nicolas Sarkozy détaille son plan pour sauver l'industrie française. Dans un discours prononcé à Marignane en clôture des états généraux, il a d'abord brossé, chiffres à l'appui, un portrait sans fard des difficultés qui ont fragilisé, avant même la crise, les industries "made in France" et a proclamé sa volonté de tout faire pour que la France "garde ses usines". Depuis 1980, la France a perdu environ 2 millions d'emplois industriels. En 2009, cette dégradation s'est accélérée en raison de la crise, avec quelque 200.000 emplois détruits en plus. Au premier rang des accusés de cette "désindustrialisation", Nicolas Sarkozy a sévèrement étrillé les 35 heures, qui, selon lui, "ont tué l'industrie française". Il a également mis en cause les charges sociales et le manque d'innovation ou d'investissement des entreprises.

Mais le chef de l'État ne désespère pas d'apporter ses remèdes pour enrayer ce déclin. Il ambitionne d'augmenter la production du secteur secondaire de 25 % en volume d'ici 2015, selon un document de l'Élysée. Le gouvernement souhaite "revenir à une balance commerciale industrielle excédentaire d'ici 2015" (hors secteur énergie), affirme la présidence, soulignant que cette balance a plongé dans le rouge en 2007. Sur le plan européen, le gouvernement souhaite enfin "augmenter de 2 % la part de la France dans la valeur ajoutée européenne d'ici 2015". Cette part est actuellement de 13 %, contre plus du double pour l'Allemagne, selon l'Élysée. Voilà pour les objectifs.

Quelques nouveautés

En ce qui concerne les moyens, Nicolas Sarkozy a rappelé que les financements viendraient en grande partie du grand emprunt. En plus des 5,5 milliards d'euros déjà alloués aux entreprises innovantes, aux transports et à l'espace, 500 millions d'euros de prêts bonifiés "verts" seront versés aux entreprises qui investissent pour produire propre, a-t-il confirmé. En outre, 300 millions d'euros financeront "la structuration des filières" industrielles et 200 autres millions une "prime à la relocalisation" des entreprises en France. Une "conférence nationale de l'industrie" sera par ailleurs créée et chargée, en premier lieu, de proposer en septembre des "mesures concrètes d'allègement et de simplification" de la réglementation. Dans son catalogue de mesures, le chef de l'État a annoncé la nomination, avant la fin mars, d'un "médiateur de la sous-traitance", un allègement de la fiscalité des brevets et a exhorté Bruxelles à "prendre des initiatives pour une véritable politique industrielle européenne".

Nicolas Sarkozy veut aussi proposer "d'ici septembre" un nouveau produit d'épargne spécialement destiné à financer l'industrie. La ministre de l'Économie Christine Lagarde "ouvrira ce chantier pour proposer d'ici l'été un nouveau cadre fiscal qui encouragera vraiment l'épargne à s'orienter vers le financement en fonds propres des entreprises", a-t-il détaillé, citant la proposition de la CGT d'un "livret d'épargne industrie". Des concertations auront lieu à ce sujet avec les partenaires sociaux. Il s'agit d'orienter davantage l'épargne vers "les marchés actions", une proportion qui plafonne aujourd'hui à 25 %, selon le chef de l'État.

Mais l'essentiel tient à la place que l'État entend jouer dans la définition de la politique industrielle française. Nicolas Sarkozy souhaite que les administrateurs de l'État "jouent leur rôle" dans les conseils d'administration des entreprises publiques pour mieux suivre leur stratégie industrielle. "Ils ne sont pas là seulement pour les jetons de présence ou pour voir combien on fait de bénéfice à la fin de l'année, mais pour poser une véritable politique industrielle", a-t-il martelé. Selon un document de l'Élysée, l'État va nommer un administrateur supplémentaire, issu du ministère de l'Industrie, dans les entreprises publiques, notamment pour Renault, La Poste et France Télécom.

Renault toujours dans le collimateur


Le chef de l'État veut aussi que "lorsque l'État est actionnaire, les ministres, et notamment le ministre de l'Industrie, puissent avoir deux fois dans l'année une discussion avec les patrons que l'État a nommés sur la stratégie d'investissement".

Une leçon qu'il a certainement tirée du cas de Renault. Sans citer le constructeur automobile directement, Nicolas Sarkozy a dénoncé sa stratégie de localisation : "Je n'accepte pas que le grand groupe privé automobile PSA ait les deux tiers de ses effectifs en France et que l'autre constructeur automobile ait seulement un tiers de ses effectifs en France, alors que l'État en est propriétaire à 15 %." "Qu'on aille créer des usines à l'extérieur, ça me va très bien pour gagner des parts de marché. Mais qu'on aille fabriquer des voitures à l'extérieur pour les ramener en France, ça fait de la pollution par ailleurs, et je ne l'accepte pas. Sinon, pourquoi l'État a-t-il mis 6 milliards d'euros pour aider la filière automobile française à survivre ?", s'est-il interrogé. En janvier, Nicolas Sarkozy avait exigé de Renault qu'il implante la production de sa future Clio 4 à Flins et non en Turquie, comme il l'avait envisagé. Une demande satisfaite seulement en partie puisque la future voiture de la marque au losange sera produite en partie dans l'Hexagone, mais aussi en Turquie...

20:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, économie, politique, ump, crise, chômage | |  del.icio.us |

26 février 2010

Vaches et ... veaux

affichesalonagriculture2010.jpgOuïlle ! France 2 et le net viennent d'annoncer que Nicolas Sarkozy n'inaugurerait pas le salon de l'agriculture qui ouvrira ses portes le 27 Février prochain ! Officiellement, le Chef de l'Etat, "de retour de son périple international, ira se reposer dans une propriété nationale". Voilà un bien mauvais signal adressé au monde paysan !

En revanche, le Président de la République recevra dès mardi (8h30 !) les candidats UMP aux élections régionales. Selon l'Express, "Nicolas Sarkozy veut recadrer les candidats de la majorité. Au sommet de l'exécutif, on s'agace de voir une campagne traîner dans le caniveau (...) Sont conviés Valérie Pécresse, Roger Karoutchi, Rama Yade ainsi que toutes les têtes de liste d'Ile-de-France, l'ambiance risque d'être glaciale. Une source proche de l'UMP confiait à L'EXPRESS.fr que le chef de l'Etat "est un peu désespéré de ceux qui ne font pas campagne et quand ils la font, la font contre leur camp". Ajoutant: "ceux qui lancent ce genre d'attaques sont souvent ceux qui ont le plus à se reprocher."

Et bien oui ! A l'UMP, il y a priorité et... Priorité !

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         Vice-Présidente du MoDem Loire

13:42 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozy, agriculteurs, régionales 2010 | |  del.icio.us |

19 février 2010

En réseau

FT2.jpgRECASAGE

L'ancienne ministre Christine Albanel bientôt dircom de France Télécom

Par Emmanuel Berretta pour www.lepoint.fr

À la demande de Stéphane Richard, Christine Albanel rejoindra le groupe France Télécom prochainement, selon lefigaro.fr . Contactée par lepoint.fr, l'ancienne ministre de la Culture se réfugie derrière un "no comment" assez explicite. Du côté de France Télécom, on se refuse également à commenter l'information. lepoint.fr est, cependant, en mesure de préciser que Christine Albanel deviendra directrice de la communication à la place de Caroline Mille, qui rejoint Peugeot SA à compter du 1er mars.

Christine Albanel a quitté le gouvernement Fillon l'été dernier. Depuis, elle a rejoint le Conseil d'État et s'est vu confier une mission sur le livre numérique. Elle guignait le mandat de président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont le poste est actuellement occupé par Bruno Racine, au moins jusqu'en avril. Est-ce à dire qu'elle a renoncé à cette ambition ? Sans doute que le soutien de Fillon pour la BNF n'a pas suffi. Bruno Racine, qui souhaite rester en place, doit respirer... Chez France Télécom, Christine Albanel rejoindra un autre parachuté de la politique : Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui est l'actuel numéro deux de l'opérateur.

Sitôt connue, la prochaine nomination d'Albanel a suscité des commentaires aigres - et même une pétition à son encontre - dans la blogosphère, dominée par les anti-Hadopi. Cette loi, officiellement soutenue par France Télécom en tant que FAI, a fait l'objet de commentaires internes moins favorables. En réalité, les techniciens de France Télécom considèrent que le dispositif Hadopi est une "usine à gaz" qui ne marchera jamais, en raison des solutions de cryptage des données sur la Toile. Mais cette position ne pouvait être assumée publiquement par son pdg Didier Lombard, France Télécom étant encore détenue en partie par l'État. Albanel aura peut-être le loisir d'échanger, casquette ministérielle remisée, avec les techniciens d'Orange, désormais ses collègues...

21:08 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : société, france telecom, politique, sarkozy, hadopi, ump | |  del.icio.us |

05 février 2010

Pangloss, vite !

Dominique Strauss-Kahn l'emporterait au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2012 face à Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA pour l'hebdomadaire Marianne rendu public jeudi

06:00 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2012, sarkozy, ump, ps | |  del.icio.us |

01 février 2010

Leur raison d'innover, c'est eux

FT2.jpgLe Mardi 2 Février, Didier Lombard annoncera publiquement son retrait de la présidence du Conseil d'administration de France Telecom. 

Le nom de son successeur est déjà connu puisqu'il s'agit de Stéphane Richard dont voici le CV :

24 août 1961. Naissance à Caudéran (Gironde)

1983. Diplômé d'HEC.

1987. Diplômé de l'Ena, promotion Fernand Braudel (la même que Frédéric Oudéa, futur P-DG de la Société Générale, et que Nicolas Bazire, le bras droit de Bernard Arnault). Entre à l'inspection des finances.

1991. Conseiller technique au cabinet de Dominique Strauss-Kahn, ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur.

1992. Chargé de mission à la direction financière de la Compagnie générale des eaux (CGE), future Vivendi.

1994. Administrateur et directeur général de la compagnie immobilière Phénix.

1997. Jean-Marie Messier le nomme à la tête de la Compagnie générale d'immobilier et de services (CGIS), pôle immobilier de la CGE, devenue depuis Nexity. Il fera fortune en participant au LBO (rachat par le management grâce à un recours massif à l'endettement) de la société en 2000.

2002. Il devient administrateur de France Télécom, poste qu'il occupera jusqu'en 2007 et son arrivée à Bercy.

2003. Nommé directeur général adjoint de Veolia Environnement (fraîchement séparée de Vivendi) et de Connex, qui deviendra Veolia Transport.

2007. Il entre dans la catégorie des "rétro-pantoufleurs" (les hauts fonctionnaires partis dans le privé puis revenus dans le public) en devenant directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo à Bercy. Il accepte de rester à son poste quand celui-ci en est écarté au bout d'un mois, au profit de Christine Lagarde.

2008. Avec Christine Lagarde, il est aux premières loges pour participer à la gestion de la crise financière, notamment en ce qui concerne les aides aux banques. Son nom commence aussi à circuler pour occuper la tête de nombreuses entreprises, aussi bien publiques (SNCF, RATP, La Poste et surtout EDF, où on le présente comme un possible dauphin puis successeur de Pierre Gadonneix) que privées (Air France, où il est cité pour prendre la direction générale, finalement dévolue à Pierre-Henri Gourgeon ; le pôle mutualiste Caisses d'Epargne/Banques Populaires, finalement attribué à François Pérol ; Veolia, en chute libre en Bourse).

2009.
- Le 6 mai, le site internet des Echos annonce sa future nomination comme directeur général délégué de France Télécom, avec en ligne de mire la succession de Didier Lombard en 2011. Le lendemain, le groupe confirme sa prochaine arrivée.
- Stéphane Richard est nommé, le 5 octobre, directeur général adjoint en charge des opérations France en remplacement de Louis-Pierre Wenes, alors que le groupe est sous le feu des critiques avec la vague de suicides au sein du groupe.

2010. Il est depuis le 1er janvier directeur délégué. Il va devenir directeur général de l'opérateur au 1er mars, Didier Lombard devenant simple président du conseil d'administration.

Stéphane Richard est un proche de Nicolas Sarkozy.

... Circulez, y a rien à voir !

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20:00 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : économie, ump, sarkozy | |  del.icio.us |

28 janvier 2010

Bon anniversaire !

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Sarkozy avait promis de le pendre à un croc de boucher : Villepin vient d'être relaxé dans l'affaire Clearstream.
Bon anniversaire monsieur le Président!

14:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : actualité, villepin, clearstream, justice, ump, sarkozy | |  del.icio.us |

27 janvier 2010

Délit de faciès

umpdeliquance.jpgPhoto controversée sur le site de l'UMP : la polémique continue

«Délinquance en finir avec l'angélisme». La déclaration sur le site de l'UMP est illustrée d'une photo sur laquelle on voit de jeunes Noirs, de dos, déambuler dans la rue accompagnés d'autres garçons à l'origine indéterminée. La photo visible ce week-end a été retirée du site et remplacée depuis par une photo plus «conventionnelle».

Le président du Cran, Patrick Lozes, ne veut pas en rester là. Il a annoncé mardi avoir demandé à être reçu par Xavier Bertrand, le patron du parti présidentiel,  pour protester contre la publication sur le site officiel de l'UMP d'une photo de jeunes Noirs illustrant une rubrique sur la délinquance des jeunes.

Stéréotypes

«Comment un grand parti peut-il recycler sur son site officiel des stéréotypes de cette nature ? Ce n'est pas digne du premier parti de France. Il faut que l'UMP et son secrétaire général dissipent les malentendus», s'est indigné le fondateur du Conseil représentatif des associations noires.

«Si la publication de cette photo est intentionnelle, il faut sanctionner», a ajouté M. Rozes, ex-militant de l'UDF, précisant qu'il avait sollicité par courrier un rendez-vous avec le numéro un du parti majoritaire.

Climat malsain

«Il y a un climat malsain dans notre pays avec le débat sur l'identité nationale et des citoyens pointés du doigt quand ils veulent renouveler leurs papiers, parce qu'ils ont des parents nés à l'étranger», a encore déclaré M. Rozes.

Il a expliqué que ses collaborateurs avaient «aperçu ce week end sur le site rénové du Mouvement populaire cette photo. Elle a été rapidement retirée du site mais avec la magie de l'internet, nous avons pu garder la capture qui a circulé à des dizaines de milliers d'exemplaires sur La Toile», a poursuivi M. Rozes. Cette image a été reprise notamment sur Le Post.fr.

«Une faute morale» pour Harlem Désir (PS)

De son côté, l'eurodéputé Harlem Désir, membre de la direction du PS, a dénoncé dans un communiqué «une très grave faute morale». «Cet énième dérapage, sur le site même du parti majoritaire, est odieux et illustre une nouvelle fois les dangers de la surenchère entre l'UMP et le Front National à la veille des élections régionales», affirme l'ancien porte-parole de SOS-Racisme qui met en garde contre les «amalgames permanents Insécurité-Identité-Immigration qui créent un climat malsain, dégradant et dangereux».

A l'UMP, interrogée par l'AFP, on a expliqué que «la page d'accueil du site UMP était en permanence mise à jour au regard de l'actualité», et que «la photo achetée à une agence avait été prise en juin 2008 dans le XIXème arrondissement de Paris pour illustrer un sujet sur les rivalités intercommunautaires dans les quartiers». «Nous n'avons pas eu connaissance à cette date d'une demande de rendez-vous», a-t-on ajouté à l'UMP sans autre commentaire.

Dans la soirée de mardi, la porte-parole nationale des Verts, Djamila Sonzogni, a dénoncé dans un communiqué «l'escalade raciste» de l'UMP qui «au grand jeu du +plus raciste que moi tu meurs+ a dépassé le FN avec ce visuel».

«Il est plus que temps que le parti présidentiel cesse de prendre les personnes immigrées et leurs descendants en otage. Faut-il être blond au yeux bleus pour que l'UMP ne fasse pas peser sur vous les pires soupçons ? (...) Le président de l'UMP doit présenter immédiatement ses excuses les plus plates aux personnes que cette photo insulte», a-t-elle poursuivi.

Pour Mme Sonzogni, «paniquée face à la claque électorale annoncée aux régionales, la droite est prête à tout pour grapiller quelques pourcents au FN».

Leparisien.fr - 27.01.2010

13:59 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : société, ump, sarkozy, délinquance, sécurité, politique | |  del.icio.us |

26 janvier 2010

About d'idées pour être réélu

Je voudrais, ce soir, remercier chaleureusement Nicolas About et Didier Bariani.

Ces deux hommes viennent en effet de me donner un sacré coup de fouet ! Grâce à eux, c'est plus motivée que jamais que j'attaque cette campagne ô combien périlleuse des Régionales .

  1. Nicolas About, 63 ans, Sénateur des Yvelines et président de l'Union centriste au Palais du Luxembourg.
  2. Didier Bariani, 67 ans, ancien secrétaire d'Etat dans le gouvernement Chirac.

Deux hommes aggrippés à leur carrière et qui rêvent de faire encore quelques pas en politique avant d'abandonner -ENFIN !- la place aux autres.

Ainsi donc, Nicolas About et Didier Bariani ont annoncé leur démission du MoDem pour rejoindre l'UMP. Nicolas About apparaîtra sur la liste que conduira Valérie Pécresse en Ile de France pour figurer en bonne (3ème) place sur la liste de Gérard Larcher aux Sénatoriales...

marathon.gifUn marathon qui force l'admiration ! Car les démocrates savent que le sénateur About négociait depuis plusieurs mois avec l'UMP. Et qu'il a acheté sa place en accèptant de médiatiser son départ du MoDem. Politique de bas étage. Petits arrangements (minables) entre amis.

Bon débarras ! Et passons à autre chose.

Je vous vois sourire. Vous vous dites que "Bah ! Pascale n'est guère objective sur ce coup-là puisqu'elle est militante du MoDem !"

Pas objective ? C'est ce qu'on va voir ! Je me suis promenée sur le web pour savoir ce qu'en pensait monsieur Tout le monde. Vous savez, ces gens qui, comme vous et moi ont une idée bien arrêtée de ce que doit être la vie politique, du comportement et de la morale de leurs élus. Bref, j'ai voulu savoir ce qu'en pensaient ... les électeurs.

Et je n'ai pas été déçue !

Voici quelques commentaires extraits de sites ou blogs internets :

  •  "Certains hommes politiques ont perdu le sens du mot engagement et le principe souverain de fidélité à leur électeurs" (source)
  •  "Je préfère un opposant à SARKOZY comme Bayrou, à un centriste tiède comme ce monsieur About, qui va encore une fois renier ses principes pour aller chercher une place de grand commis de l'état et des prébendes du monarque... Un sénateur qui prend des risques, c'est aussi incongru qu'un philatéliste qui fait de l'haltérophilie... Bon vent M. About et couvrez-vous. Il va y avoir grand vent pour le Sarkozysme d'ici quelques années et je saurai me souvenir de votre manège de girouette..." (source)
  • "Les assoiffés du pouvoir et de l'argent. Voilà un sénateur qui s'est assuré de toucher en plus un salaire de conseiller régional et peutêtre de vice président et en plus sera garanti d'être réélu sénateur avec l'aide de l'UMP. Il est difficile de dire non à tout ça. Quand il dit que F. Bayrou ne veut négocier qu'avec la gauche, il sait parfaitement que ce n'est pas vrai et que le MoDem présente des listes indépendantes partout y compris en IDF et il se présente contre la liste MoDem, c'est pas très sérieux." (source)
  • "Ce Nicolas About, ne serait-il pas le prototype du politicien opportuniste qui, ayant fait son métier d'être élu, et se voyant en passe de ne pas l'être, trouve plus rapide de rallier le vainqueur que de défendre ses amis en perdition ? On peut s'interroger sur les convictions de ces gens lorsqu'ils jurent, la main sur le cœur, qu'ils vont défendre les braves gens, qu'ils ne pensent qu'au bien public. La raison du revirement de Nicolas About est si floue qu'elle prête à sourire. On a connu des retournements de veste plus élégant. Mais comme disait feu Edgard Faure : ce n'est pas la girouette qui change de direction, c'est le vent".  (source)

On me rétorquera probablement -et à juste titre- que d'autres commentaires ont été postés sur ces mêmes sites, bien plus virulents à l'égard de François Bayrou.

C'est vrai ; je ne puis affirmer le contraire.

Mais ces commentaires-là ont été écrits par des hommes et des femmes qui n'appartiennent pas au MoDem.

Des commentaires qui mériteraient d'être lus et relus chaque matin par nos hommes politiques lorsqu'ils se rasent...

Amitiés démocrates,

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19:21 Publié dans MoDem | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : modem, politique, sarkozy, ump | |  del.icio.us |

23 janvier 2010

Sark War

Il y a de quoi ricaner sec à la lecture de cet article mis en ligne sur le site internet du Point.

Pauvre télévision française !

Alors, Sarkozy ou Star Wars ? Sans hésitation : Star Wars. Tout comme le premier, on connaît les répliques par coeur et on sait comment ça finit. Mais avec Star Wars, c'est QUE du plaisir !

Et puisqu'on rigole, voici le bêtisier de l'épisode 1 !


 

Amitiés démocrates,

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Sarkozy sur TF1, pas content d'affronter FBI et Star Wars

Par Emmanuel Berretta pour www.lepoint.fr - 22.01.2010

Nouvelle colère du chef de l'État qui sera interviewé lundi sur TF1 face à un panel de Français. Nicolas Sarkozy s'est rendu compte que son entretien télévisé sera concurrencé par deux programmes forts : FBI : portés disparus sur France 2 et Star Wars sur M6. Deux programmes américains qui risquent de lui faire de l'ombre dans la seconde partie de son entretien. Lui, si soucieux de ses audiences, vit très mal cet affrontement...

Le chef de l'État en veut à tout le monde : à TF1 de l'avoir programmé (en toute connaissance de cause) face à des blockbusters . Et à France Télévisions et M6 de ne pas déprogrammer leurs munitions. Ce serait d'ailleurs totalement illégal : dès lors qu'un programme est déposé au CSA (trois semaines avant diffusion), il n'est plus possible de changer, sauf exception pour rendre hommage à un grand défunt (Éric Rohmer, etc.).

La parole aux "victimes"

Le dispositif de l'interview se scinde en deux. Le chef de l'État est d'abord accueilli par Laurence Ferrari au sein du JT, vers 20 h 15. Puis, il rejoint le nouveau plateau juste à côté et s'exprimera, à 20 h 30, dans le cadre de Paroles de Français . Jean-Pierre Pernaut présentera dix citoyens choisis comme étant des "victimes d'un problème". C'est en effet l'axe de communication choisi par l'Élysée : s'adresser d'abord aux Français qui souffrent. Onze personnes ont été castées, dix seront retenues. Particularité du casting : les dix individus triés sur le volet ont déjà tous les honneurs d'un JT de TF1 à l'occasion de telle ou telle actualité. Cette émission devrait durer jusqu'à 21 h 30. Il n'est pas rare que le président déborde un peu... Des reportages ont été tournés par la rédaction de TF1 pour illustrer les problèmes abordés. Et qui est derrière ce barnum réglé au millimètre ? Renaud Le Van Kim, le producteur du Grand Journal de Canal + qui fut aussi le réalisateur attitré de Nicolas Sarkozy, mettant en scène ses meetings durant sa campagne, dont celui du Bourget... On reste entre gens de bonne compagnie, donc. Pas de risques.

France 2 saisit la balle au rebond à travers son magazine politique Mots croisés , à 22 h 15, lundi soir. Yves Calvi recevra Xavier Bertrand, le patron de l'UMP, pour un premier débat "réactions à chaud" à l'intervention présidentielle. Il sera entouré de l'ancien Premier ministre socialiste, Laurent Fabius, Laurence Parisot (présidente du Medef), François Chérèque (CFDT) et Thomas Legrand, éditorialiste à France Inter . Un match visiblement monté à deux contre trois : Bertrand et Parisot a priori en faveur du président, Fabius, Chérèque, Legrand a priori contre le président.

15:25 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, politique, médias, télévision | |  del.icio.us |

20 janvier 2010

Chemin de plume

chiracmemoires.jpg

"J'avais confiance en Edouard Balladur.

C'est à mon instigation qu'il est devenu Premier Ministre en 1993, prenant la tête d'un deuxième gouvernement de cohabitation dont j'ai exclu, par avance, d'assumer la charge, malgré les recommandations de beaucoup de mes proches. Sa nomination répondait, au demeurant, à un souhait qu'Edouard Balladur m'avait souvent exprimé en privé, sans que j'y aie vu ou voulu y voir, pendant longtemps, les signes annonciateurs d'une ambition rivale. Ce n'est pas faute pourtant d'avoir été mis en garde, de tous côtés, contre un tel risque. Mais un accord politique, ayant aussi valeur de contrat moral, était scellé entre nous pour les deux années à venir. Une répartition des tâches, en quelque sorte, Edouard Balladur dirigeant le gouvernement pendant que je me consacrerais à la préparation de l'élection présidentielle. Et je ne croyais pas devoir douter de sa parole.

Si j'avais souhaité qu'Edouard Balladur occupât, lui plus que tout autre, les fonctions auxquelles il aspirait, c'est en raison, non seulement de ses compétences et du rôle éminent qu'il a joué dans l'élaboration et la mise en place du programme économique réalisé lors de la première cohabitation, mais aussi des liens qui nous unissaient de longue date.

C'est dans l'entourage de Georges Pompidou, notre mentor commun, que nous avons fait connaissance, puis travaillé de concert chacun dans son registre, lui jusqu'au bout en tant qu'homme de cabinet, moi comme membre du gouvernement, à partir de 1967. Devenu l'un de mes plus proches conseillers à la fin de 1980 -"Faites quelque chose pour lui, je vous en prie", m'avait demandé Claude Pompidou, alors qu'il se sentait probablement sous-employé à la seule présidence de la société d'exploitation du tunnel du Mont-Blanc-, Edouard Balladur se voyait contraint de me reconnaître, de fait, une autorité politique dont il était probablement jaloux.

Sans doute étions-nous aux antipodes l'un de l'autre sur bien des plans, mais il n'est rien de mieux que les contraires pour s'attirer. Je faisais figure de provincial un peu rustique à côté de ce grand bourgeois de la capitale, aux allures distantes et pétri de bonnes manières. Nous n'avions ni les mêmes goûts en matière artistique, ni, à quelques exceptions près, les mêmes fréquentations dans les milieux parisiens. Hormis le fait de s'appeler par nos prénoms -le voussoiement est de rigueur avec Edouard Balladur-, nos relations étaient dénuées de toute familiarité. Cela mis à part, nous n'en avions pas moins certaines affinités en matière politique, et longtemps j'eus le sentiment que nous partagions la même vision des choses concernant l'avenir du pays. Ce qui  m'inspirait confiance chez Edouard Balladur, malgré un excès d'orgueil et de certitude, c'était sa profonde intelligence, sa culture et ce que je croyais être sa loyauté envers moi. Je ne cultive pas à l'égard des autres une méfiance spontanée.

Au début du mois d'avril 1993..."

Jacques Chirac "Chaque pas doit être un but" NIL Editions

11:41 Publié dans Chemin de plume | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : politique, rpr, ump, chirac, sarkozy, balladur | |  del.icio.us |

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