12 mars 2010

France Télécom ... et d'autres ?

L'inspection du travail accable France Télécom

Par Marie Bartnik pour www.lefigaro.fr
12/03/2010 |

Didier Lombard (à droite), récemment remplacé par Stéphane Richard à la tête de France Télécom.
Didier Lombard (à droite), récemment remplacé par Stéphane Richard à la tête de France Télécom. Crédits photo : AFP

L'opérateur se voit gravement mis en cause par un rapport remis en janvier au parquet de Besançon, qui qualifie le suicide d'un de ses salariés d' «homicide volontaire par imprudence».

France Télécom n'a pas fini d'entendre parler de la vague de suicides qui l'a frappé en 2009. Alors que l'opérateur a déploré mercredi un nouveau cas dans le Nord de la France, le Parisien révèle dans son édition de vendredi le contenu d'un rapport remis début janvier par l'inspection du travail au parquet de Besançon. Enquêtant sur le suicide d'un salarié en août dernier dans le Doubs, celui-ci a conclu de façon tout à fait exceptionnelle à un «homicide volontaire par imprudence» de la part de l'opérateur.

Tout commence lorsque Nicolas G., jeune technicien énergie-climatiseur de France Télécom, se voit signifier sa mutation, alors ressentie comme «disqualifiante», au sein de l'unité chargée de dépanner les clients, en janvier 2009. Alors que ce type de poste nécessite en général une formation estimée à 8 ou 9 mois, Nicolas G. est immédiatement mis à contribution, sans autre préparation. Il se suicidera sept mois plus tard. Mais lorsque la médecine du travail et un cabinet spécialisé dans les risques psycho-sociaux identifient l'unité à laquelle il appartenait comme faisant courir des risques «graves» à la santé de ses membres, France Télécom ne met pas en place les mesures de précaution préconisées. Au contraire, l'opérateur «augmente considérablement la cadence des techniciens» ! Enfin, le rapport signale que le groupe a pour cela «volontairement refusé d'informer le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail» (CHSCT), contrairement aux obligations légales.

Après les résultats déjà accablants d'une enquête menée par le cabinet spécialisé Technologia et rendus publics en décembre dernier le rapport faisait état d'une «ambiance de travail tendue, voire violente» c'est une nouvelle mise en cause de l'entreprise ayant enregistré près de cinquante suicides depuis 2008, alors que France Télécom négocie toujours avec les partenaires sociaux un accord sur le stress au travail. Le rapport de l'inspection du travail a été remis au syndicat Sud, qui envisage de se porter partie civile. Le parquet de Besançon, qui avait précédemment conclu à l'impossibilité d'établir un lien de causalité entre les problèmes professionnels de Nicolas G. et son suicide, pourrait bien changer d'avis.

18:58 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : société, travail, économie, stress, harcèlement | |  del.icio.us |

24 février 2010

Le chiffre du jour

         Un salarié d'Orange-France Télécom à Lens (Pas-de-Calais) s'est suicidé, vendredi 19 février dans son véhicule, en dehors de l'enceinte de l'entreprise, a-t-on appris, lundi 22 février, de source syndicale. Le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) du site doit se réunir prochainement. Interrogé par La Voix du Nord, le directeur régional, Laurent Vitoux, a indiqué n'exclure aucune conclusion sur l'origine du suicide. Ce cas porte à sept le nombre de suicides de salariés de l'entreprise depuis début janvier, tous en dehors de leur lieu de travail, selon les syndicats. Un chiffre confirmé par la direction. Le 1er décembre 2009, elle avait annoncé avoir transmis à l'inspection du travail 32 cas de suicides depuis début 2008. "Il y a une recrudescence de suicides depuis le début de cette année. Cela prouve que sur le terrain, des gens restent désespérés", s'alarme Sébastien Crozier, de la CFE-CGC. Les syndicats négocient depuis l'automne avec la direction sur les conditions de travail. Ils réclament la fin des mobilités forcées. Par ailleurs, dans un courrier transmis, le 11 février, à la Fédération SUD-PTT, dont Le Monde a eu copie, Sylvie Catala, l'inspectrice du travail chargée de l'enquête sur les suicides chez France Télécom, confirme avoir transmis un rapport au parquet de Paris pour "mise en danger de la vie d'autrui et harcèlement moral du fait de méthodes de gestion de nature à porter atteinte à la santé mentale des travailleurs".

Cécile Ducourtieux (avec AFP.)

 

09:21 Publié dans Le chiffre du jour | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : france telecom, stress, travail, société | |  del.icio.us |

23 novembre 2009

La phrase du jour

Phrase du jour.jpg

"S’il est avéré que l’activité de l’entreprise est construite autour du travail illégal ou de l’emploi de travailleurs étrangers sans titre de travail, on pourra fermer administrativement cette entreprise. Les préfets auront ce nouveau pouvoir."

Xavier Darcos - Le Parisien - 22.11.2009

26 octobre 2009

Détruire le travail, c'est détruire le vivre ensemble

travailler.jpg

20:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : société, travail, économie | |  del.icio.us |

20 juin 2009

Total licencie des salariés grévistes

En Grande-Bretagne, Total licencie 647 ouvriers dans une raffinerie pour grève sauvage

total-licenciement.jpgC'est la troisième vague de grèves sauvages que subit Total dans sa raffinerie de Lindsey (Lincolnshire) depuis le début de l'année. Cette fois, le groupe pétrolier français a décidé d'employer la méthode forte.

Vendredi 19 juin, il a annoncé 647 licenciements. Et précisé que la porte restait ouverte jusqu'à lundi 17 heures à ceux qui voudront postuler pour retrouver leur poste, à la condition expresse qu'ils reprennent le travail. Comme les deux mouvements précédents, le conflit, qui a débuté le 11 juin, est mené par des ouvriers du BTP, qui participent à l'extension du site de Lindsey.

Ils travaillent certes pour l'entreprise française - très présente en Grande-Bretagne - mais de manière indirecte : ils sont salariés des sous-traitants chargés de mener à bien les travaux d'agrandissement. Dans ces conditions, leur statut est précaire. Et la récession, qui touche particulièrement le secteur de la construction, les menace un peu plus tous les jours.

Voilà pourquoi, lorsque Total a annoncé, il y a un peu plus d'une semaine, que 51 d'entre eux devaient quitter leur emploi compte tenu de l'état d'avancement des travaux, ils ont été 1 200 à débrayer. Depuis, ils s'entêtent et accusent le groupe de n'avoir pas tenu sa promesse.

La compagnie pétrolière, affirment-ils, s'est engagée à les occuper tant que cela serait possible. En l'occurrence, les 51 licenciés du sous-traitant Shaw's n'ont pas été adressés à un autre sous-traitant de Total, R Blackett Charlton, qui recrute actuellement 60 ouvriers du bâtiment à Lindsey.

Et pour les hommes de Shaw's, cela ne fait aucun doute : ils sont punis d'avoir activement participé à une première grève sauvage fin janvier, dont l'objet était de protester contre le recours à des ouvriers portugais et italiens plutôt qu'à des Britanniques.

"C'EST L'ESCALADE"

Leur mot d'ordre - "British workers for British jobs" ("des travailleurs britanniques pour des emplois britanniques") - avait été repris dans tout le pays, jusqu'à ce que Total s'engage à recruter 102 salariés natifs du Royaume-Uni. Mais entre le 19 et le 21 mai, ils étaient repartis en grève, cette fois par solidarité envers des collègues du pays de Galles qui voyaient des ouvriers polonais leur faire concurrence.

"Quand un projet de construction avance, il y a des personnes dont le travail s'achève naturellement. C'est l'essence de l'industrie de la construction et c'est la pratique courante", assure Total. "Total n'a pas essayé de régler ce contentieux", juge Paul Kenney, le secrétaire général de GMB, l'un des principaux syndicats britanniques dans la construction, qui, pas plus que son homologue Unite, n'a pas appelé les ouvriers à la grève. "Et maintenant c'est l'escalade", ajoute-t-il. Le chantier est interrompu, les négociations au point mort.

Vendredi, plusieurs sites chimiques et pétroliers - 17 selon les syndicats - dans le pays de Galles, le Cheshire ou encore le West Yorkshire, étaient touchés par des grèves sauvages en solidarité avec les ouvriers de Lindsey. Partout dans le pays, des hommes du BTP ont reçu le texto suivant : "Nous avons plus que jamais besoin de votre soutien. Si vous soutenez nos frères, merci. Sinon, pensez que la prochaine fois, ce pourrait être vous. Il faut se battre MAINTENANT". "Total va bientôt comprendre qu'ils ont fait naître un monstre", commente un des licenciés de Lindsey.

Virginie Malingre pour Lemonde.fr

17:39 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie, emploi, travail, grève, licenciement | |  del.icio.us |

01 juin 2009

Pentecôte, quelle pagaille !

comme-un-lundi.jpg

06:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : société, lundi, travail, férié, loisirs, humour | |  del.icio.us |

26 mai 2009

ça va mal...

Soucieux1_edited.jpgVoici ce que je viens de lire sur le site du Nouvelobs :

La direction de Goodyear-Dunlop a annoncé mardi en comité d'entreprise extraordinaire un nouveau plan social prévoyant la suppression de 817 postes dans l'usine d'Amiens-Nord, a-t-on appris de source syndicale. "Ce matin, le CCE a annoncé 817 licenciements et la mise en vente de l'activité agraire" qui concerne "400 personnes", a confirmé à l'Associated Press Philippe Thévenaud, secrétaire de la CFTC. Le site emploie 1.400 personnes. Cette décision résulte "du refus de la CGT de signer l'accord sur l'organisation du travail en 4x8", a expliqué le responsable syndicaliste. Ce changement d'organisation du travail avait été préconisé au moment de la fusion de deux usines voisines Goodyear-Dunlop qui devaient permettre "une baisse de 20% des coûts", a-t-il ajouté. "Chez Dunlop, on a signé l'accord. Chez Goodyear, on a essayé de trouver un accord, mais la CGT l'a dénoncé", a-t-il précisé. "On savait que l'usine était condamnée depuis deux, trois ans" s'il n'y avait pas ce passage aux 4x8. En juin 2008, la direction avait annoncé la suppression de 402 emplois à Amiens dans le cadre d'un premier plan social, qui avait été annulé par la justice. AP

Le climat social se détériore chaque jour.

Le fossé entre le patronat et les salariés devient abyssal.

Ajoutons à cela un porte-parole de l'UMP qui propose de faire travailler les salariés pendant leur congé maladie...

Je suis inquiète. Très inquiète .

copyright.jpgConseillère Municipale MoDem

 

26 avril 2009

Des militants MoDem à Roanne le 1er Mai

modemdéfile.jpgCette année et pour la première fois, des militants démocrates se regrouperont pour participer aux traditionnels défilés du 1er mai dans la Loire.

Si vous souhaitez vous joindre au groupe qui marchera dans les rues de la ville de Roanne, merci de laisser vos coordonnées à cette adresse : modemforez@gmail.com qui transmettra.

L'heure et le lieu du rendez-vous vous seront communiqués par mail.

Attention ! Il s'agit d'initiatives individuelles.

A noter également la rencontre qui se déroulera le jeudi 28 Mai au Coteau (près de Roanne) en présence de Fabienne Faure et de Gilles Artigues dans le cadre de la campagne MoDem pour les élections européennes.

Amitiés démocrates,

copyright.jpg