10 mars 2010

J-4

Pascale 00511.jpgPlus que quatre jours nous séparent du premier tour du scrutin.

Je viens de prendre connaissance du dernier sondage TNS/SOFRES/LEPROGRES créditant l'UMP de 28% des voix et Jean-Jack Queyranne de 25% des suffrages. Juste derrière, arrivent Europe Ecologie avec 21% puis (loin derrière), le FN (8%), le MoDem (7%) et le Front de Gauche (6%).

7%... Voilà qui me réjouit en cette fin de campagne au cours de laquelle certains n'auront eu de cesse de nous créditer de 4% !

Beaucoup l'auraient souhaité ; d'autres l'ont probablement ardemment désiré. Mais non ! Le MoDem tient bon. Contre vents et marées, nous avons mené campagne, certains que les électeurs feraient le bon choix le 14 Mars.

Eh là, Pascale ! Rien n'est encore fait ! Vous avez raison. Et puis... Ne fanfaronnons pas car 7%, ce n'est tout de même pas formidable. Mais qu'importe ! Je suis certaine que notre score avoisinera les 10%. Car dans la Plaine du Forez, j'ai perçu un décalage entre ce qu'affirment les médias et la réalité. Beaucoup de Foréziens sont venus à ma rencontre, à notre rencontre. Pour manifester leurs inquiétudes, pour s'emporter contre les décisions prises par l'UMP ou pour tout simplement en savoir davantage sur nous.

Bien sûr, d'aucuns se sont attachés à nationaliser la campagne. Les incidents et les bassesses se sont multipliés. Le dernier exemple est édifiant. Dans ces conditions, il ne serait guère surprenant que le taux d'abstention soit supérieur à celui de 1998.

Dommage ! Les ténors politiques ont encore raté le coche avec leurs électeurs qui, eux, ne les attendent plus.

Au MoDem, nous nous sommes attachés à mener une campagne de terrain. Je suis heureuse d'y avoir participé aux côtés de colistiers et d'un directeur de campagne formidables .

Une campagne qui sera probablement ma dernière campagne... Car "usez, n'abusez pas, le sage ainsi l'ordonne".

Amitiés démocrates,

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04 mars 2010

Méthode Coué

Nicolas Sarkozy veut enrayer le déclin de l'industrie française

www.lepoint.fr

Nicolas Sarkozy détaille son plan pour sauver l'industrie française. Dans un discours prononcé à Marignane en clôture des états généraux, il a d'abord brossé, chiffres à l'appui, un portrait sans fard des difficultés qui ont fragilisé, avant même la crise, les industries "made in France" et a proclamé sa volonté de tout faire pour que la France "garde ses usines". Depuis 1980, la France a perdu environ 2 millions d'emplois industriels. En 2009, cette dégradation s'est accélérée en raison de la crise, avec quelque 200.000 emplois détruits en plus. Au premier rang des accusés de cette "désindustrialisation", Nicolas Sarkozy a sévèrement étrillé les 35 heures, qui, selon lui, "ont tué l'industrie française". Il a également mis en cause les charges sociales et le manque d'innovation ou d'investissement des entreprises.

Mais le chef de l'État ne désespère pas d'apporter ses remèdes pour enrayer ce déclin. Il ambitionne d'augmenter la production du secteur secondaire de 25 % en volume d'ici 2015, selon un document de l'Élysée. Le gouvernement souhaite "revenir à une balance commerciale industrielle excédentaire d'ici 2015" (hors secteur énergie), affirme la présidence, soulignant que cette balance a plongé dans le rouge en 2007. Sur le plan européen, le gouvernement souhaite enfin "augmenter de 2 % la part de la France dans la valeur ajoutée européenne d'ici 2015". Cette part est actuellement de 13 %, contre plus du double pour l'Allemagne, selon l'Élysée. Voilà pour les objectifs.

Quelques nouveautés

En ce qui concerne les moyens, Nicolas Sarkozy a rappelé que les financements viendraient en grande partie du grand emprunt. En plus des 5,5 milliards d'euros déjà alloués aux entreprises innovantes, aux transports et à l'espace, 500 millions d'euros de prêts bonifiés "verts" seront versés aux entreprises qui investissent pour produire propre, a-t-il confirmé. En outre, 300 millions d'euros financeront "la structuration des filières" industrielles et 200 autres millions une "prime à la relocalisation" des entreprises en France. Une "conférence nationale de l'industrie" sera par ailleurs créée et chargée, en premier lieu, de proposer en septembre des "mesures concrètes d'allègement et de simplification" de la réglementation. Dans son catalogue de mesures, le chef de l'État a annoncé la nomination, avant la fin mars, d'un "médiateur de la sous-traitance", un allègement de la fiscalité des brevets et a exhorté Bruxelles à "prendre des initiatives pour une véritable politique industrielle européenne".

Nicolas Sarkozy veut aussi proposer "d'ici septembre" un nouveau produit d'épargne spécialement destiné à financer l'industrie. La ministre de l'Économie Christine Lagarde "ouvrira ce chantier pour proposer d'ici l'été un nouveau cadre fiscal qui encouragera vraiment l'épargne à s'orienter vers le financement en fonds propres des entreprises", a-t-il détaillé, citant la proposition de la CGT d'un "livret d'épargne industrie". Des concertations auront lieu à ce sujet avec les partenaires sociaux. Il s'agit d'orienter davantage l'épargne vers "les marchés actions", une proportion qui plafonne aujourd'hui à 25 %, selon le chef de l'État.

Mais l'essentiel tient à la place que l'État entend jouer dans la définition de la politique industrielle française. Nicolas Sarkozy souhaite que les administrateurs de l'État "jouent leur rôle" dans les conseils d'administration des entreprises publiques pour mieux suivre leur stratégie industrielle. "Ils ne sont pas là seulement pour les jetons de présence ou pour voir combien on fait de bénéfice à la fin de l'année, mais pour poser une véritable politique industrielle", a-t-il martelé. Selon un document de l'Élysée, l'État va nommer un administrateur supplémentaire, issu du ministère de l'Industrie, dans les entreprises publiques, notamment pour Renault, La Poste et France Télécom.

Renault toujours dans le collimateur


Le chef de l'État veut aussi que "lorsque l'État est actionnaire, les ministres, et notamment le ministre de l'Industrie, puissent avoir deux fois dans l'année une discussion avec les patrons que l'État a nommés sur la stratégie d'investissement".

Une leçon qu'il a certainement tirée du cas de Renault. Sans citer le constructeur automobile directement, Nicolas Sarkozy a dénoncé sa stratégie de localisation : "Je n'accepte pas que le grand groupe privé automobile PSA ait les deux tiers de ses effectifs en France et que l'autre constructeur automobile ait seulement un tiers de ses effectifs en France, alors que l'État en est propriétaire à 15 %." "Qu'on aille créer des usines à l'extérieur, ça me va très bien pour gagner des parts de marché. Mais qu'on aille fabriquer des voitures à l'extérieur pour les ramener en France, ça fait de la pollution par ailleurs, et je ne l'accepte pas. Sinon, pourquoi l'État a-t-il mis 6 milliards d'euros pour aider la filière automobile française à survivre ?", s'est-il interrogé. En janvier, Nicolas Sarkozy avait exigé de Renault qu'il implante la production de sa future Clio 4 à Flins et non en Turquie, comme il l'avait envisagé. Une demande satisfaite seulement en partie puisque la future voiture de la marque au losange sera produite en partie dans l'Hexagone, mais aussi en Turquie...

20:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, économie, politique, ump, crise, chômage | |  del.icio.us |

28 février 2010

La phrase du jour

Phrase du jour.jpg      

"Je crois que l'année 2010 va être une année de retournement. Nous aurons des destructions d' pendant toute une partie de l'année 2010 mais si la demande adressée à la France par l'extérieur repart et si l'investissement par le secteur privé prend le relais de l'investissement public, on devrait sortir de cette situation-là pendant l'année 2010"

Christine Lagarde sur Europe 1 le 28.02.2010

14:17 Publié dans La phrase du jour | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : économie, ump, gouvernement | |  del.icio.us |

26 février 2010

Vaches et ... veaux

affichesalonagriculture2010.jpgOuïlle ! France 2 et le net viennent d'annoncer que Nicolas Sarkozy n'inaugurerait pas le salon de l'agriculture qui ouvrira ses portes le 27 Février prochain ! Officiellement, le Chef de l'Etat, "de retour de son périple international, ira se reposer dans une propriété nationale". Voilà un bien mauvais signal adressé au monde paysan !

En revanche, le Président de la République recevra dès mardi (8h30 !) les candidats UMP aux élections régionales. Selon l'Express, "Nicolas Sarkozy veut recadrer les candidats de la majorité. Au sommet de l'exécutif, on s'agace de voir une campagne traîner dans le caniveau (...) Sont conviés Valérie Pécresse, Roger Karoutchi, Rama Yade ainsi que toutes les têtes de liste d'Ile-de-France, l'ambiance risque d'être glaciale. Une source proche de l'UMP confiait à L'EXPRESS.fr que le chef de l'Etat "est un peu désespéré de ceux qui ne font pas campagne et quand ils la font, la font contre leur camp". Ajoutant: "ceux qui lancent ce genre d'attaques sont souvent ceux qui ont le plus à se reprocher."

Et bien oui ! A l'UMP, il y a priorité et... Priorité !

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         Vice-Présidente du MoDem Loire

13:42 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : ump, sarkozy, agriculteurs, régionales 2010 | |  del.icio.us |

24 février 2010

Retour de boules puantes

rire.jpgAli Soumaré... Voilà un nom que maudit la droite depuis quelques jours !

Gros embarras à l'UMP qui vient de réaliser l'énormité de la bêtise commise par ses pieds nickelés.

Les Français ricanent à la vue de ces élites embourbées dans le caniveau (rempli) où elles viennent de glisser...

Bien sûr, la campagne est quasi-perdue pour Valérie Pécresse qui selon RTL aurait même autorisé la manoeuvre dans l'espoir de remporter la région ...

Pendant que la nouvelle polémique enfle, les élites, elles, se délitent...

"Il n'y a pas de patronne, on a déjà perdu"

Eric Raoult, député UMP

"Moi, je ne l'aurais pas nécessairement fait"

Chantal Jouanno, tête de liste UMP

"Cette campagne est un peu, allez, puante. Ça ne fait pas honneur à la vie politique"

Fadela Amara (secrétaire d'Etat)

"selon RTL, qui cite un responsable de l'UMP dont le nom n'est pas révélé, l'affaire aurait été programmée par le parti présidentiel dès le mois de décembre. «On a des plans sur ce Soumaré. On les fera sortir en temps utile», aurait déclaré Axel Poniatowski, lors d'une réunion au parti, peu avant Noël." (www.lefigaro.fr)

14:32 Publié dans Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : régionales 2010, ump, ps, politique | |  del.icio.us |

19 février 2010

En réseau

FT2.jpgRECASAGE

L'ancienne ministre Christine Albanel bientôt dircom de France Télécom

Par Emmanuel Berretta pour www.lepoint.fr

À la demande de Stéphane Richard, Christine Albanel rejoindra le groupe France Télécom prochainement, selon lefigaro.fr . Contactée par lepoint.fr, l'ancienne ministre de la Culture se réfugie derrière un "no comment" assez explicite. Du côté de France Télécom, on se refuse également à commenter l'information. lepoint.fr est, cependant, en mesure de préciser que Christine Albanel deviendra directrice de la communication à la place de Caroline Mille, qui rejoint Peugeot SA à compter du 1er mars.

Christine Albanel a quitté le gouvernement Fillon l'été dernier. Depuis, elle a rejoint le Conseil d'État et s'est vu confier une mission sur le livre numérique. Elle guignait le mandat de président de la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont le poste est actuellement occupé par Bruno Racine, au moins jusqu'en avril. Est-ce à dire qu'elle a renoncé à cette ambition ? Sans doute que le soutien de Fillon pour la BNF n'a pas suffi. Bruno Racine, qui souhaite rester en place, doit respirer... Chez France Télécom, Christine Albanel rejoindra un autre parachuté de la politique : Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, qui est l'actuel numéro deux de l'opérateur.

Sitôt connue, la prochaine nomination d'Albanel a suscité des commentaires aigres - et même une pétition à son encontre - dans la blogosphère, dominée par les anti-Hadopi. Cette loi, officiellement soutenue par France Télécom en tant que FAI, a fait l'objet de commentaires internes moins favorables. En réalité, les techniciens de France Télécom considèrent que le dispositif Hadopi est une "usine à gaz" qui ne marchera jamais, en raison des solutions de cryptage des données sur la Toile. Mais cette position ne pouvait être assumée publiquement par son pdg Didier Lombard, France Télécom étant encore détenue en partie par l'État. Albanel aura peut-être le loisir d'échanger, casquette ministérielle remisée, avec les techniciens d'Orange, désormais ses collègues...

21:08 Publié dans Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : société, france telecom, politique, sarkozy, hadopi, ump | |  del.icio.us |

10 février 2010

Début de campagne (2) : le PS cogne sur l'UMP...

Ce lundi matin, Benoît Hamon a présenté cette carte lors du point-presse hebdomadaire du PS. Ce faisant, Benoit Hamon n'hésite pas à parler de "spectacle affligeant" !

Et bien moi, je vous parlerai des ... Rhônalpins et de notre programme.


La carte des divisions de la droite
par PartiSocialiste

11:35 Publié dans Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : régionales 2010, ps, ump | |  del.icio.us |

07 février 2010

Début de campagne : l'UMP se contente de cogner sur le PS

 

bagarre.jpgL'UMP entre poussivement en campagne

Par Fabien Fournier pour www.lyoncapitale.fr

Le parti présidentiel a vraiment lancé vendredi sa campagne, avec son premier meeting à Villeurbanne. Françoise Grossetête, qui se voit "outsider", attaque l'état des finances laissées par l'exécutif de gauche et le nouveau siège de la Région.

Peut-être Françoise Grossetête devrait-elle laisser planer le doute sur sa participation aux régionales. Car pour contrarier le tête à tête PS/Europe Ecologie, présenté comme le seul enjeu du scrutin de mars, il n'y a bien que le MoDem qui fasse parler de lui, avec ses faux mails, ses vrais lâchages, et l'incertitude qui demeure sur la capacité d'Azouz Begag à aller jusqu'au bout.

"La démocratie en Rhône-Alpes, c'est foutu ?"

Vendredi, l'UMP tenait son premier meeting. Une nécessité démocratique pour que vive enfin le débat. La campagne de la droite n'en finit pas de ronronner, d'une discrétion exemplaire. Pourtant tout avait si bien commencé avec l'étripage public d'octobre dernier entre Françoise Grossetête et Damien Abad. Depuis calme plat. Exfiltré dans l'Ain où il est tête de liste, ce même Damien Abad (Nouveau Centre) tente de mobiliser les troupes. "Cette campagne, nous devons la mener avec l'âme du conquérant et non la désinvolture de l'abdiquant, avec la fierté du militant et non la fatalité du perdant, avec la volonté du combattant et non la crainte du défaitiste". Du rythme, des rimes : on y croirait presque.

A la fin de son discours, Grossetête vient lui claquer deux bises. Chaque tête de liste suit. Étonnant que de voir la campagne régionale se départementaliser tout à coup. Christian Rochette (Savoie) promeut le tourisme, qui "concentre 50% de notre PIB et de nos emplois". Marie-Pierre Mouton (Drôme) défend l'agriculture et la filière nucléaire. Son co-listier, Patrick Labaune, député, s'extasie de voir la salle aussi pleine. "Si on écoute les sondages, c'est foutu, si on écoute les commentateurs, c'est foutu, alors la démocratie en Rhône-Alpes, c'est foutu ?". Il s'en tiendra là, un peu flemmard. Sophie Dion (Haute-Savoie) défend le sport, et Annecy 2018 en particulier, assurant qu'à Vancouver et en Corée du Sud (Ndlr : les autres villes candidates pour les JO), "il n'y a pas de neige". Si elle le dit...

Queyranne en prison ?

Fabrice Marchiol (Isère) dénonce la majorité "radis pastèque", rose à l'extérieur, blanc à l'intérieur pour les socialistes, d'apparence verte mais en réalité rouge pour Europe Ecologie. Il décrie l'empilement absurde et coûteux des structures et note que si l'exécutif sortant pense au "développement durable pour les générations futures", il devrait regarder de plus près "la dette multipliée par trois et les frais financiers multipliés par six".

Une critique reprise par Jean-Pierre Taite (Loire). "Si Jean-Jack Queyranne était chef d'entreprise, il serait en prison", attaque-t-il avec brutalité, visant les + 253% de dettes, les + 23% d'impôts ou la hausse des dépenses de fonctionnement "pour placer ses copains et ses copines". Ca frôle la sortie de route, heureusement il ne parle pas longtemps.

Nora Berra veut faire peur

Illustration de la supposée dérive des finances régionales : le "palais" de la région et ses 150 millions d'euros. Au petit jeu du qui mieux mieux, c'est Jean-Claude Carle, tête de liste Haute-Savoie, le plus inspiré qui compare Queyranne à un empereur romain qui érigerait son arc de triomphe. Et Grossetête de baisser le pouce ? Vient ensuite le tour du Rhône. Philippe Meunier, bien goujat, grille la politesse à Nora Berra, la secrétaire d'Etat pourtant leader. Il commence par saluer les ex, le travail de Charles Millon et d'Anne-Marie Comparini qui a eu un mandat "difficile et décrié". N'a-t-il pas commis, distrait, une inversion ? Se définissant comme "chasseur et pro-nucléaire", il regrette "l'EPR que nous aurions pu avoir et qui aurait fait travailler des milliers d'ouvriers, de techniciens et d'ingénieurs". Lequel EPR nous a été soufflé par la Basse-Normandie.

Nora Berra lui succède, relevant qu'il reste "44 jours pour mobiliser". "On ne laissera aucune minute de répit à la gauche", assène-t-elle promettant être, malgré son brushing impeccable et sa voix-comptine, "le cauchemar permanent du candidat sortant". Peut-être que Dracula, Freddy Krueger ou Godzilla seraient meilleurs qu'elle pour le casting mais qui sait, elle peut étonner... Lors de ces brefs exposés, il sera souvent question d'infrastructures défaillantes, comme l'A47 Lyon-Saint-Etienne saturée, l'A51 Grenoble-Sisteron qui existe en pointillé ou les presque deux heures de trajet de TER entre Lyon et Grenoble.

Président de l'Assemblée Nationale et haut-savoyard (l'un n'étant pas incompatible avec l'autre), Bernard Accoyer préside aussi le comité de soutien de Françoise Grossetête. Un cumul peut être moins compatible pour ce 4e personnage de l'Etat supposé être un médiateur entre les différents groupes à l'Assemblée. S'appuyant sur son rôle institutionnel, il regrette "que la Région soit devenue une machine de guerre contre le gouvernement".

Recentrer l'action de la Région sur ses compétences obligatoires

Entre en scène Françoise Grossetête qui se présente d'emblée comme "outsider". Mais elle y croit Françoise, en tous cas elle donne le change. "Ce ne sont pas les sondages qui font une élection, ce sont les citoyens", martèle-t-elle. Tiens, on nous l'avait jamais faite, celle-là. Sa force : l'unité. Comme les candidats UMP le répètent, ils auront le même programme au 1er et au 2e tour. Et pour cause : personne ne viendra les rejoindre. D'où la martingale de l'UMP : virer nettement en tête le 14 mars, pour empêcher les adversaires de faire leur retard. Et espérer que PS et Europe Ecologie s'écharpent bien d'ici là.

La tête de liste attaque pèle-mêle l'augmentation des agents territoriaux, passés de 877 à 1400 en six ans, cible l'effectif pléthorique du cabinet (37 salariés), "le château Queyranne pour les héberger", le changement de logo de la collectivité, les 248 000 km et 30 voyages effectués à l'étranger par le président sortant. Elle promet, elle, 0% d'augmentation des impôts. Et pour y parvenir, elle veut recentrer l'action de la Région sur ses compétences obligatoires.

Une vice-présidence à l'agriculture

Au-delà de la question fiscale, le bilan sortant, en Rhône-Alpes ou ailleurs, n'offre pas une grande prise aux franches oppositions. La faute aux compétences de la Région, souvent dépolitisées. Le dossier des transports ? Absurde de décrier l'amélioration des TER mais Queyranne a procédé, selon elle, à une "taxation punitive" des automobilistes, augmentant la part régionale de la TIPP (1). "On a oublié que parfois, on n'avait pas d'autres choix que de prendre sa voiture pour aller à la gare", soutient la candidate. La question de l'environnement ? Délicat de s'opposer aux aides à l'agriculture bio ou aux éco-rénovations des bâtiments. Grossetête promeut une "écologie populaire", contre la décroissance portée par Europe Ecologie. La rénovation des lycées ? Difficile de contester leur nécessité mais elle souhaite de la vidéo-protection dans les établissements scolaires et les gares.

Elle veut aussi une vice-présidence dédiée à l'agriculture qui n'existe pas aujourd'hui. Une proposition qui entre en contradiction avec son propos liminaire, l'agriculture ne faisant pas partie des compétences obligatoires de la Région. Plutôt que s'appuyer sur un programme vraiment détonnant - Queyranne, après tout, ne fait pas mieux -, elle met en avant sa bonne volonté. "Députée européenne, je mettrai mes réseaux au service de la Région" ou encore "je ne suis pas là pour faire carrière". Un peu court tout de même.

(1) taxe intérieure sur les produits pétroliers

14:34 Publié dans Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : régionales 2010, ump, ps | |  del.icio.us |

05 février 2010

Pangloss, vite !

Dominique Strauss-Kahn l'emporterait au deuxième tour de l'élection présidentielle de 2012 face à Nicolas Sarkozy, selon un sondage CSA pour l'hebdomadaire Marianne rendu public jeudi

06:00 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2012, sarkozy, ump, ps | |  del.icio.us |

04 février 2010

Sondage TNS Sofres-Le Monde

La gauche part favorite dans la campagne des élections régionales

La gauche sortirait largement victorieuse des élections régionales des 14 et 21 mars, selon un sondage TNS-Sofres/logica réalisé pour Le Monde, France2, France 3 et France Inter, les 1er et 2 février, sur un échantillon représentatif de 1000 personnes selon la méthode des quotas.

A six semaines de l'échéance, les listes UMP-NouveauCentre-CPNT-MPF sont créditées, au premier tour, de 30% des intentions de vote, celles du Parti socialiste de 28 %. Toutefois, l'addition des intentions de vote à gauche l'emporte largement sur celle de droite. Avec 13 % pour Europe Ecologie, qui se maintiendrait un peu en dessous des 16,3 % recueillis aux européennes 2009 , 6% pour le Front de gauche , 3,5% pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) et 3 % pour Lutte Ouvrière, le total gauche atteint 53,5 %.

A droite, l'addition des intentions de vote UMP, Front national (8,5 %) et divers droite (1 %) plafonne à 39,5 %. Le FN reculerait d'un point par rapport à son score des européennes de juin 2009 et de plus de 6 points par rapport à celui des élections régionales de 2004 où il avait pu, au deuxième tour, imposer des triangulaires dans 17 régions.

Quant au MoDem de François Bayrou (18,5 % à la présidentielle de 2007), pénalisé par son faible ancrage dans les régions, il perdrait la moitié des voix gagnées lors du scrutin de juin 2009 (4 % au lieu de 8,4 %). Les électeurs ayant donné leur voix au MoDem aux européennes ne sont que 42% à déclarer aujourd'hui vouloir voter pour ce parti, 15 % se déportant sur le PS et 20% sur l'UMP.

Les cartes seraient également rebattues dans le camp des écologistes: seulement 44 % des électeurs qui ont voté en juin pour Europe écologie se disent décidés à rester dans ce couloir le 14 mars : 30 % d'entre-eux sont prêts à donner, cette fois, leur voix au PS. A l'inverse, l'électorat du PS aux européennes apparait comme le plus stable (82 % de report), devant l'UMP (76 %) et l'électorat de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 (71 %).

ECOLOGISTES FLOTTANTS

"Ce vote en faveur de la gauche est d'un niveau exceptionnellement élevé, analyse Carine Marcé, directrice associée du département stratégie d'opinions de TNS- Sofres. Et 59% des personnes interrogées se déclarent déja sûres de leur choix, "ce qui, assure Mme Marcé, est plutôt un bon score pour une élection qui intéresse peu les Français". Traditionnellement les élections régionales n'intéressent guère les Français. Particulièrement lorsqu'ils sont jeunes, de sexe féminin, plutôt à gauche et faiblement qualifiés.

Ce clivage, déja observé lors des régionales de 2004, s'accentue encore cette fois. Ce désintérêt (55% en moyenne) atteint 76% chez les 18-34 ans et 61% chez les 35-49 ans. Il est aussi très important (68%) chez les électeurs potentiels d' Europe écologie.

L'électorat écologiste apparait ainsi assez fluctuant voire flottant: peu intéressé par ce scrutin et hésitant à rester fidèle à son vote de juin 2009. Comment l'enjeu de ce vote est-il perçu par les Français et quelle grille de lecture – locale ou nationale – ces derniers vont-ils choisir pour faire leur choix? Globalement l'enjeu local prime ( 52%), particulièrement chez les électeurs des deux principaux partis, le PS ( 58%) et l'UMP (52%)

Hors ces deux partis, les personnes interrogées ont davantage l'intention, pour se déterminer, de tenir compte de la situation du pays. C'est le cas notamment de 62% des électeurs potentiels du Front de Gauche, de 63% de ceux du FN et de 55% de ceux du MoDem. Les "bilans" des conseils régionaux sont néammoins jugés favorablement par 69% des personnes interrogées. Y compris au sein de l'UMP (70%) alors que les équipes sortantes sont presque toutes (20 sur 22) à majorité de gauche.

De la même façon, 48% des sondés n'ont pas l'intention d'exprimer un "vote sanction" à l'égard du gouvernement actuel et de l'action de Nicolas Sarkozy . "Cela signifie, conclut Carine Marcé, que le scrutin régional est, dans l'esprit des Français, relativement dégagé des contingences politiques. Qu'il renvoie au bilan d'une institution plus qu'à celui des équipes en place".

Christine Garin

13:05 Publié dans Régionales 2010 | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : régionales 2010, ump, ps, modem, europe ecologie | |  del.icio.us |

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